XXX NOTICE
meil vide de toute pensée, dans léguai aéjuwftins elle se sent Upuftsaance de rêver les plus belles choses.....
« Rien ue peut figurer plus Adèleasent oet 4tat 4e l'ssoe que le s*ir qui tombe eu ce moment. Des nuages gris, mais légèrement argenté* par les bords, sont répandus également sur toute la face du ciel. Le soleil, qui s'est retiré il y a peu d'instants, a laissé derrière luiasseï de lumière pour tempérer quelque temps les noires ombres et adoucir en quelque sorte la chute de la nuit. Les vents se taisent, et l'océan paisible ne m'envoie, quand je vais l'écouter sur le seuil de la porte, qu'un murmure mélodieux qui s'épanche dans l'âme comme; une belle vague sur la grève. Les oiseaux, gagnés les premiers par l'influence nocturne, se dirigent vers les bois et fsnt siffler leu» ailes dans les nuages. Le taillis qui couvre toute la pente de la côte du Val, retentissant tout le Jour du ramage du roitelet, du sifflement gai du pivert et des cris divers d'une multitude d'oiseaux, n'a plus * aucun bruit dans ses sentiers ni sous ses fourrés, si ce n'est le piaulement aigu jeté par les merles qui jouent entre eux et se poursuivent, tandis que les autres oiseaux ont déjà le cou sous l'aile* Le bruit des hommes, qui se taisent toujours les derniers, va s'eftV çant sur la face des champs. La rumeur générale s'éteint, et l'on n'entend guère venir de clameurs que des bourgs et des hameaux, où il y a, jusque bien avant dans les nuits, des enfants qui crient et des chiens qui aboient Le silence m'enveloppe; tout aspire au repos, excepté ma plume, qui trouble peut-être le sommeil de quelque atome vivant, endormi dans les plis de mon cahier, car elle fait son petit bruit en écrivant ces vaines pensées. Et alors qu'elle cesse ; car ee que f écris, ce que j'ai écrit et ce que j'écrirai ne vaudra jamais le sommeil d'un atome. »
Certes, cela est beau comme de beaux vers. On parle des Lakistes et de leur poésie, et La Morvonnais, vers ce temps même, en était fort préoccupé, au point d'aller visiter Word*worth à sa résidence de Bydal-Mount, près des lacs du Westmoreland, et de rester en correspondance avec ce grand «1 pacifique esprit, avec ce patriarche de la muse intime. Guérîn, sans tant y songer, ressemblait mieux aux Lakistes en ne visant nullement à les imiter : il n'est point chez eux de sonnet pastoral plus limpide, il n'est point dans les poétiques promenades de Cowper de plus transparent tableau, que la page qu'on vient