‹ Journal [par] Stendhal. Texte établi et annoté par Henry Debraye et Louis RoyerChapitre 55 sur 60 · LOMBARDIE · texte numérisé non relu

LOMBARDIE

Ce fragment se trouve, en autographe, dans le ms. R 302 (dossier n° 2) de la bibliothèque municipale de Grenoble. Il forme un cahier de 12 feuillets, sans couverture, cousu au gros fil, mesurant 250 sur 190 millimètres.

Publié en partie par C. Stryienski, Journal de Stendhal, p. 1 à 12 ; intégralement par Paul Arbelet, Journal d'Italie, p. 3 à 38.

Page 1. ... ce projet, déjà commencé à Paris. ■ — Ce début du Journal n'a pas été retrouvé. Peut-être même a-t-il été détruit par Stendhal, car la manière dont celui-ci inaugure ici son Journal semble bien indiquer le commencement d'xme œuvre nouvelle.

Page 1. ... le lieutenant général Michaud... — Le général Michaud commandait la 3^ division des troupes de la Cisalpine. Beyle était son aide-de-camp depuis le ier février 1801. (Sur le général Michaud, voir A. Chuquet, Stendhal- Beyle, 2^ éd., p. 75, et Journal d' Italie,. publ. par Paul Arbelet, p. 3, n. 3.)

Rappelons que Henri Beyle avait obtenu le 1^^ vendémiaire an IX (23 septembre 1800) un brevet

provisoire de sous-lieutenant ; il avait été attaché à l'état-major, à Milan, le 25 vendémiaire (17 octobre), puis, le 1^1" brumaire (23 octobre) il avait été nommé au 6® régiment de dragons.

Page 1. ... à la solde du nouveau grand-duc ; ... — L'infant Charles-Louis de Parme, grand-duc de Toscane.

Page 2, Le ministre Petiet... — Claude Petiet, ministre extraordinaire du gouvernement français dans la Cisalpine, auquel Beyle avait été recommandé par les Daru. (Sur les Petiet, voir A. Chuquet, op. cit., p. 48-49.) ^

Page 2. Gihory... - — Sur Gibory, voir Feuilles d'Histoire du XVII^ au XX^ siècle, l^r mai 1913.

Page 2. ... foro Bonaparte. — Vaste esplanade, qui porte encore ce nom, construite sur l'emplacement des fortifications modernes de l'ancien château des Sforza. (Voir P. Arbelet, p. 3, n. 4.)

Page 2. Martial... — II s'agit de Martial Daru, fds de Noël et frère de Pierre, alors âgé de 27 ans et sous-inspecteur aux revues. II fut le guide des premiers pas dans le monde d'Henri Beyle, qui plus loin dans le Journal le désigne souvent sous le nom de Pacé. — V. renseignements biographiques dans A. Chuquet, Stendhal- Beyle, p. 40, n. 1, et une excellente notice dans Paul Arbelet, Jeunesse de Stendhal, t. II, p. 32-36.

Page 2. ... par ordre de Félix,... — • Inspecteur aux revues. Plus tard baron et maître des requêtes au Conseil d'Etat.

Page 2. ... Marignier,... — Augustin-André Marignier de La Creuzardière, alors sous-inspecteur aux revues. (Voir la notice de A. Chuquet, op. cit., p. 50.)

Page 3. Uadjudant commandant Mathys,... ■ — ■ Henri- Maximilien Mathys avait été nommé adjudant général par Masséna le 28 février 1799. Il était chef d'état-major du général Michaud. (Voir la longue

notice de A. Chuquet dans Feuilles d'histoire. 1^^ mai 1913, p. 462-463.)

Page 3. ... Selmours ; ... ■ — «C'était une pièce «mixte en cinq actes et en prose » dont j'ai trouvé à la bibliothèque de Grenoble plusieurs plans successifs, et les trois premiers actes à peu près complets. Beyle l'intitula Selmours, ou V homme qui les veut tous contenter. Le héros est anglais et le sujet emprunté. Après avoir transformé en drame la comédie, et hésité entre la prose et les vers, Beyle décida de «laisser là » cette ébauche. On ne saurait le regretter. » (Arbelet, p. 6. n. 1.)

Page 3. ... les Quiproquos... — «Projet de pièce, mentionné dans un « inventaire de mon portefeuille » fait par Beyle en 1804 (biblioth. de Grenoble, R 5.896, t. XXVIII). « Mauvais plan, écrit-il, dont on peut faire quelque chose ». Nous en avons retrouvé huit pages ; cela devait être une comédie en cinq actes et en prose ; Beyle y travaillait le 16 ventôse an IX, — deux mois auparavant, — à Reggio. » (Arbelet, p. 6, n. 2.)

Page 4. ... à demi-heure. — Stendhal se débarrassa très tard de cette locution dauphinoise, encore employée de nos jours dans la conversation.

Page 4. ... le citoyen Foy,... — Il s'agit de celui qui fut le fameux général Foy (Maximilien-Sébastien), député libéral sous la Restauration (1775-1825). II était alors âgé de vingt-six-ans. (V. Arbelet, p. 8, n. 2.) — M. Arbelet lit : le commandant Foy. Le manuscrit porte : le c° Foy, que je lis citoyen.

Page 5. ...Mémoires secrets ...la Description du Palais- Royal et la Cabane mystérieuse,... — Il s'agit sans doute des Mémoires secrets pour sentir à Vhistoire de la République des Lettres depuis 1762 jusqu'à nos jours... Londres, 1777-1789, 36 vol. in-12. Le tome 21 a trait à l'année 1782. Les Mémoires secrets de la Répu-

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blique des Lettres par le marquis d'Argens ne comportent que 14 vol. dans leur édition la plus étendue. Aucun ouvrage ne porte pour titre : Description du Palais- Royal. Beyle fait peut-être allusion aux Entretiens du Palais-Royal, tableau de mœurs attribué à Mercier et paru en 1786, ou au Tableau du noui^eau Palais-Royal attribué à Mayeur de Saint- Paul, 1788, 2 vol. in-12. — L'auteur de la Cabane mystérieuse, roman publié en 1799, est Victor- Donatien de Musset-Pathay, père d'Alfred de Musset.

Page 5. ... l'abbé Coyer. — « Voyage d' Italie, par M. l'abbé Coyer, des Académies de Nancy, de Rome et de Londres (2 vol., Paris, 1776). Ce sont des lettres, adressées à une « respectable Aspasie ». (Arbelet, p. 9, n. 2.)

Page 5. ... Mallet du Pan. — Le Mercure britannique ou Notices historiques et critiques sur les affaires du temps, journal de critiques contre le Directoire rédigé par Mallet du Pan, parut en 36 numéros à Londres, du 10 octobre 1798 au 25 mars 1800.

Page 5. ... Z'Avventuriere notturno... — « De Federici (1749-1802) ; son théâtre complet va paraître l'année suivante à Turin en dix volumes. » (Arbelet, p. 9, n. 3.)

Page 5. ... r adjudant-commandant Delord,... — Il y a eu trois Delord sous l'Empire, devenus tous trois généraux et barons : Jacques-Antoine-Adrien, né en 1773 ; Marie- Joseph-Raymond, né en 1769, et Jean-François, né en 1766. Aucun de ces officiers n'appartient à la même famille. Beyle fait probablement allusion à l'vm des deux derniers, qui avaient en 1801 le grade d'adjudant-commandant.

Page 6. ... du général Charpentier... — Henri-François-Marie Charpentier, né en 1769, fut nommé général de division et chef d'état-major de l'armée d'Italie en 1801.

Page 6. ... cent commandants de place corses,... — M. Arbelet dit (p. 10, n. 2) du général Franceschi : « Lui-même était Corse, né à Bastia en 1766. Général de brigade depuis 1799. Courier disait de lui : « C'est un ci-devant procureur de Bastia et né pour toujours l'être ; à dire vrai, il le reste toujours, et n'a guère changé que d'habit. » En 1797, il avait pour maîtresse une des plus jolies danseuses de la Scala (Chuquet, Journal de voyage du général Desaix, 89, note). »

Page 6. ... Farine et Picoteau... — Farine, « officier de cavalerie, chevalier, puis, en 1812, baron, et colonel du 4® dragons.» (Arbelet, p. 10, n. 3.) — Picoteau, colonel d'artillerie, chevalier de l'Empire en 1810.

