‹ Journal [par] Stendhal. Texte établi et annoté par Henry Debraye et Louis RoyerChapitre 11 sur 60 · Journal du 7 juin · texte numérisé non relu

Journal du 7 juin

3. Journal du 27 juillet 1810. — Et, du 2 octobre 1810 r « Le bonheur d'habit et d'argent ne me suffît pas, il me faut aimer et être aimé. Si je ne puis atteindre au premier des bonheurs, travailler aux choses auxquelles je mets de l'amour-propre. » — Il note en mai 1810 : « On gâte la plus belle femme en en faisant la dissection, c'est son portrait qu'il faudrait faire ; mais en la peignant on n'apprend que le coloris, et c'est dans le dessin que l'on veut s'instruire. »■

INTRODUCTION XXI

me fais, et à la première pensée basse que me laisserait voir ma petite grisette, mon caractère serait de lui donner une robe et de ne plus la revoir. »

Aussi Angéline Bereyter, la maîtresse de la période brillante du Conseil d'Etat, belle et bonne fille sans prétention, tient-elle très peu de place dans le Journal de Stendhal.

Au contraire, ses amours avec la comtesse Palfy, amours d'un tout autre ordre, y sont minutieusement détaillés. M. Henri Martineau écrit ^ : « C'est en 1810, à son retour de Vienne, que Beyle retrouve s. Paris sa comtesse Palfy et « termine en six minutes » sa respectueuse cour antérieure. » De son •côté, M. Chuquet déclare ^ que, « au mois de mai 1811,... Beyle se prononce... Vainement Elvire essaie de vaincre sa passion ou plutôt son désir ; vainement elle s'entoure de ses enfants comme d'un rempart ; elle succombe. »

Erreurs. Pas plus en 1811 qu'en 1810, Henri Beyle ne peut se vanter d'avoir trahi la confiance de Pierre Daru, son bienfaiteur. Le Journal en fait foi. De la fin de mai au 9 juillet 1811, toute une partie inédite du Journal nous montre Henri Beyle très amoureux, mais amoureux nullement comblé. Le 31 mai, il tente de baiser la main d'Alexandrine. « Elle me répondit que je ne devais pas songer à cela, que je ne devais voir en elle

Page 1