Les assassins
2. La fête de la Décollation de saint Jean-Baptiste (29 juillet) tomba effectivement un vendredi en 1477.
3. Les registres du Parlement X2a 31, à la date du 30 juillet 1477,
Oudit temps, le roy qui estoit oudit pays de Picardie^, s'en party dudit pays et y laissa pour son lieutenant gênerai monseigneur le bastard de Bourbon, admirai de France, pour la garde de la guerre et conduite de tout ledit pays. Et, au regard des gens de guerre de l'ordonnance du roy et autres estans pour lui esdit pays, on leur bailla et assigna l'en leur logis en la cité et ville d'Arras, Tournay, Lens, La Bassée^, et autres lieux sur les frontières de Flandres et autres pays qui encores se tenoient pour ladicte damoiselle de Flandres, fille d'icellui feu duc de Bourgongne.
Et, après toutes ces choses ainsi faictes et ordonnées, le roy s'en vint au lieu de la Victoire veoir la belle dame ilec aourée^, et puis à Paris, où il ne séjourna gueres. Et, y fut le jour feste de mons*" Saint-Denis^, à la révérence duquel il délivra tous les prisonniers estans en ses prisons du Ghastellet de Paris, et puis s'en ala à Tours, à Amboise et autres lieux voisins, où il se tint par assez longue espace de temps ^, durant lequel les Bourguignons et autres ennemis du roy,
et X2a 41, à la date du 19 août de la même année, témoignent de la parfaite exactitude de notre chroniqueur.
1. Ou plus exactement en Artois. Le roi quitta Arras tout au commencement du mois d'octobre. La saison avancée s'opposait à la poursuite de la campagne (cf. Basin, JIL, 39).
2. La Bassée, auj. dép. du Nord, arr. de Lille. Lens, Pas-de- Calais, arr. de Bethune.
3. C'est-à-dire la Vierge qu'on y adorait. On a vu que cette célèbre abbaye, située à environ une lieue à l'est de Senlis, était fréquemment visitée par Louis XL Philippe-Auguste l'avait fondée en 1*222, en reconnaissance de sa victoire de Bouvines.