Page 7. ... la Preventione paternella. — «Barbare mélange d'italien et de français : la prévention paternelle, ou la prevenzione paterna. » (Arbelet, p. 12, n. 1.)

Page 8. Le général Bourdois... — « Edme-Martin Bourdois, né en 1750, général de brigade depuis le 24 messidor an V. » (Arbelet, p. 12, n. 2.)

Page 8. ... du général M oncey... — « Moncey succéda à Brune comme général en chef de l'armée d'Italie. » (Arbelet, p. 12, n. 3.)

Page 8. ... Epicharide e Nerone,... • — « Sans doute traduction à' Epicharis et Néron, tragédie de Legouvé, 1794. ,) (Arbelet, p. 12, n. 4.)

Page 9. ... 11 podestà di Chioggia,... • — « La première représentation, à la Scala, avait eu lieu le 9 mai, avec un grand succès. » (Arbelet, p. 13, n. 1.)

Page 9. ... jeune [homme]... — Je suis la lecture de Stryienski et de M. Arbelet, le mot ayant été laissé en blanc par Stendhal.

Page 9. ... soixante ou soixante-dix sequins. — Environ 675 ou 785 francs.

Page 9. ... delîe Donne Cambiale,... — a La donna Cam-

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biata, opéra de Paër, représenté à Vienne en 1800. »

(Arbelet, p. 13, n. 3.) Page 9. ... del Ciabattino,... — « Plusieurs opéras de

ce nom, l'un de Portogallo, l'autre de Fioravanti. »

(Arbelet, p. 13, n. 4.) Page 9. L'inspecteur Félix... — «Dix ans plus tard,

baron, officier de la Légion d'honneur, inspecteur

aux revues dans la Garde, puis maître des requêtes.»

(Arbelet, p. 14, n. 1.)

Page 9. Mesdames Petiet et Dumorey . . . — « Madame Petiet était la femme du ministre de France. Quant à madame Dumorey, c'était sans doute la femme de Thomas Dumorey, encore à Milan, en 1814, comme directeur des vivres au Ministère de la guerre.» (Arbelet, p. 14, n. 2.)

Page 9. ... Mazeau,... ■ — « Mazeau de la Tannière avait alors vingt-six ans ; comme Beyle, il avait été dragon, et, comme lui, devint officier d'administration. Il était commissaire des guerres depuis 1799. « Il avait l'âme sèche et peu accessible à l'enthousiasme, écrit M. Chuquet {Stendhal- Beyle, 50) ; c'était un bon vivant au gros nez et au visage plein... » (Arbelet, p. 14, n. 3.)

Page 9. Sommaripa,... - — • « VoirCusani. Storia di Milano, IV, 366. C'était, affirme M. G. Galîavresi, un grand fripon. Avocat de province, il avait joué à Milan un rôle important au temps de la première république cisalpine. Bonaparte venait de l'appeler à faire partie de la Commission de gouvernement. Il y volait avec impudence. » (Arbelet, p. 14, n. 4.)

Page 10. ... Madame Monti... — « Parmi les « douze ou quinze » plus belles femmes de Milan, Beyle a cité, dans sa Vie de Napoléon (138), « madame Monti, romaine, femme du plus grand poète de l'Italie moderne ».

Teresa Pickler était en effet romaine ; elle avait

épousé Monti en 1791 ; elle était belle et passait pour légère.» (Arbelet, p. 15, n. 1.)

Page 10. ... madame Lavalette... — «Bonaparte avait fait épouser à son fidèle Lavalette, avant l'expédition d'Egypte, Emilie-Louise de Beauharnais, célèbre pour avoir sauvé son mari en 1815 en prenant sa place dans la prison. » (Arbelet, p. 15, n. 2.)

Page 10. ... Giegler... — « Libraire de Lausanne, fixé à Milan depuis quelques années. » (Arbelet, p. 15^ n. 3.)

Page 10. ... l'abbé Arnoux Laffrey,... — « Ce n'était que la réimpression de l'ouvrage de Mouffle d'Angerville, la Vie privée de Louis XV (Londres, 1781, 4 vol. in-12), que Maton de Varenne fit paraître frauduleusement sous le nom d'Arnoux Lafîrey. » (Arbelet, p. 15, n. 4.)

Page 10. ... /'Histoire des Russes par Lévesque. — U Histoire de Russie avait paru en 6 volumes in-12, en 1782-1783, à Yverdon.

Page 10. ... vingt-cinq g[rains]... — Le grain équivalait à 5 centigrammes. Beyle avait donc absorbé 1 gr. 25 d'ipéca et 0 gr. 05 de tartre stibié, doses normales. M. Arbelet a lu gouttes ; cette interprétation est inacceptable.

Page 11. ... mon colonel Le Baron... — Jacques Le Baron commandait le 6® dragons, le régiment d'Henri Beyle. Né à Brest le 27 juin 1759, tué à Hofî le 6 février 1807. (V. Arthur Chuquet, Stendhal- Beyle, p. 71.)

Page 12. ... la traduction... de Zélinde et Lindor. — Cette traduction existe dans les papiers de Stendhal (Bibl. mun. de Grenoble, R 5.896, vol. XIV, fol. 142- 186). Beyle lui-même indique en note (fol. 186) : « Cette traduction a été commencée le 7 et finie le 23 prairial an IX, à une heure du matin. Elle a été

faite très vite, elle doit être considérée comme échafaudage et non point comme ouvrage. — H. B. »

Page 13. ... le Médecin conciliateur :... — « Comédie en quatre actes, qui venait d'être arrangée pour la scène française par Weiss, Fangres et Patrat. « (Arbelet, p. 18, n. 2.)

Page 13. ... Siroe et Catone in Utica,... — « Œuvres de jeunesse ; Catone in Uticaiut écrit en 1727. » (Arbelet, p. 18, n. 3.)

Page 14. Il l'a remise en quatre actes... — « Beyle fait ici diverses confusions. Ce n'est pas le 4, mais le 16 floréal, que la troupe de l'Odéon (brûlé en 1798) fit ses débuts au théâtre Louvois, sous la direction de Picard. C'est seulement le 23 qu'on y donna, non la Voisine, mais les Voisins, comédie non en cinq actes, mais en un, qui datait de 1799. Beyle a voulu parler de la Petite Ville, jouée, non le 4, mais le 24, et réduite en effet d'un acte. » (Arbelet, p. 20, n. 1.)

Page 14. ... Histoire de la Révolution... par Toulongeon,... — Deux volumes seulement avaient alors paru des 7 volumes de VHistoire de France depuis la Révolution de 1789, par Toulongeon.

Page 15. Je ne Vai pas lu. — «Mais il venait de lire la dure et injuste critique parue dans la Décade du 10 floréal. » (Arbelet, p. 20, n. 3.)

Page 15. ... Persée, tragédie de Mazoyer. — Stendhal parle plusieurs fois, dans la Vie de Henri Brulard (t. II, p. 129, 132, 133, 138), de Mazoyer, qui était son collègue au ministère de la Guerre. (V. sa notice biographique dans Chuquet, op. cit., p. 43, n. 1.)

Page 15. Le général Brunet... — « Général de brigade ; va faire partie de l'expédition de Saint-Domingue (1765-1824). » (Arbelet, p. 20, n. 5.)

Page 15. ... Songe de Mercier, — Aucune pièce de Mercier ne porte ce titre.

Page 15. ... un nommé Salvadori,... — « Peut-être Antonio Maria Salvadori, qui se trouvait, en l'an VII, parmi les réfugiés italiens de Grenoble. (Cf. Manacorda, / rifugiati italiani in Francia..., 145.)» (Arbelet, p. 21, n. 3.)

