‹ Journal (volume 2)Chapitre 158 sur 163 · Étoffe de poil ou de laine · texte numérisé non relu

Étoffe de poil ou de laine

noir, dedens laquelle il estoit fort embrunché^; et estoit monté sur ung petit cheval bayart à cours crins, et en ses mains avoit unes moufles fort velues. Et oudit estât, après ce qu'il fut descendu oudit lieu de la Bastide, trouva ilec monseigneur le chancelier, le premier président, et les autres presidens en la court de Parlement et plusieurs conseillers d'icelle court; et aussi y estoit sire Denis Hesselin, maistre d'ostel du roy nostre sire, qui tous ilec le receurent et après s'en départirent et laissèrent en la garde de Philippe Luil- 1er, cappitaine dudit lieu de la Bastide. Et auquel lieu de la Bastide ledit monseigneur l'admirai présenta ledit connestable ausdiz chancelier, presidens et autres dessusnommez, où il profera et dist telles ou semblables paroles en effect et substance ; « Messeigneurs, qui icy estes tous presens, veez cy monseigneur de Saint- Pol, lequel le roy m'avoit chargé d'aler quérir pardevers monseigneur le duc de Bourgongne, qui lui avoit promis le lui faire bailler, en faisant avecques le roy son dernier appoinctement de la tresve entre eulx. En fournissant à laquelle promesse, le me a fait bailler et délivrer pour et ou nom du roy. Et depuis l'ay bien gardé jusques à présent que je le metz et baille en vos mains pour lui faire son procès le plus diligemment que faire le pourrez, car ainsi m'a chargié le roy de le vous dire. » Et à tant s'en party ledit monseigneur l'admirai dudit Heu de la Bastide. Et, après que ledit connestable ot ainsi esté laissé es mains des dessus nommez, monseigneur le chancelier^, premier

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