Guise, auj. dép. de l'Aisne, arr. de Vervins
le XXV® jour d'octobre. Le conte de Saint-Pol, etc., connestable de France : « Vostre Loys. » Et au dos : « A Mons. le grant maistre^ »
S'ensuit unes autres lettres de ce mesmes :
« Mons. le grant maistre, je me recommande à vous. Mons. de Moy m'a fait savoir qu'il est très mal pourveu à Guise de pouldres et de canons ; et pour ce qu'il se doubte que le siège ne leur viengne, ont envoyé devers moy pour m'en advertir. Pourquoy je vous prie que , comme je vous ay escript, il vous plaise délivrer à mon prevost de la pouldre pour eulx, et aussi souffrir qu'il leur face mener des canons de devant mon logis. Et desja j'ay escript à Noyon pour vous recompenser de la pouldre et artillerie que leur ferez délivrer : si vous prie de rechief que ainsi le vous plaise faire. Mons. le grant maistre, je prie Nostre Seigneur qu'il soit garde de vous. Escript en mon chastel de Hem , le xxvi« jour d'octobre.
« Plaise vous aussi leur envoyer x ou xii arbalestriers. Le conte de Saint-Pol, etc., connestable de France : « Vostre Loys. » Et plus bas : « Le Senne. » Et au dos : « A Mons. le grant maistre 2. »
Et, pour résister ausdis BourguignoDs, ledit connestable manda venir à luy les gens d'armes estans à Amyens, qui y vindrent en nombre de deux cens lances, dont il advertist ledit grant maistre par ces présentes lettres, ainsi qu'il s'ensuit :
« Mons. le grant maistre, je me recommande à vous. J'ay à ceste heure eu nouvelles des gens d'armes que j'avoye mandé à Amyens, et m'en vient une bande de ii*^ lances qui seront ennuyt au giste environ Noyon. Je leur rescriptz que, en toute diligence, ilz se rendent demain icy, dont je vous advertiz, Mons. le grant maistre. Escript en mon chastel de Hem, le xxvi^ jour d'octobre.