Page 16. ... Pierre Hulin,... — «Pierre-Augustin Hulin (1758-1841), alors général de brigade, bien connu pour avoir présidé le conseil de guerre du duc d'Enghien, et commandé Paris au moment de la conspiration de Malet, en 1812. » (Arbelet, p. 22, n. 1.)

Page 16. ... qui commandait la réserve à Milan... — Le général Michaud commanda en effet, à cette époque, la réserve de l'armée d'Italie.

Page 17, ... divisée en onze départements... — La loi du 23 floréal an IX (13 mai 1801) avait divisé la République cisalpine en douze départements. Voir : Pingaud, Bonaparte président de la République italienne. Paris, 1914, p. 213 et smv.

Page 19. ... des Discours de Dalbon,... — Discours politiques, historiques et critiques sur quelques gouvernements de V Europe par Cl. Cam. Fr. d'Albon. (Amsterdam, 1779, 3 vol. in-8o.) Cet ouvrage a eu plusieurs autres éditions.

Page 19. ... casa Avogadro,... — « Au sud-est de la ville, non loin du centre. Le Palazzo Avogadro était célèbre auprès des voyageurs pour sa riche collection de tableaux : trois ou quatre Titiens, un Véronèse, un Rubens, plusieurs Guides, etc. » (Arbelet, p. 24, n. 1.)

Page 19. ... casa Conter. — Aujourd'hui palais Bruni- Conter, 39, via Trieste. C'est une grande bâtisse d'un rococo excessif. (Renseignement de M. Paul Arbelet.)

Page 19. ... V adjudant- commandant C a cault. — «Jean- Baptiste Cacault (1766-1813), adjudant-général, chef de bataillon depuis 1794. Sans doute à cause des.

événements mentionnés par Beyle, son avancement fut retardé. Il ne sera général de brigade qu'après Wagram. II mourut de ses blessures, dans la campagne de Saxe, baron et général de division. » (Arbelet, p. 24, n. 2.)

Page 20. ... Carlo Gozzi, vénitien,... — « Carlo Gozzi (1722-1806) ; une première édition de ses œuvres avait été donnée en 1772-1774. » (Arbelet, p. 25, n. 2.)

Page 21. ... vénitien,... — - Variante : Gascon.

Page 22. ... Albergati... ■ — « Le marquis F. Albergati Capacelli (1728-1804) a écrit des nouvelles, des farces, des comédies (Œuvres, 6 vol. in-8°, Bologne, 1784). » (Arbelet, p. 27, n. 3.)

Page 22. ... Ariodant ;... — «C'était un épisode de l'Arioste, mis en musique par Mayer (Cf. Vie de Rossini, I, 25-27). » (Arbelet, p. 28, n. 1.)

Page 22. ... une belle tragédie sur ce sujet. ■ — « Je trouve en effet, dans 1' « inventaire de son portefeuille », sans doute de l'an XII, un « Ariodant, tragédie en cinq actes et en vers ». » (Arbelet, p. 28, n. 2.)

Page 23. ... Selmours,... Quiproquo... — Sur Selmours, voir Arbelet : La Jeunesse de Stendhal, t. I, p. 268- 271 ; — sur les Quiproquos, id., II, 169.

Page 24. ... Sala... Desenzano ;... — « Salô et Desenzano, à l'est de Brescia, sur le lac de Garde. De Brescia à Salô, près de quarante kilomètres ; de Desenzano à Brescia, moins de trente kilomètres. » (Arbelet, p. 30, n. 1.)

'Page 24. ... sous-lieutenant au 6® régiment. — Voir dans Paul Arbelet, La Jeunesse de Stendhal, au tome II, le livre II (p. 133-188) : La carrière militaire d'Henri Beyle.

Page 24. ... Crémone. — « Devenue depuis le 20 juin — 2 messidor — le quartier général de l'armée d'Italie,

commandée par le général Moncey. » (Arbelet, p. 30, n. 5.)

Page 25. ... Madame A[resi]. — « Il s'agit d'une des beautés milanaises les plus justement célèbres alors. Née en 1778, Antonia- Barbara- Giulia-Faustina- Angiola-Lucia Fagn...i avait épousé en 1798 le comte A... (M. Félix Bouvier, dans son livre de Bonaparte en Italie, la cite donc faussement, sur la foi de Stendhal, parmi les femmes qui, en 1796, enchantèrent l'armée d'Italie.) Percheron ne fut qu'un premier épisode dans la vie si pleine et si changeante de la comtesse A. ; elle n'avait encore que vingt-trois ans ; elle l'oublia sans doute très vite, comme elle avait coutume d'oublier tant d'autres qui lui succédèrent, au hasard des régiments qui passaient. Le romancier milanais Rovani a fait d'elle l'une des héroïnes de son roman à clé, Cento Anni : « Un amant entre ses mains, écrit-il, n'était ni plus ni moins qu'un chapon sur la table d'un gourmand. Il n'en restait bientôt plus que les os, et son appétit insatiable demandait bientôt un nouveau plat. »

Le portrait de la comtesse A. existe encore. C'est une beauté charnue, sanguine et plantureuse, telle qu'on aimait alors les femmes à Milan. Elle faisait l'admiration de cette armée de conquérants un peu grossiers.

Madame A... supporta allègrement les émotions d'une existence si active et si belliqueuse ; elle ne mourut qu'en 1847, à soixante-neuf ans. » (Arbelet, p. 31, n. 2.)

Page 25. Madame Marini servait de maquerelle à madame Ar[esi],... — « Dans la Vie de Napoléon (139), Stendhal a rappelé plus discrètement cette amitié : « Mesdames... Marini, femme d'un médecin; la comtesse Are..., son amie, et qui appartenait à la plus haute noblesse. » — Il écrira, en 1805, que « la blanchisseuse de Bergame » lui fit oublier la figure « de madame

Marini délia contrada délia Bagutta » (Journal de Stendhal, du 25 avril 1805), et notera, dans son journal du 31 août 1811, que « la Marini s'est fait dévote ». (Arbelet, p. 32, n. 1.)

Page 26. ... Durrieu,... — « Antoine Simon, baron Durrieu, né en 1775, vivait encore en 1850. Sa carrière militaire fut belle et remplie. Il s'était déjà distingué à la bataille des Pyramides (d'où son surnom de Grand Egyptien, que lui donne quelque part Beyle), à Marengo, sur le Mincio, Il était alors capitaine. Il sera grièvement blessé à Waterloo, général de division en 1829, puis député et pair de France sous le gouvernement de Juillet. » (Arbelet, p. 33, n. 1.)

Page 26. Adèle de Senange. — « Roman de madame de Souza, 1768, 2 vol. in-12. Réédité en 1805. » (Arbelet, p. 34, n. 2.)

Page 28. ... sous les ordres de Debelle. — Auguste- Jean- Baptiste Debelle, né à Voreppe (Isère) le 13 septembre 1781, capitaine au 6® dragons depuis le 16 mars 1801, mis à la retraite avec la solde de colonel en avril 1816.

Page 28. ...au commissaire général Greppi. — Giuseppe Greppi représentait, avec Marescalchi, la République cisalpine auprès du gouvernement français. V. Pingaud, op. cit., p. 202,

Page 28. ... Brescia. — « Beyle, qui est à Brescia depuis le 5 messidor, connaissait déjà la ville pour avoir campé non loin d'elle en novembre 1800, et l'avoir revue au passage en février 1801. Il la jugeait alors avec une injuste sévérité : « Je ne te dis rien de Brescia, écrit-il à Pauline [Corr., I, 14), c'est un rassemblement de maisons plus ou moins belles, comme toutes les villes, et rien ne paraît plus froid que la vue de ces pierres amoncelées. » Et il notait minutieusement que Brescia comptait 321 couvents, et

qu'on y commettait chaque mois de soixante à quatrevingts assassinats. » (Arbelet. p. 36, n. 1.) 'Page 28. ... casa Calini alla Pace. — « Du nom de l'église

voisine, la Pace. » (Arbelet, p. 36, n. 2.) Page 29. ... Pirro, opéra séria, e li Solitari di Scozia,... ■ — Pirro, opéra de Paesiello, représenté à Naples en 1786.

