H. ROLLE
3 . Le registre porte, à la suite de la mention de la deuxième représentttioD qui n'eut lieu que le 18 juin, la note suivante : « Par ordre de M. le Ministre d'État, on a retranché le rôl« de Tenfant dont l'effet avait été pénible. •
Française, de Pythias et Danton^ ou VOreille de Denys^ comédie en un acte» en vers, de M . le marquis Auguste de Beiloy.
La Comédie-Française, voulant compenser le dommage fait à M. le marquis de Beiloy !par la suppression de sa pièce la MaVaria^ lui demanda sa comédie de Pythias et Damon ^, jouée pour la première fois au théâtre de TOdéon, le 29 mai 1848. C'était d'ailleurs de la part du Théâtre* Français un acte de courtoise résipiscence, attendu que son comité de lecture avait, en 1846, repoussé la pièce qu'il consentait à admettre aujourd'hui.
Pythias et Damon est certainement la meilleure comédie de M. le marquis de Beiloy. L'intrigue en est peutêtre un .peu faible, mais elle donne lieu aux épisodes et aux détails les plus gracieux et les plus délicats. C'est une œuvre d'une grande finesse, d'une exquise distinction et qui est écrite dans le meilleur style poétique. L'auteur a cru devoir employer, dans ses vers, la rime*croisée, ce qui ajoutait une difficulté de plus à son travail; en revanche, l'oreille est plus «agréablement frappée et la pièce, comme valeur littéraire, y gagne en originalité.
Ce même jour, reprise du scintillant proverbe d'Alfred de Musset : Il faut quune porte soit ouverte ou fermée. Publié d'abord dans la Revue des Deux-MondeSy le i«' novembre 1845, il a été joué pour la première fois, au Théâ-