‹ Journal (volume 2)Chapitre 108 sur 163 · Interpolations et variantes, § LXXIU · texte numérisé non relu

Interpolations et variantes, § LXXIU

2. Edouard quitta la Zélande le 10 mars et arriva à York le 18. Warwick, enfermé dans Goventry, refusa le combat que lui offrait son adversaire, dont les forces avaient rapidement grossi, et qui ne tarda pas à être rejoint par son frère le duc de Clarence. Celui-ci abandonna le parti de Lancastre comme il avait auparavant trahi celui de York. Edouard IV arriva à Londres le 11 avril, y fut introduit par les plus notables citoyens, saisit la Tour et s'empara de la personne du roi Henri. Cependant Warwick se décidait à marcher sur Londres. Edouard le rencontra à Barnet, le battit et le tua, lui et bien d'autres seigneurs de la Rose rouge, le 14 avril 1471. Il se porta ensuite contre la reine Marguerite et son fils, les atteignit le 4 mai à Tewkesbury et fit un massacre de leurs partisans. Edouard, prince de Galles, fait prisonnier, fut mis à mort après la bataille. Son père Henri VI fut assassiné à la Tour de Londres le 21 mai suivant par Richard, duc de Gloucester (Chron. impr. en appendice de Wavrin, t. III, p. 287- 292).

Et puis se parti le roy dudit Han, et en amena avecques lui monseigneur de Guyenne, le conte de Dampmartin, le président des Comptes* et autres, et vint à Paris, où il ne séjourna gueres^. Et, durant qu'il y fut, il fîst grande et joieuse [chère] et fist cest honneur à sadicte bonne ville et cité de Paris de lui mesmes [bouter] le feu ou feu fait en la place de Grève d'icelle ville la veille SaintrJehan-Baptiste, et puis s'en parti et s'en ala à Orléans, où le prince de Savoye y devint malade de maladie, dont il ala de vie à trèspas audit lieu d'Orléans^. En après s'en ala le roy à Tours et à Amboise veoir la royne et monseigneur le daulphin.

En ce temps dudit moys de juing mil 1111= LXXI, le roy fut mal content des epytaphes et libelles diffamatoires qui ainsi avoient esté mis et atachez à Paris à l'esclande dudit monseigneur le connestable et d'autres. Et, pour savoir la vérité de ceulx qui ce avoient fait, fîst crier à son de trompe et cry publique par les carrefours d'icelle ville que quelque personne qui sauroit aucune chose desdiz epitaphes ou de ceulx qui les avoient faiz, qu'ilz le vensissent incontinent dire et

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