Li Solitari di Scozia. opéra mi-seria, musique de Vaccaj.

Page 29. Le général Miollis... — « Le futur commandant de la 30^ division à Rome, où Beyle le retrouvera en 1811. Il était brave et lettré. Il s'était distingué dans la première campagne d'Italie, et au siège de Gênes, sous Masséna. Desaix écrit de lui, en 1797 : « Le général Miollis, âgé [il avait alors trente-huit ans]... brave homme, honnête, doux, tournure et mise originales et simples...» {Journ. de i'oy., 127.)» (Arbelet, p. 37, n. 2.)

Page 30. ... Caio Mario,... — « Joué pour la première fois à Rome, en 1779. » (Arbelet, p. 38, n. 1.)

Page 30. ... les Due Giornate,... — « Opéra héroï-comiquede Mayer, joué pour la première fois, avec succès, le 18 août. » (Arbelet, p. 38. n. 2.)

Page 30. ... la Mort de Cléopâtre. — Opéra de Xasolini, représenté à Vicence en 1791.

Page 30. ... Il Demofoonte,... — Le livret de Métastase eut une fortune extraordinaire : on en compte plus de trente adaptations musicales. L'opéra de Tarchi fut créé pour la foire de Crema en 1786.

Page 30. Joinville.... — Sur Joinville, voir A. Chuquet, op. cit., p. 49-50. Il était l'amant d'Angela Pietragrua.

Page 30. ... madame Grua,... — Angela Pietragnia,

Page 30. ... la Gaforini,... — « Les Gaforini étaient deux sœurs, toutes deux cantatrices célèbres, et jolies femmes. » (Arbelet, p. 38, n. 7.)

LOMBABDIE ET PiÉMONT.

Grenoble.

Paris.

Manuscrit autographe : Bibl. municipale de Grenoble,.

R 302 (dossier n^ 2). Cahier de 12 feuillets mesurant

252 X 195 mm. Les 4 derniers feuillets sont blancs. Publié en partie par Stryienski, op. cit., p. 13 à 20 ;

intégralement jusqu'au 13 ventôse (4 mars) par Arbelet,

op. cit., p. 39 à 52.

Page 31. ... Bra,... — « Petite ville du Piémont, à cinquante kilomètres au sud de Turin. » (Arbelet, p. 39, n. 1.)

Page 31. ... Chiari... — « Environ vingt-cinq kilomètres de Brescia. » (Arbelet, p. 39, n. 2.)

Page 31. ... coucher dans... ■ — Le nom a été laissé en blanc dans le manuscrit.

Page 31. ... Cassano ;... — « Au delà de Treviglio, sur l'Adda. » (Arbelet, p. 39, n. 3.)

Page 32. ... /'Auberge de la Ville,... — « Existe encore aujourd'hui, sur ce qui était alors la Corsia dei Servi (auj. corso Vittorio Emanuele). » (Arbelet, p. 40, n. 1.)

Page 32. II Mercato di Monfregoso...^^ — Opéra de Zingarelli, représenté pour la première fois à Turin en 1793.

Page 32. ... MM. Balahio et Besana frères... — « Maison de banque très connue à Milan au début du xix^ siècle. » (Arbelet, p. 40, n. 3.)

Page 33. ... feu d'artifice au foro. — « Toutes ces réjouissances pour fêter le neuvième anniversaire de la République. » (Arbelet, p. 41, n. 2.)

Page 34. ... U auberge del Falcone... — « Subsiste aujourd'hui encore, via del Falcone. au sud-ouest et non loin de la place du Dôme. » (Arbelet, p. 42, n. 2.)

Page 34 — Voghera... — « Petite \'ille ancienne, à environ soixante kilomètres de Milan, et dix-sept de Tortone. » (Arbelet, p. 42, n. 3.)

Page 35. ... Tortone... — « Le manuscrit porte non Tortone, mais Voghera. Ce lapsus se reproduit six lignes plus loin. Les connaissances géographiques de Beyie paraissent, dans tout ce passage, un peu incertaines : en sortant de Tortone ce n'est pas la Staffora (qui passe à Voghera), qiie l'on traverse, mais la Scrivia.

Page 36. ... 1.200 francs de Piémont... — «Environ 1.345 francs.)) (Arbelet, p. 44, n. 3.)

Page 36. ... du chef de la... — Le nom du commandant de la demi-brigade stationnée à Alexandrie est en blanc dans le manuscrit.

Page 37. Conclaux... ■ — Sous-lieutenant au 6® dragons depuis le 23 octobre 1800. Stendhal le nomme Cauchain dans la Vie de Henri Brulard (t. II, p. 188). Cf. A. Chuquet. Revue Critique du 26 avril 1913, p. 322.

Page 38. ...le capitaine Frère... — Voir les renseignements donnés sur cet officier par M. Chuquet, op. cit., p. 58, n. 2.

Page 38. ... Ludot. — Denis-Eloi Ludot, né en 1766, soldat en 1784, colonel du 14^ dragons en 1811, retraité maréchal de camp, baron de l'Empire.

Page 38. ... Fossano. — « Petite ville, sur la Stura, entre Bra et Coni. » (Arbelet, p. 46, n. 4.)

Page 38. ... 40 francs de Piémont. ■ — « Environ quarante-huit francs. » (Arbelet, p. 47, n. 1.)

Page 38. ... Garavac. — Sans doute Garavaque, un des capitaines du 6® dragons.

Page 39. ... Saluées,... — «Petite ville commerçante et active, au pied des Alpes, à l'est du mont Viso. La ville haute domine les plaines du Piémont. C'est la patrie de Silvio Pellico. » (Arbelet, p. 47, n. 2.)

Page 39. Le sous-préfet Bressy... — « Il était encore sous-préfet de Saluées (département de la Stura, chef-lieu Coni) en 1812.» (Arbelet, p. 48, n. 2.)

Page 40. ... des morceaux de lauze,... — On appelle lauzes, à Grenoble, des dalles grossières en calcaire utilisées pour des travaux de voirie suburbaine : bordures de trottoirs ou d'escaliers de terre, par exemple.

Page 41. ... par un abbé Genest. — C'est Pénélope ou le Retour d^ Ulysse de la guerre de Troie, tragédie en 5 actes et en vers, parue à La Haye en 1701. Sur le projet de Stendhal, voir Arbelet, Jeunesse de Stendhal, t. II, p. 169.

Page 42. Faure... — « Compatriote et intime ami d'Henr* Beyle, son confident dans les années qui vont suivre. Plus tard député, premier président de la Cour de Grenoble en 1830, pair de France en 1832, conseiller à la Cour de cassation en 1836. Mais alors Beyle ne le connaîtra plus.

Il était sentimental, passionné, méticuleux et susceptible. Sa sombre mélancolie faillit gâter l'ardent et joyeux Beyle, puis le lassa. Sa belle carrière administrative fit le reste. En 1832, Beyle n'a pour lui que du mépris.» (Arbelet, p. 51, n. 1.)

Page 43. ... elle s'exerçait à répéter une symphonie d'Haydn,... — M. Arbelet pense que ce passage pourrait peut-être s'appliquer à Victorine Mounier, dont Stendhal parle en effet à la page suivante. Mais cette mystérieuse pianiste pourrait être aussi, plus simplement, Pauline Beyle, à qui son frère écrivait^ le 6 décembre 1801 : « Tu as très bien fait de ne pas abandonner le piano. Dans le siècle où nous sommes.

il faut qu'une demoiselle sache absolument la musique, autrement on ne lui croit aucune espèce d'éducation. Ainsi, il faut de toute nécessité que tu deviennes forte sur le piano ; il faut te roidir contre l'ennui et songer au plaisir que la musique te donnera un jour. » {Correspondance, I, p. 23.)

Page 43. Je suis arrivé à Grenoble, le... — Le quantième est en blanc dans le manuscrit.

