‹ JournalChapitre 80 sur 178 · Cf. Beaucourt, Hist. de Charles VII, t. VI, p · texte numérisé non relu

Cf. Beaucourt, Hist. de Charles VII, t. VI, p

chose qui feust à luy pour employer au service du roy, et a eu tousjours aussi grant esgard pour mener les affaires du roy son maistre autant et plus qu'il n'a fait les sciennes. Et, pour les vertuz dont il estoit garny et aussi qu'il avoit espousé la fille naturelle du roy, luy fut baillé ledit office d'amiral.

XLVIII. — (Clair. 481, fol. 140, 1. 20. Chron. scmid., t. I, p. 160.) — Mareschal de Loheac , mareschal de France ; et peu fut ploré la mort dudit feu admirai, à cause qu'i fist oster l'office d'admiral au seigneur du Bueil, lequel la tenoit du temps du feu bon roy Cliarles septiesme, et estoit ledit du Bueil chevalier de très grant et bonne renommée, qui avoit fait en France de très bons et recommandables services et de quoy la mémoire ne sera jamais effacée entre les hommes de vertus * .

XLIX. — (Clair. 481, fol. 141, 1. 5. Chron. scand., 1. 1, p. 161.) — Chastellet de Paris, devint insancé, lequel Marcial fist les Vigilles du feu bon roy moût autentiquement^

L. — (Clair. 481, fol. 143, 1. 30. Chron. scand., t. I, p. 168.) — De Troies et autres. Et, le jeudi xxiii^ jour de février mil 1111= LXVP, le roy Loys, pour les bons et loua-

1. Sur la vie et les exploits de l'auteur du Jouvencel, voy. l'excellente notice biographique que M. C. Favre a insérée en tête de l'édition donnée par la Société de l'Histoire de France de ce curieux roman militaire.

2. Le ms. original des Vigiles de la mort du feu roy Charles VJI^ porte la date de 1484 (Bibl. nat., ms. fr. 5054). La première édition imprimée parut à Paris en 1493. Sur Martial d'Auvergne, consulter l'article de Vallet de Viriville dans la Nouv. biographie générale et la préface de VAma7it rendu Cordelier à l'observance d'Amours, par M. de Montaiglon (Soc. des anciens textes français, 1881). Dans l'introduction à son Histoire de Charles VII (t. I, p. un), M. de Beaucourt a constaté la popularité que les Vigiles de Charles VII obtinrent dès leur apparition, à un moment oîi l'opinion publique, acharnée contre la mémoire de Louis XI, exaltait celle de son prédécesseur.

3. Le ms. porte bien jeudi 23, ce qui ne peut être exact. Quicherat a corrigé en jeudi 13, mais nous serions plus portés à lire lundi

bles services à luy faitz [et] à la chose publicque par Anthoine de Chabannes, conte de Dampmartin, pour ce qu'il estoit l'un des plus grans cappitaines de ce royaulme, luy donna l'office de grant maistre de l'ostel de France. Et luy flst ledit don presens monseigneur de Bourbon, monseigneur de Treignel, chancellier de France, monseigneur de Crussol, chambellan, comme appert par les lettres d'icelluy seigneur, signées « de la Loere, » secrétaire.

Et, le XXVIII® jour de mars ensuy vant, ledit Anthoine de Chabannes, conte de Dampmartin, âst le serment dudit office de grant maistre d'ostel de France, es présences desditz seigneurs de Bourbon, de Treignel, de Crussol et maistre Jehan de la Loere, secrétaire dudit seigneur ^ Lesqueulx, après le serment faict par ledit grant maistre d'icelluy office, dont ilz furent bien joyeulx, disrent que le roy ne povoit pas mieulx pourveoir audit office.

En ce temps, ledit grant maistre fist faire et ediffier de bricque les chasteaulx de Dampmartin et de Saint-Fergeau en Puisaye, qui sont deux bonnes et fortes places. Et si fonda à chascun desditz lieux ung collège de chanoines à l'intention du bon roy Charles septiesme et de luy, à cause des grans biens que ledit seigneur son maistre luy avoit faitz ; et auparavant, dès le temps dudit roy Charles, il achetta les terres et seigneuries de Saint-Fergeau, Saint-Morise sur l'Averon, Champignelles^, leurs appartenances et despendencez, pour la somme de vingt quatre mil escus, qu'il paya contens dès l'an mil IIIF LVP. Lequelles places luy furent adjugés par decrect en laditte année et par arrest de la court de Parlement.

23 février (1467, n. st.). Voy. Lenglet (II, 323), qui donne, d'après le ms. fr. 2898, fol. 81, le texte des patentes par lesquelles Louis XI conféra à Dammartin la grande maîtrise de l'hôtel.

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