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la i^u'x p.i-c; quail jai.iaii donnée rùperloire de la Comédie-FraoçaiGC.
Xoiiilidiitributiand
e U pièce da09 1«9 d«ui théâtre. :
Odéon.
de U«naï..
i<! Luceiuj...,
. MU* Sarah Fi\ix.
. M.M. FilJion.
Mélrdnc.
Com4dit-Fra»iaiie.
M" A. Plesiï.
MM. Bressant Delau.ia>.
.ANNÉE i856. 147
2 Juin. — Première représentation de le Village^ comédie en un acte, en prose, de M . Octave Feuillet.
La jolie comédie de M. Octave Feuillet est un peu, par le fonds, le développement d'une moralité que Lafontaine a mise en fable dans ses Deux Pigeons. Elle nous prêche le goût du statu quo^ Tamour de l'intérieur, trop retiré et même casanier, et par-dessus tout la haine et Thorreur de la distraction au dehors de chez soi, et tout naturellement des voyages. Mais un proverbe ne tire pas à conséquence, et d'ailleurs on trouve seulement en germe, dans le Village^ beaucoup de ces idées philosophiques ou sociales émises contre les grands coureurs d'aventure, et auprès desquelles l'ingénieux auteur est seulement passé sans aucunement s'y appesantir. La pièce est d'ailleurs charmante; tout le monde la connaît, tout le monde l'a lue, soit damsla Revue des DeuX'Mondes^ o\x elle a d^abord paru *, soit dans le recueil où son auteur l'avait ensuite publiée 3, avant de la produire au théâtre.
Elle y fait très-bon effet : le trio des deux époux et de l'ami voyageur, qui rêve de les séparer pour trouver un compagnon de route^ et qui finit par partager avec eux la vie d'intérieur, qu'il a. d'abord plaisantée, la petite pointe de sentiment qui termine la pièce, alors que la pauvre femme apprend que son mari veut la quitter pour courir le monde^ tout ce mélange de comédie douce et de fine ironie a paru fort touchant, et son ensemble constitue, dans un aussi petit cadre, une œuvre tout à fait complète. La morale première de la pièce peut toutefois prêter à