Page 43. ... jusqu'au 13 ventôse. — Du séjour de Stendhal à Grenoble, nous n'avons qu'un court fragment autographe, conservé dans les papiers stendhaliens de la bibliothèque municipale de Grenoble (R 302, dossier n° 10). ■ — ■ Stendhal y fait allusion à la réouverture au culte catholique de l'église Saint-André, cérémonie qui eut lieu le dimanche 7 février 1802. Le fragment qui suit doit donc être daté du 18 pluviôse an X :

« Aujourd'hui [18] pluviôse, Alphonse Périer est venu me voir dans ma chambre. Grande rue, à

5 heures, et est resté jusqu'à 9. Félix Faure est venu à 6 et est pareillement resté jusqu'à 9. Nous avons parlé Shakespeare et banque. Alphonse a lu le morceau de Thompson commençant par : « But happy », etc.

Il m'a dit qu'il était allé à la messe à Saint- André, qu'on a ouvert aujourd'hui. Mesdames Marion et de Viennois, qui faisaient la quête, lui ont demandé, en le nommant ; il n'avait qu'un écu de 3 livres et une pièce de 12 sous. Il a donné 3 livres et est retourné chez lui prendre de l'argent ; en rentrant, il a donné

6 livres. Ceci est bien un trait de caractère, il nous l'a raconté d'une manière marquée. On voyait sa honte de ne donner que 3 livres d'abord, et ensuite le plaisir qu'il a ressenti en donnant 6 livres.

Il nous a dit qu'il ne mettait aucun prix à avoir ime femme, que la chose qu'il concevait le moins

était qu'un homme entretînt une femme. F[aure] a décidément un caractère froid.

Alphonse a rencontré à Lyon, et venant d'Angleterre, un homme de loi de 33 ans (imagination très vive, fort peu d'instruction) qui a acheté à Lyon une manufacture d'alun sise dans le Midi, sans la voir et seulement sur les plans et inventaires.

Alphonse lui dit : « Mais ne craignez-vous point d'avoir été trompé ?

— Vous m'étonnez bien, dit l'Anglais. Voilà la soixantième personne qui me dit la même chose ; il y a donc bien peu de bonne foi en France ! »

Et Périer nous a dit que réellement il avait trouve beaucoup plus de bonne foi en Angleterre.

Il nous a dit qu'il éprouva un serrement de cœur en arrivant en Angleterre, et voyant tout différent. L'ignorance de la langue contribuait beaucoup sans doute à cet effet.

On ne joue presque que Shakespeare en Angleterre. Les pièces les plus estimées sont Othello (Ocello), Hamlet et Richard III.

Les Anglais chérissent particulièrement Richard II Ir

1° Parce que le sujet est national ;

2° parce qu'il y a beaucoup de pompe.

L'esprit national est bien plus fort en Angleterre qu'en France.

Page 43. J'arrive aux Echelles. — Bourg de Savoie, sur les confins du Dauphiné, où s'était marié Romain Gagnon, oncle d'Henri Beyle. Sur les Echelles, voir Vie de Henri Brulard, chapitre xiii, et l'élégante description de M. Arbelet dans la Jeunesse de Stendhal, t. I, p. 139, n. 4.

Page 43. Je pars pour L[yon] le... — La date est encore

en blanc dans le manuscrit.

Page 44. ... pour R[ennes]. — Il s'agit certainement du départ de Victorine Mounier. dont le père était préfet du département d'Ille-et-Vilaine.

•Page 45. Je suis amoureux d'Adèle. — Stendhal parle souvent d'Adèle Rebufîet dans le Journal, et notamment ci-après, p. 49-52. Adèle — ou, plus exactement, Adélaïde — Rebuffet, avait quatorze ans en 1802. (V. la notice de A. Chuquet, op. cit., p. 81, n, 1.)

'Page 45. ... le... brumaire XI. — Le quantième est en blanc dans le manuscrit.

Page 47. Cheminade est ici. — Stendhal passe dans ce paragraphe la revue de ses parents, de ses amis d'enfance, de ses camarades de Paris ou d'Italie. Nous les avons presque tous déjà rencontrés dans Henri Brulard, nous les retrouvons dans plusieurs endroits du Journal.

Page 47. ... M. Daru, qui s'est marié il y a 3 mois.... — Il épousa, le 1^^ juin 1802, Alexandrine-Thérèse Nardot.

Page 47. ... Joinville... — Louis Joinville, commissaireordonnateur, baron de l'Empire, né en 1773 à Paris.

Page 47. — Dejean est ici... — Pierre-François-Auguste Dejean, fils du ministre de la guerre, épousa, le 17 juillet 1802, Adèle Barthélémy, sœur d'Aurore Barthélémy, deuxième femme de son père.

Page 47. ... mademoiselle... ■ — - Le nom est en blanc dans le manuscrit.

Page 47. ... le deuxième à Saint-Domingue. — Jean- François-Joseph Debelle, général d'artillerie, né à Voreppe le 22 miai 1767, se distingua surtout à l'armée de Sambre-et-Meuse. Il mourut des suites d'une épidémie à Saint-Domingue, le 15 juin 1802.

Page 48. M^^^ Duchesnois... — Beyle parlera souvent, plus loin, de cette actrice célèbre. Elle avait alors 25 ans.

Page 48. Guérin... — Pierre-xSarcisse Guérin, plus tard baron, peintre d'histoire (1774-1833;.

Page 48. On pa jouer Isule... — Isule et Orovèse, tra-

gédie en cinq actes de Louis Lemercier, représentée pour la première fois le 23 décembre 1802. Publiée à Paris, chez Barba, l'an XL La pièce ne réussit pas.

Paris.

Ce court fragment autographe est séparé en deux dans les manuscrits de Grenoble. La partie du 6 au 21 fructidor a été reliée dans le tome XXVI du ms. R 5.896 (fol. 23), le reste se trouve dans une liasse cotée R 302 (dossier n» 1), mesurant 220 X 170 millim. Inédit.

Page 50. ... nulla chiede. • — Désire beaucoup, espère peu, ne demande rien.

Genève.

Manuscrit autographe : Bibl. municip. de Grenoble^ R 5.896, t. XXVI, fol. 123 à 132. Publ. par H. Débraye dans la Bei>ue critique des Idées et des livres du 10 mars 1913, p .521-527.

Dans une lettre datée dii 8 germinal an XII (29 mars 1804), écrite de Genève à Edouard Mounier [Correspondance, éd. Paupe, t. I, p. 81-83), Stendhal dit avoir quitté Grenoble le 29 ventôse (20 mars) et être arrivé à Genève le 5 germinal (26 mars). Mais ses souvenirs ne commencent que le 9 germinal (30 mars). La veille, il écrivait à Edouard Mounier, dans son enthousiasme de sa « chère » Genève : « Je veux tâcher d'écrire tout ce que j'ai vu dans ce pays-ci. » Il quitta Genève le 12 germinal (2 avril) pour arriver à Paris le 8 avril 1804. — Alexandre Mallein, 1 un des voyageurs, épousa, le

30 mai 1815, Caroline-Zénaïde Beyle, sœur cadette de Stendhal.

Page 53. Alphonse... — Alphonse Périer, 7® fils de Claude, du fondateur de la fortune des Périer et de l'acquéreur du château de \ izille.

Page 53. ... les rues basses. — Les rues basses sont parallèles à la rue du Rhône (elle-même parallèle à la rive gauche du Rhône au sortir du lac). Elles sont constituées par les rues de Rive, de la Croix d'Or, du Marché et de la Confédération (ancienne rue des Allemands).

Page 53. ...et viens écrire à Edouard. — Nous venons de voir que la lettre à Edouard Mounier porte la date du 8 germinal, et non du 9.

Page 54. ... la porte de Rive,... — - Cette porte a été démolie. Elle se trouvait à l'entrée de la rue de Rive.

Page 54. ... M. Arnold le cadet... — C'était sans doute un frère de Jean-Conrad Arnold, originaire de Mulhouse, qui, dès 1791, était associé des Périer dans la fabrique d'indiennes qu'ils avaient installée à Vizille, dans l'ancien château du connétable de Lesdiguières.

