‹ JournalChapitre 79 sur 178 · déc · texte numérisé non relu

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2. Un Jean de Vandaigaon, dit de Vandange, conseiller et chambellan du roi, obtint, en récompense de ses services mili-

en soy dolosant du mauvais conseil qu'avoit eu mondit seigneur de Beriy. Et taicha ledit de Dampmartin de gaingnier ledit Vendange, qui estoit abatu sy n'eust [es]té ledit mareschal, lequel Vandange depuis se retira dedens la place, où il eut un coup de tret au dessus de l'ueil par les gens du roy.

XXXVII. — (Clair. 481, fol. 133, 1. 6. Chron. scand., t. I, p. 150.) — Au Cliasteau, dont en estoit capitaine nions, de Malicorne, nommé Jehan Aubin.

XXXVIII. — (Clair. 481, fol. 133, 1. 11. Chron. scand., t. I, p. 151.) — Pont de V Arche, auquel lieu y eut deux arbalestiers, dont l'un estoit du party du roy et l'autre à mons. deBerry, lesquelz se entredonnerent chascunung cop de traict : c'est assavoir celluy qui estoit dehors, au lieu où il vouUoit frapper son compaignon, il ne faillit point à le frapper, ne pareillement celluy qui estoit dedans le chasteau ne faillit point à ataindre celluy de dehors le chasteau au propre lieu où il dist à ses compaignons ; et l'un s'appelloit Loys Goullart et l'autre Pierre d'Assigny, qui depuis furent tous deulx au roy. Et estoit ledit Goullart à mondit seigneur de Berry.

XXXIX. — (Clair. 481, fol. 133, 1. 28. Chron. scand., t. I, p. 151.) — Et de Bretaigne, et le conte de Dampmartin.

XL. — (Clair. 481, fol. 134, 1. 11. Chron. scand., 1. 1, p. 152.) — Y aroit son advis, sans plus avant pour lors tyrer oultre.

XLI. — (Clair. 481, fol. 134, 1. 18. Chron. scand., 1. 1, p. 152.) — Certaine espace de temps, où se trouva le duc deBretaigne. Et y eut grant parlement entre lesditz princes par troys ou quatre jours. Et, pendant ledit temps, ung gentilhomme, nommé Colinet de la Croix, du paix de Caulx, serviteur de mons. de Berry, qui trouva façon d'avoir des

taires, les seigneuries de Goulommiers, de Pont et de Nogent-sur- Seine, confisquées sur le duc de Nemours (Arch. nat., JJ 201. fol. 39, no 50; sept. 1477).

navires soudainement et secrettement, l[es] avitailla ; et fut avisé par le conseil de mondit seigneur de Berry qu'il s'en devoit bouter sur la mer et s'en aller en Flandres ou autres lieux où il pourroit mieulx. Et fut dedans ledit navire le duc de Berry et tous ses gens ; et alors ariva messire Geoffray de Golleram de par le duc de Bretaigne à mons. de Berry et luy dist : « Monseigneur, le duc a grant envye de vous veoir avant vostre partement. » Et alors revint mons. de Berry devers le duc et furent ensemble; et cependant la mer se retyra et fut le voyaige rompu, et faillut que mons. de Berry s'en allast avec le duc à Caen, où il faillut que ledit mons. de Berry vendist sa vesselle pour nourrir ses gens, disant qu'il aymoit mieulx raenger en vesselle d' estain et de boys avant que ses gens ne fussent nourris. Et de là s'en alla en Bretaigne avec le duc, où il fut bien trois ans.

XLII. — (Clair. 481, fol. 135, 1. 19. Chron. scand., t. I, p. 152.) — Ville de Rouen, lequel s'en partit tout descouru, non ayant autre refuge que à Dieu.

XLIII. — (Clair. 481, fol. 136, 1. 2. Chron. scand., t. I, p. 154.) — CJiastel nommé Blmicaffort, à luy appartenant à cause de sa femme, qui luy estoit descendu par ligne hereditalle de missire Henri de Precy, seigneur dudit Blancafort, qui par ledit conte de Dampmartin fut prinse d'assault à la conqueste de la Guienne.

XLIV. — (Clair. 481, fol. 136, 1. 16. Chron. scand., t. I, p. 154.) — Ce qui fut fait, mais depuis la fist justement le roy refaire pour descharger sa conscience, car ledit seigneur de Chaumont estoit renommé très bon et saige chevalier, et avoit esté chambellam du feu bon roy Charles VIP.

XLV. — (Clair. 481, fol. 137, 1. 30. Chron. scand., 1. 1, p. 158.) — Près Meun. Et, en ce temps, le roy escripvit unes lettres à mons. le grant raaistre pour faire interroguer l'un des serviteurs dudit seigneur du Lau, don[t] la teneur s'ensuyt :

<*; Mons. le grant maistre, je vous envoya le double du

procès de René des Nobles, pour sur icelluy faire bien examiner ung nommé Bauquet, qui est prisonnier à Loches, pour tousjours mieulx ataindre la vérité de l'eschappement du seigneur de Lau. Et, pour ce, et affin de mieulx et plus seurement y besongner au vray, je vous prie que, incontinant ces présentes, venés à Loches quérir ledit Bauquet par des gentilzhommes bien seurs et des plus feables que ayés en vostre compaignie, pour l'amener à Chasteau-Gaillard bien et seurement et illec faire et achever son procès. Je escript au cappitaigne de Loches que ledit Bauquet soit délivré à ceulx par qui l'envoyez quérir. Mons. le grant maistre, advisés bien que, en amenant ledit Bauquei, qui soit mis en habit dissimulé, et vous gardés des gens de mons. de Bourbon et aussi que on ne leur oste en chemin.

« Donné à Compyegne, le xxv*" jour de septembre. Signé : « Loys » et « Meurin, » secrétaire*.

Et, sus la surescription d'icelles : « A nostre chier et féal cousin le conte de Dampmartin , grant maistre d'ostel de France. »

XLVL — (Clair. 481, fol. 140, 1. 2. Chron. scand., t. I, p. 159.) — Ledit seigneur de Montauban, admirai de France, que aucuns mescroient d'avoir esté cause de plusieurs discencions, et entre autres on disoit que, par son conseil, le roy, estant daulphin, ne voult oncques venir à appointement avec son père'-.

XLVII. —(Clair. 481, fol. 140, 1. 8. Chron. scand., t. I, p. 159.) — Bastard de Bourbon, lequel estoit très gentil, vaillant et loyal chevalier et qui bien servoit leaument le roy et la couronne de France et n'espergna oncques

1. Cette lettre a été imprimée sur le texte fourni par notre ms. et annotée par M. Vaesen, qui la date du 25 sept. 1468 (Lettres de Louis XI, t. III, p. 281). — Baude Meurin, conseiller et secrétaire du roi, seigneur « de l'hostel et maison de Tynay, près Mehun sur Yevre, » obtint du roi le droit de prendre du bois dans la forêt de « Vouse, » près Saint-Laurent-sur- Barangeon, afin de restaurer sa maison (Arch. nat., JJ204, fol. 1 y°, n" 3; mars 1473, v. st.).

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