Pierre le Tonnelier
fieffé nommé Pierre Moynel, et plusieurs autres, qui pour lesdiz cas furent constituez prisonniers et sur ce point interroguez, qui depuis confessèrent avoit fait plusieurs larrecins. Et, après toutes ces choses, le mardi de la sepmaine peneuse\ ledit La Hôte et son frère, ledit sergent fieffé, le serrurier, ung tondeur de grans forces^ et ung freppier nommé Martin de Coulongne, par la sentence du-prevost de Paris furent condempnez à estre penduz et estranglez au gibet de Paris; dont ilz appellerent en Parlement. Et, par arrest de la court, ladicte sentence fut confermée au regard de quatre d'iceulx, c'est assavoir desdiz de La Hôte, son frère, dudit tondeur de grans forces et dudit serrurier ^ Et le lendemain, qui fut mercredi, furent menez pendre au gibet. Et, au regard desdiz freppier et sergent fieffé, ilz demourerent encores en la prison jusques après les festes de Pasques.
Et, le vendredi saint et aouré, vint et yssy du ciel plusieurs grans esclas de tonnoirre, espartissemens et merveilleuse pluye, qui esbahit beaucop de gens, pour ce que les anciens dient tousjours que « nul ne doit dire hélas ! s'il n'a oy tonner en mars » .
Et, après ce que dit est, ledit freppier, nommé Martin de Goulongne, fut rendu par ladicte court de Parlement audit prevost de Paris et fut envoyé audit gibet le samedi de Quasimodo mil 1IIP= LXIX [15 avril].
Ou moys d'avril ensuivant, maistre Jehan Balue,