Page 56. ...le côté de... — Le nom a été laissé en blanc par Stendhal. Il s'agit de la côte qui va de Genève à RoUe par Versoix, Coppet et Nyon.

Page 56. ?\ous revenons dîner aux Balances,... — L'hôtel des Balances se trouvait dans la rue du Rhône. Il n'existe plus aujourd'hui ; l'hôtel de la Balance actuel est situé place Longemalle.

Page 57. ... nous allons à la Fusterîe:... - — La rue de la Fusterie va de la rue du Rhône à la rue de la Confédération, l'une des rues basses.

Page 57. ... à Saint-Pierre. — Saint-Pierre fut d'abord

la cathédrale. La Réforme l'a transformé en temple protestant.

Page 57. ... la vie... etc. — « La vie et la mort de Jésus sont d'un Dieu. »

Page 58. — Je vais à la Municipalité. — A l'Hôtel de Ville.

Page 58. Délia stessa schiochezza... — De la mêmesottise.

Paris.

Fragment autographe, figurant daiis les manuscrits de Grenoble (R 5.896, t. XXII, fol. 39 à 51). — Il formait à l'origine un cahier enfermé dans une couverture grise. On lit sur le premier feuillet de cette couverture (fol. 39) :

Au recto : « 3® voyage à Paris. Journal du 18 germinal au 30 floréal exclusivement.

Le dialogue de Corneille. Le style d'Alfîeri. Le comique vu. Ariane et B. connues.

Rien de fait encore en germinal 13. »

Au verso : « Je ne parle dans ce journal que du courant des affaires vulgaires.

For the love three c.

For n's house one c.

For the M. N. four c.

This for coxcomh. »

De courts fragments de ce cahier ont été publiés^ par Stryienski, op. cit., p. 39 à 46.

Page 61. ... le Vieux célibataire et le Mariage secret,... — Le Vieux célibataire, comédie en cinq actes de Collin d'Harleville. — Le Rossignol ou le Mariage secret^ comédie en un acte de Collé.

Page 61. J'y vois Mante. — Ami d'enfance de Stendhal, qui fut de la fameuse « conspiration contre l'arbre de la Fraternité « (voir Vie de Henri Brulard, t. II, p. 45 à 51). Il le retrouvera à Marseille, en 1805 et 1806. Sur Mante, voir aussi Arbelet, Jeunesse de Stendhal, t. I, p. 322 et 323.

Page 62. ... of heart and understanding ... — De cœur et d'intelligence.

Page 62. ... as a Bard. — Comme poète.

Page 62. Visite du bon père Jeky. — Il s'agit du franciscain irlandais qui lui donnait des leçons d'anglais en 1802. (Voir ci-dessus, p. 45.)

Page 62. Je vais deux fois chez Crozet. — Louis Crozet, autre ami d'enfance de Beyle, qui eut sur sa formation tant d'influence. En attendant l'étude détaillée que mérite cet homme remarquable, je renvoie le lecteur au portrait qu'en a tracé Paul Arbelet, op. cit., t. I, p. 324-327.

Page 62. ... Agamemnon... — Tragédie en 5 actes de Louis Lemercier.

Page 62. ... T Homme à bonnes fortunes,... — Comédie de Regnard.

Page 63. ... la Fausse honte. — Comédie en 5 actes de Charles de Longchamps. Elle n'eut que 3 représentations.

Page 63. ... les Fausses infidélités. — Comédie de Barthe.

Page 63. ... the Two Men. — Les Deux Hommes, pièce à laquelle travaillait Stendhal et que, comme toutes les autres, il n'a jamais terminée. Beyle dit le 26 avril 1804 (voir plus loin, p. 74) qu'il reprend cette pièce, abandonnée à Grenoble au 306^ vers.

Page 63. ... Dalhan... Lavauden... F. Mallein... Frédéric Faure... — Camarades d'Henri Beyle : Mallein et Faure étaient les frères d'Alexandre

Mallein, qui épousa Zénaïde-Caroline Beyle, et de Félix Faure. — Dalban, né à Grenoble en 1784. Il fit paraître de 1813 à 1856 de nombreuses pièces de théâtre. — Sur Frédéric Faure, voir A. Chuquet, Feuilles d'Histoire du l^r mai 1913, p. 467.

Page 64. ... Médiocre et rampant... le Voyage interrompu. — Deux comédies de Picard.

Page 64. ... la Gageure imprévue,... — Comédie de Sedaine.

Page 65. ...il m'a rendu plus hardi avec A. — Il s'agit peut-être d'Adèle RebulYet, dont il parle précisément quelques lignes plus loin.

Page 66. Il Bugiardo de Goldoni,... — Comédie imitée du Menteur de Pierre Corneille.

Page 66. Didon et les Trois Sultanes. - — Didon, tragédie de Lefranc de Pompignan. — Les Trois Sultanes ou Soliman second, comédie de Favart.

Page 66. ... M'^^ Montesson, la femme du duc d'Orléans, père d'Egalité,... — La marquise de Montesson avait épousé secrètement, en 1773, Louis-Philippe, duc d'Orléans.

Page 66. Le général Valence,... — Le comte de Valence épousa à l'improviste M^i^ de Genlis, nièce de M"^^ de Montesson. Il fut l'héritier de cette dernière, ce qui justifie l'anecdote rapportée par Beyle.

Page 67. ...et il l'aidait. — Ms. : Et il les aidait.

Page 68. ... réponse au feuilleton du 27. ... — Voir cette réponse dans nos Annexes, à la fin du présent volume.

Page 68. ... chez M^^... — Le nom est en blanc dans le manuscrit.

Page 68. ... /a Maison de Molière, suiçie de la Faussa Agnès. ■ — • La Maison de Molière, comédie en 5 actes de L. S. Mercier. — La Fausse Agnès ou le Poète Campagnard, comédie en 3 actes de Destouches.

Page 69. ... M. Dehord,... — Sans doute M. de Baure.

Page 69. ...La Roche, Dard, L. Barrai. — Stryienski {Journal, p. 41), qui a lu inexactement certains noms, les cite dans un autre ordre. J'ai suivi celui de Stendhal lui-même, qui a pris soin de les numéroter. — Je signale en passant que Mante et Cardon sont qualifiés « amis sincères », alors que Crozet n'obtient pas la même louange.

Page 69. ... Je lis les Souvenirs de M"^^ de Genlis. — Les Souvenirs de Félicie L*** venaient de paraître à Paris chez Maradan, en un vol. in-12.

Page 70. Je sors de Gabrielle de Vergy... — Tragédie en 5 actes, par du Belloy.

Page 70. ... Fulchiron a fait une Myrrha. — ■ Jean- Claude Fulchiron, lyonnais, a écrit plusieurs tragédies qui furent présentées au Théâtre-Français mais n'ont jamais été jouées. Sa Myrrha, imitée de celle d'Alfieri, resta probablement en manuscrit.

Page 71. ... je lis Lancelin.. — • L'ouvrage de cet auteur que Beyle lisait porte pour titre : Introduction à l'analyse des sciences, ou de la génération, des fondements et des instruments de nos connaissances, Paris, Didot, 1801-1803, in-80, 3 vol. Il traite de l'analyse des idées et de leur représentation par des signes.

Page 72. ... les Confidences.... le Mariage d'une heure,... — Les Confidences, comédie IjTique, paroles de Jars, musique de Nicolô Isouard. • — • Une heure de mariage, opéra en un acte, paroles d'Etienne, musique de Dalayrac.

Page 72. ...la Vedova scaltra de Goldoni. — La Vedova scaltra (la veuve rusée), comédie en 3 actes en prose de Goldoni.

Page 72. Je sors del Re Teodoro. • — // Re Teodoro, opéra-bouffe italien, livret de Casti, musique de Paesiello.

