Interpolations et variantes, § LXXXIV
2. Interpolât io7is et variantes, § LXXXV. — t Lequel assaut dura trois heures ou environ, où ils (les Bourguignons) furent bien vaillamment recueillis par lesdiz gens de guerre et habitans de la ville, qui ne leur donnèrent pas loisir de jetter leurs fagots es fossez. » Cette fois encore, les femmes portèrent sur la muraille toutes sortes de projectiles (Discours véritable, p. 213). Commynes évalue les pertes des Bourguignons à environ 120 hommes (éd. Dupont, I, 289).
3. La porte de Paris seule avait été laissée ouverte (Discours véritable, p. 215).
Groin, les sires de Beyne et de Torcy, frères, et plusieurs autres gentilzhommes de conduicte et grant façon. Et, durant ledit assault, moiennant la grâce de Dieu, ne fut point tué des gens du roy plus que de trois ou quatre personnes, et encores disoit on que ce avoit esté par leur oultrage^ Et, au regard de toute l'artillerie qui fut tirée par lesdiz de Bourgongne durant ledit temps en icelle ville jusques au ix® jour de juillet, n'en fut tué plus de quatre personnes.
Et, le lendemain dudit assault, environ le point du jour, fut derechef envoyé par ledit sire Denis Hesselin, prevost des marchans, audit lieu de Beauvais grant quantité de traict à arbalestre et des cordes pour y servir, des pouldres à canon et coulevrine, et des cirurgiens pour penser et guérir les navrez.
Et, le samedi xf jour dudit moys de juillet, au matin, fut tiré hors des prisons du Ghastellet de Paris ung messager de l'ostel du roy, qui avoit esté constitué prisonnier esdictes prisons, pour ce qu'il avoit dit et publié au Palais et autres plusieurs lieux de ladicte ville de Paris que monseigneur le connestable avoit tiré dudit lieu de Beauvais aux champs les cappitaines estans dedens icelle, feignant d'avoir conseil avecques eulx à savoir qu'il estoit de faire pour la seureté et défense d'icelle ville, et que, cependant qu'il tenoit ledit conseil, lesdiz Bourguignons furent avitaillez en leur ost de grant quantité de vivres ; à quoy eust esté fait faire resistence par lesdiz cappitaines, se n'eust esté ledit conseil. Desquelles paroles ainsi dictes par ledit messager, qui sonnoient mal à la charge de mon-