VI AVANT-PROPOS
des maîtres actuels de la scène s'est le plus heureusement manifesté et épanoui : Ponsard, Feuillet^ Doucet, ^^y^y Legouvé et surtout Augier, ont alors donné leurs œuvres les plus applaudies et les meilleures; Emile Augier a même conquis dans Vestime publique^ en faisant représenter coup sur coup ses études vigoureuses ou passionnées^ une place tout à fait à part et qui, au théâtre, lui fait dominer de très-haut tous ses contemporains. A côté de ces maîtres éprouvés, se sont produits quelques écrivains nouveaux qui devenaient l'espérance de l'avenir en débutant par des succès éclatants : Mario Uchard^ de Banville^ Paiileron, Manuel, etc.,. En même temps, la Comédie- Française transportait à la scène le proverbe le plus émouvant de Musset, et quelques années plus tard elle reprenait avec un succès triomphal le premier drame de Victor Hugo.
Toutes ces œuvres brillantes avaient aussi^ pour les faire valoir, une réunion de comédiens sans pareille dans le monde entier. Celaient, au début de la période qui nous occupe, Samson, Régnier, Geffroy, Provost,M^** Brohan, Plessy et surtout la grande Rachel, interprète admirable, et jamais remplacée, de la tragédie pour toujours morte avec elle, Oétaient encore, mais commençant seulement à arriver à la célébrité^ ces comédiens aujourd'hui illustres qui se nomment Got, Delaunay, Bressant, Af"« Favart; c'étaient enfin les nouvelles recrues de la jeune troupe d'où sont sortis Worms, Febvre, Thiron, M^^^ Sarah-Bernhardt, surtout Coquelin et même M^^^ Croi^ette.
C'est à Vaide du journal qui garde aux archives du Théâtre-Français la trace du travail et des efforts cons-