Hennin, p
2. Le comte du Maine « fut ce jour à giste à Chastelleraulï et aultres s'en ailarent à tire à Partenay et à Lusignan » [Olivier de la Marche, t. III, 11 et suiv.).
3. Il existe encore à mi-chemin entre Torfou et A.rpajon un hameau nommé La Forêt.
4. Hennin, 428; Commynes, éd. Dupont, I, 37. Olivier de la Marche (III, 10) estime que le roi avait avec lui à Montlhéry 1,900 lances des ordonnances ; Gréquy et Saint-Pol {lettre citée plus loin, p. 407, n. 4) disent 2,200. L'infanterie, on le sait, était demeurée en arrière, de même que la plus grande partie de l'artillerie. — Commynes (I, 19) chiffre les forces du comte de Gharolais à 1,400 hommes d'armes, de médiocre qualité (cinq ou six chevaux), et à 8 à 9,000 bons archers, soit 16 à 18,000 combattants, ce qui, avec l'artillerie, peut représenter une vingtaine de mille hommes. Maupoint (p. 58) parle de plus de 30,000, mais ne rapporte que des on-dit. En somme, environ 12 à 13,000 Français contre 20,000 Bourguignons.
flamandes, tandis que les serpentines du comte de Giiarolais creusent des vides dans les rangs royalistes ^
Cependant, Charles de Bourgogne, maigre son incontestable valeur personnelle le plus hésitant des chefs de guerre, laissait ses adversaires prendre leurs positions sans oser les assaillir. Il fallut, pour le décider, que le seigneur de Contay lui représentât le péril où une sortie des Parisiens pouvait le placer. Il lui montra hommes et chevaux affamés, épuisés par le manque d'eau, accablés de fatigue et de chaleur, et en face d'eux les coureurs français qui commençaient à « touppier autour de son ost comme pour l'advironner ou pour lui donner du soleil en l'œil-. » Déjà il était près de midi et il faisait « hideusement chaud. » Charolais comprit enfin que, s'il prétendait gagner la journée, il fallait faire sonner l'attaque sans plus tarder. Il donne l'ordre de mettre le feu au village de Montlhéry, où déjà ses archers escarmouchaient contre les archers d'ordonnance de Poncet de Rivière, autant pour en éloigner ses gens, qu'il craignait de voir se débander pour piller, que pour déloger les Français qui s'étaient retranchés dans les maisons et inquiétaient son flanc droit. Les archers picards eurent grand'peine à chasser leurs adversaires du village, mais, comme ils avaient le vent pour eux, les flammes finirent par avoir raison de l'obstination des Français qui remontèrent à cheval et s'enfuirent^.
Cependant, Saint-Pol reçoit l'ordre de prendre 5 à 600 lances et 3 ou 4,000 archers et de rompre ce qu'il a devant lui. Il met aussitôt en marche ses cranequiniers à cheval, qui partent sans grand ordre, conduits par Philippe de Berghes, seigneur de Grimberghes. Parvenus devant la haie derrière laquelle les Français se tiennent rangés, ils « planent devant eux, en courant leurs chevaulx et en allant devers le chasteau^. » Mais les Français, qui comptent sur une diversion
\. 12 à 1,400 hommes tués, d'après le Bourguignon Guillaume Je Torsy dans D. Morice, III, c. 102 et suiv. Ce chiffre doit être fort exagéré.