Voy. Mémoire» de Duplesm Moniay, t. IX, p
prise de son impudeDce qu'il chastîa eofin d'une rencontre fort à propos. Car lui aiant demandé un jour quand viendroit sa banquière : Aussi tost (lui respondit
le Roy) que j'aurai chassé de ma Cour toutes les p
En ce mois^ Mons^. Chevalier^ M"" des requestes^ s'alloit esbattre à Gentilli^ estant ayec sa femme dans son carrosse^fustsurle chemin surpris par un Gentilhomme nommé Marcilli^ armé et accompagné, auquel il ayoit fait demander quelque argent qui lui devoit. Qui Taiant fait descendre de son carrosse, le traicta indignement à coups d'espée et de baston, sans que led. Cheyalier eust espée ni armes aucunes. Après cela le voulus! contraindre de se mettre à genoux devant lui. Ce qu'il refusa généreusement, encores qu*il menassast de le tuer. Priant seulement led. S' de MarciUi de lui faire prester par un de ses gens une espée avec laquelle il lui feroit raison sur le champ de ce qu'il lui pouvoit demander. Ce que l'autre avec reniemens et menasses estranges accompagnées d'injures lui dénia, le renvoiant de ceste façon, et le laissant là après l'avoir traicté en faquin, sans aucun subject, n'aiant esté en rien offensé par led. S^ Chevalier qui en demanda la justice au Roy, à son Conseil et à sa Cour, comme d'un pubhq attentat, capital par toutes les lois do royaume, ou bien qu'il lui fust permis de le demesler par les armes avec led. MarcUli. Ce qu'il offlroit, et de quitter pour cela son bonnet et sa robbe. Le dernier lui fust refusé, et le premier accordé comme l'injure estant faite à tout le corps de la justice de France.
En ce mois de Juing^ mourust à Paris^ en son Couvent des Âugustins^ TÂugustin Montânus^ le jour de la feste Dieu, qui estoit le jour qu'il avoit tousjours en la bouche pour désigner une bonne chère. Ce sera (di- 8oit-il) à Jeudis jour de la feste Dieu. Au reste^ un vrai moine de Rabelais^ clerc jusques aux dents en matière de bréviaire^ qui lui servoit de tirouer pour l'appétit qu'il ayoit tousjours ouvert comme la gibecière d'un avocat : principalement à la bouteille.
JUILLET
J^E Hardi xi* de ce mois^ ung jeune Gentilhomme^ nommé du Bois^ eust la teste tranchée en la place de Grève à Paris^ pour avoir tué un Gentilhonune de la religion nommé S. Hermine , qui estoit son fillol. Il n'avait attaint encore l'aage de 20 ans^ et n'en avoit que dix-sept quand il tua Tautre.
Le Samedi, xxu* de ce mois, arriva M. de Rosni à Paris pour donner ordre à la guerre de Savoie, faire tndner le canon et attirail, et faire levée de soldats ^
Le Samedi, xnv de ce mois, fust pendu en efiQgie, en un tableau devant la maison de H'. Chevalier à Paris, le Sr. de Harcilli, avec deux autres qui lui avoient assisté contre led. Chevalier.