Page 72. ... Hilaire est devenu préfet. ■ — Jean-François Hilaire, né à Chirens (Isère) en 1748, avocat au parlement de Grenoble, procureur-syndic du district de Grenoble sous la Révolution, nommé préfet de la Haute-Saône le 25 février 1804. Il fut créé baron de l'Empire et mourut en 1825.

Page 71. E in questo bel paese che dovrô andar a fare la C3. — C'est dans ce beau pays que je devrais aller faire la Filosofia nova (?). • — La Filosofia nova est un ouvrage auquel Stendhal travaillait à cette époque et que nous publions en appendice de la présente édition.

Page 72. ... Beccaria (sur le style)... — Recherches sur le style, trad. de l'italien par l'abbé Morellet. Paris, Molini, 1771, in-8.

Page 72. ... Agamemnon... — Tragédie de Népomucène Lemercier (1795).

Page 73. ... f embrasse Lemazurier... — Pierre-David Lemazurier, littérateur, auteur de plusieurs ouvrages sur le théâtre.

Page 73. ... M. Dubois le cite dans son cours,... — Il s'agit certainement du cours professé par Dubois- Fontanelle à l'Ecole centrale de Grenoble.

Page 73. ... perdre bêtement six francs au n^ 113. — Ce n° 113, dont il sera plusieurs fois question par la suite, était une maison de jeu située sous l'arcade n° 113 du Palais-Royal. Balzac en fera plus tard la description dans la Peau de chagrin. Voir plusieurs gravures représentant cette maison dans V. Champier et R. Sandoz : Le Palais-Royal, t. II, pp. 76,. 81, 84.

Page 73. ... for Francis, my sister and Alphonse. — François Périer-Lagrange, sa sœur Pauline et Alphonse Périer. — François Périer-Lagrange devait épouser Pauline Beyle le 25 mai 1808.

Page 74. Je sors c/'Œdipe, suwi de rAmant bourru.

— Œdipe, tragédie de Voltaire. — h' Amant bourru, comédie en 3 actes de Monvel.

Page 75. ... to the gâte... — A la porte. Il s'agit de la porte Saint-Denis, dans le voisinage de laquelle habitaient les Rebuffet. Nous verrons plus loin qu'Adèle Rebuffet est souvent appelée par Stendhal « Adèle of the gâte ».

Page 76. ... for him... — Même pendant le récit de la mort de son père, elle riait à gorge déployée. Elle m'a même paru avoir de la haine pour lui...

Page 76. Cardon est marié à une demoiselle d'Arras...

— Il avait épousé, dit M. Chuquet, une cousine des demoiselles Auguié. Il séjourna plus tard dans le pays de sa femme, ayant été de 1808 à 1810, membre du Conseil de Préfecture du département du Pas-de- Calais, et depuis 1810 jusqu'à la première Restauration, sous-préfet de l'arrondissement d'Arras. (Voir Chuquet. Stendhal-Beyle, p. 479-480.)

Page 76. ... Les deux Frères. — Les deux Frères ou la Prévention vaincue, comédie en 5 actes et en vers par de Moissy (1768).

Page 77. Desprez... — Acteur comique (1759-1829).

Page 77. ... Saint-Prix... ■ — ■ Jean-Amable Foucault dit Saint-Prix (1758-1834), célèbre acteur tragique qui joua à la Comédie-Française avant la Révolution et y fut réintégré par le Premier consul en 1799.

Page 77. ... Af'"^ Talma... — Caroline Vanhove, née en 1771, épousa Talma en secondes noces. Elle joua aux Français jusqu'en 1816.

Page 77. Chazet... — Auteur dramatique. Il devait faire représenter la même année (5 novembre 1804), à la Comédie-Française, en collaboration avec Sewrin, une comédie intitulée la Leçon conjugale.

Page 78. ...la prose du Raccommodement. — Autre

comédie que Stendhal avait sur le chantier en même temps que les Deux Hommes.

Page 78. ... Iphigénie en Aulide, suivie cfe l' Impatient. — U Impatient, comédie en un acte de Lautier

Page 79. ... ceux-là,... a la physionomie... — Le nom est en blanc dans le manuscrit.

Page 79. Savoy e-Rollin... — Jacques-Fortunat de Savoye de Rollin, né à Grenoble le 18 décembre 1755, mort à Paris le 31 juillet 1823. Avocat, puis avocat général au parlement de Grenoble. Tribun depuis le 5 nivôse an VIII. Il devint ensuite magistrat, puis préfet, et enfin député de l'Isère. Il avait épousé Elisabeth- Joséphine Périer, fille de Claude Périer, il était donc le beau-frère d'Alphonse Périer, le camarade d'Henri Beyle.

Page 79. Costaz,... ■ — - Le baron Louis Costaz, membre de l'expédition d'Egypte, conseiller d'État, tribun, puis préfet et directeur général des Ponts et Chaussées (1767-1842).

Page 80. We speack of passions and philosophy. — Nous parlons passions et philosophie.

Page 80. ... M'«« de Baure... — Sophie Daru, fille de Noël, qui épousa M. de Baure, ancien avocat général au parlement de Pau. (Cf. Vie de Henri Brulard.)

Page 80. ... M. Le Brun... — Juge à la cour d'appel de Paris. Il avait épousé une fille de Noël Daru, « femme économe qui, dit M. Chuquet {op. cit., p. 32), fit longtemps sa cuisine sans avoir de domestique ».

Page 80. ... after my death. — Après ma mort.

Page 81. ... a comprehensive soûl. — Stryienski traduit : une âme puissante qui comprend tout.

Page 81. Ami, n^ accable pas un mal... — Andromaque, acte I^^, scène i :

Ami, n'accable pas un malheureux qui t'aime.

Page 82. ... at the gâte with mother and daughter. — A la Porte, avec la mère et la fille ; cest-à-dire, chez M°ie Rebuffet et sa fille Adèle.

Page 82. ... le Trésor, la Parisienne..., les Questionneurs,... — Le Trésor, comédie en 5 actes d'Andrieux (1804). — La Parisienne, comédie en un acte de Dancourt (1691). — Les Questionneurs, comédie eu un acte de J. J. de La Tresne (1804).

Page 82. ... A letter... upon Xeuilly house intrigues. — Une lettre à mon grand-père sur les intrigues de la maison de Neuilly.

Page 82. ... Baptistine et... Balm\et\ — Le second prénom a été laissé en blanc.

Page 83. ... Tartufe, suivi des Femmes. — Les Femmes, comédie en 3 actes de Demoustier (1793).

Page 84. ... Ricci,... — Stendhal parle de M. et ^{me Ricci dans la courte note sur la Duchesnois, que nous publions en annexe.

Page 85. ... une tasse de café à la Régence,... — Le café de la Régence, place du Théâtre-Français, se trouvait déjà au même emplacement qu'aujourd'hui.

Page 85. ... du Mariage fait et rompu ; .. — Comédie de Dufresny (1721).

Page 85. ... D^aru] house... — Chez M. Daru père, rue de Lille, à l'angle de la rue de Bellechasse.

Page 85. ... Pierre-le-Grand... — Tragédie en 5 actes de Carrion-Nisas (1804).

Page 86. ... chez Phèdre. — Mademoiselle Duchesnois, que Beyie appelle aussi Ariane quelques lignes plus loin, donnant à la comédienne le nom de ses principaux rôles.

Page 86. J'en suis à 375. — C'est-à-dire au 375® vers des Deux Hommes. Stendhal avait donc écrit 69 vers de sa pièce entre le 26 avril et le 20 mai 1804.

Paris.

Ce cahier a été relié, dans les manuscrits de Grenoble, avec le tome XXII de R 5.896, fol. 54 à 64. La couverture, en papier fort gris-brun, contient ce fragment de journal, plus un autre, du 23 brumaire au 29 frimaire an XIII. Le premier feuillet de cette couverture forme le fol. 53, le second le fol. 89.

Ce fragment du Journal allait primitivement du 3 prairial au 17 messidor an XII (23 mai-6 juillet 1804). Puis Stendhal y a ajouté, après coup, ses souvenirs du 18 messidor.

