Orig. à la Bibl. nat., ms. fr, 2898, fol
piengne, et que, à ceste fin, ilz dévoient ennuyt estre au giste à Peronne. Sur qnoy je leur ay fait savoir que je n'entendoie point que aucuns feussent encores venus à Senlis pour la part du roy, et aussi que, touchant le passaige desditz lieux de Noyon et Compiengne, je ne sa voie quelle charge poviez avoir du roy, et que le meillieur estoit qu'ilz ne bougassent dudit Peronne jusques (ad ce) que j'auroie sceu l'intention de vous et de ceulx dudit Noyon touchant leur dit passaige, et, semblablement touchant Senlis, tant pour le fait du logis que autrement, et que, selon les nouvelles que j'en auroie, je les advertiroie. Ce que je vous escripz présentement adfin que m'en faictes savoir quel(le) charge vous avez touchant ce et aussi de vostre intencion quant à leur dit passaige. Très obiers et especiaulx amis, Nostre Seigneur soit garde de vous.
« Escripten mon chastel de Hem, le iif jour de juillet. Le conte de Saint-Pol, etc., connestable de France. » Signé : « Loys. » Et au dos des dittes lettres : « Au lieutenant de Mons. le grant maistre à Compiengne et aux officiers du roy audit lieu ^ . »
CIV. — (Clair. 481, fol. 356, 1. 23. Chron. scand., t. I, p. 303.) — Encores y retournèrent. Le xim^ jourde décembre l'an mil IIIF LXXIII, le roy ordonna et constitua le conte de Dampmartin, grant maistre de France, son lieutenant gênerai es villes de Creil, Compiengne, Noyon, Senlis, Soissons, Laon et marches d'environ, et luy en bailla ses lettres contenant le povoir et forme qui s'ensuit :
« Loys, par la grâce de Dieu roy de France, à tous ceulx qui ces présentes lettres verront, salut. Comme nous ayons esté advertis que pour le bien, utilité et prouffit de la chose publicquede nostre royaulme, marchansetsubjectzd'icelluy, et pour l'entretenement et continuacion du faict et entrecours de marchandise et aussi pour plus facillement avoir et recouvrer des denrées, marchandises et autres choses estans