Selon son habitude, Stryienski n'en a publié qu'une partie (trois pages environ de son édition) ; en revanche, il y a intercalé des fragments d'un autre ouvrage que Stendhal préparait à la même époque et qu'il voulait intituler Filosofia nova. J'ai préféré respecter les intentions de l'auteur et publier à part, en appendice de la présente édition, les matériaux qui devaient servir à composer la Filosofia nova.

Les deux feuillets de couverture (folios 53 et 89) portent des notes autographes. Ces notes ont été écrites en brumaire an XIII. Je les ai transcrites au bas des pages 87 et 89.

Page 87. ... Œdipe, suivi du Babillard. — Comédie en

un acte, en vers, de Boissy (1725).

Page 88. Naturel : L 7? F... — La Rive (?). Page 88. ... dégagnoniser... — ■ Se défaire de l'influence

intellectuelle de son grand-père Henri Gagnon,

un peu trop formé à la discipline de Voltaire. Page 89. ... Prévost... — Pierre Prévost, né à Genève

le 3 mars 1751, auteur de différents ouvrages d'idéo-

losie.

Page 89. ... Lancelin. — Lancelin, ingénieur, a écrit une Introduction à Vanalyse des Sciences. Paris, 1801-1803, 3 vol. que Beyle cite à plusieurs reprises.

Page 89. ... Bureau les publiera. — Les traductions de Tite-Live et de Salluste par Bureau de La Malle parurent respectivement en 1810 et 1808.

Page 90. ... Entouré, etc... — Stendhal cite demémoire. Voici la tirade de Jocaste (^Voltaire, Œdipe, acte IV. se. Ij :

Ce roi, plus grand que sa îoitune, Dédaignait comme vous une pompe importune ; On ne voyait jamais marcher devant son char D'un bataillon nombreux le fastueux rempart ; Au milieu des sujets soumis à sa puissance, Comme il était sans crainte, il marchait sans défense ; Par l'amour de son peuple il se croyait grandi.

Page 90. ... à la Montansier. — Le théâtre de M^i^ Montansier occupait alors l'emplacement du théâtre du Palais-Royal actuel.

Page 90. ... les Pointus,... — Comédie de Ch. J. Guillemain, auteur de 386 pièces de théâtre.

Page 90. ... Marion Thomasset,... — Il s'agit de la vieille servante du docteur Gagnon, dont Stendhal parlera si souvent dans la Vie de Henri Brulard.

Page 90. ... à Frascati et aux Mille Colonnes. — Deux: cafés célèbres sous l'Empire. Frascati était situé rue de Richelieu, les Mille Colonnes au Palais-Royal.

Page 90. ... deux heures cinquante- six... — Le manuscrit porte : « 2,56 heures ». Stendhal avait d'abord écrit : « 2,56 minutes «.

Page 91. Oui, oui, vous me suivrez. — Monologue d'Oreste, Andromaque, acte II, scène m.

Page 91. ... Inès... ■ — Dans Inès de Castro, tragédie de Lamotte-Houdar.

Page 91. V[u\ les Pensées diverses,.. — Il s'agit peutêtre des Pensées et réflexions que Stendhal rédigeait

à cette époque et qui devaient devenir la Filosofia noi'a. Voir nos Appendices.

Page 93. ... des Mœurs de Collin,... — Les Mœurs du jour, comédie en 5 actes de Collin d'Harleville (1800).

Page 93. ... une comédie jouée par Dugazon. — Ce dernier alinéa n'a pas été écrit le jour même, il a été ajouté postérieurement au 28 prairial. Une note de Stendhal, qui accompagne ce fragment, indique : « Je lis un jour de prairial, le 28 peut-être, Machiavel : Tutte le opère di N. Machiavelli. Londra, Davies, 1772, 3 vol. in-4o, Bibliothèque nationale. — Voir le 7^ volume de Tiraboschi, in-4o. Il contient l'histoire du théâtre italien. »

Page 93. ... des Mémoires français de Goldoni... — Mémoires pour sentir à l'histoire de sa çie et à celle de son théâtre, Paris, 1787, 3 vol. in-8*'.

Page 94. ... il Cavalière di buon gusto,... — Comédie en 3 actes de Goldoni (1750).

Page 94. ... Picard, qui a un théâtre à soutenir,... — L.-B. Picard était alors directeur du théâtre Louvois, devenu depuis 1804 théâtre de V Impératrice, et situé rue de Louvois.

Page 94. ...le Vieux comédien. — Comédie de Picard, en un acte (1803).

Page 95. ... il Poeta fanatico,... — ■ Comédie en 3 actes de Goldoni (1750).

Page 96. ... il Molière,... — Le Molière de Goldoni est de 1751 ; celui de Mercier de 1776.

Page 96. ... Palissot,... — Palissot de Montenoy (1730- 1814). Auteur d'une Dunciade ou la Guerre des Sots (1764), poème imité de Pope, publié d'abord en trois chants, puis en dix ; Palissot y maltraitait tous ses ennemis. On a de lui divers autres ouvrages qui, comme ce poème, sont tombés dans l'oubli. (Stryienski. Journal, p. 50, n. 1.)

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS DU TOME I 41 r>

Page 9G. ...la Maison de Molière. — Comédie de Mercier (1787).

Page 98. L'Andrienne de Térence, bien traduite par Lemonnier,... — Labbé Guill. Ant. Lemonnier a publié une traduction de Térence, parue en 1771.

Page 99. ... le dimanche [30 floréal],... — La date est en blanc dans le manuscrit. Je la reconstitue au moyen du contexte du Journal. Stendhal dit que, entre le 21 floréal et le l®"" prairial, il a dîné chez. M. Daru le père. D'autre part, cette date du dimanche 30 floréal semble marquer pour lui une date importante, car il en parle à deux reprises dans le Journal du 21 floréal au l®'" prairial et y revient dans l'addition faite le 26 germinal XIII (voir plus haut, p. 85 et 86).

Page 99. Anniversaire de Marengo. — La victoire de Marengo fut remportée par Bonaparte le 14 juin 1800.

Page 99. ... sur le jugement de Moreau. — Le général Moreau, compromis dans la conspiration de Cadoudal, fut arrêté le 24 février 1804. Son procès s'ouvrit le 29 mai. Il fut condamné au bannissement.

Page 99. Bar[ral]... ■ — - Lecture incertaine.

Page 99. ... La Femme juge et partie, suivie de Minuit. • — • La Femme juge et partie, comédie de Montfleury (1609). — Minuit, comédie en un acte de Désaudras (1791).

Page 100. ... George... — George Cadoudal, condamné à mort quelques jours auparavant, en même temps que Moreau au bannissement.

Page 100. ... La Cloison,... — La Cloison, ou Beaucoup de peine pour rien. — Comédie en un acte par L. F. M. Bellin de La Liborlière, représentée pour la première fois au théâtre Louvois le 19 avril

Page 100. ... des Tracasseries... — Comédie en 4 actes^ de L. B. Picard.

Page 100. La Ceinture magique,... — Comédie de J.-B. Rousseau (1701).

Page 102. ... for a husband. — Comme mari.

Page 102. ... de Baure... — Le mari de Sophie Daru, sœur de Martial.

Page 103. ... l'Homme du jour el la Gageure,... —

L'Homme du jour, comédie de Boissy (1740). —

La Gageure Imprévue, comédie en un acte de Sedaine (1791).

Page 104. ... Davrange, inspecteur aux revues,... — Il était, en l'an XI, inspecteur aux revues pour l'arrondissement de Mayence.

Page 105. ... envers... — Variante : Vis-à-vis de...

Page 106. ... Adèle Lau... — Il nous a été impossible d'identifier cette Adèle.

Page 106. ...le Menagiana,... — Le Menagiana, publié par Galland et GouUey en 1693, eut plusieurs autres éditions.

Page 108. ... Molière avec ses amis. — Comédie en un acte d'Andrieux (1804).

Page 108. ... Lacave... — L. Ch. Lacave (1768-1825),

acteur au Théâtre-Français.

Page 108. ... l'éloge du prince,.,. — Tartufe, acte V,

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