scène viii et dernière
Cléante.
... Qu'il corrige sa vie en détestant son vice, Et puisse du grand prince adoucir la justice ; Tandis qu'à sa bonté vous ire/, à genoux, Rendre ce que demande un traitement si doux.
Orgon.
Oui, c'est bien dit. Allons à ses pieds avec joie Nous louer des bontés que son cœur nous déploie...
Page 110. ... de la Vérité par Brissot-War ville,... — De la Vérité, ou Méditations sur les moyens de parvenir
à la vérité dans toutes les connaissances humaines. (Neufchàtel et Paris, 1782, in-S».) Page 113. ... Begears, Timante, Philinte,... — Begears, dans la Mère coupable de Beaumarchais ; — Timante, dans les Précepteurs de Fabre d'Eglantine ; — Philinte, dans le Philinte de Molière, du même auteur.
Extrait des manuscrits de la bibliothèque municipale de Grenoble, R 5.896, vol. XXII, fol. 27 à 38.
Publié en partie par Stryienski {Journal, p. 58 à 73), qui y a mêlé de courts fragments de la Filosofia nova, réflexions et études philosophiques auxquelles Stendhal travaillait à ce moment.
Page 115. Al. the same,... — J'ai dîné il y a trois jours à la Porte [Saint-Denis, chez M°^^ Rebuffet], avec Alexandre, Silvain, Achille, la mère et la fille. Alexandre, toujours le même, un peu sourd.
Page 115. 14 juillet. — En tête du feuillet où commence ce fragment de son journal, Stendhal identifie le 26 messidor avec le 14 juillet. En réalité, le 26 messidor correspond non au 14, mais au 15 juillet.
Page 115. L'a[bbé] Hélie... — Jean-Baptiste Hélie, né à Grenoble le 24 juin 1747, devint curé de la paroisse Saint-Hugues de Grenoble. Il renonça au sacerdoce en 1793.
Page 116. ... il avait été aux Bardes. — Les Bardes, ou Ossian, opéra de Lesueur, paroles de Dercy et Deschamps, représenté pour la première fois le 10 juillet 1804.
Page 116. ... M. Cass... — Stendhal a sans doute en
vue le comte Jean-Dominique Cassini, né en 1748, directeur de l'Observatoire et membre de l'Institut.
Page 117. ... M. Dejoux, sculpteur,.. . — Claude Dejoux, sculpteur, élève de Coustou, membre de l'Institut (1731-1816).
Page 117. Je vais au Matrimonio segreto,... — Opéra de Cimarosa, représenté pour la première fois en 1792, encore très populaire, et que Beyle entendit pour la première fois, avec quel ravissement, à Ivrée, en 1800. (Voir à ce sujet Paul Arbelet, Jeunesse de Stendhal, tome II, p. 57-59.)
Page 117. Le Prisonnier, TOncle valet,... le Calife. — Le Prisonnier, ou la Ressemblance, opéra-comique, paroles d'Alex. Duval, musique de Délia Maria, représenté au théâtre Feydeau le 29 janvier 1798. — - h'Oncle i>alet est des mêmes auteurs et de la même année. — Le Calife de Bagdad, opéra-comique de Boïeldieu, paroles de Saint- Just, fut donné pour la première fois à l'Opéra-Comique, le 16 septembre 1800.
Page 120. ... le héraut de la Légion d'honneur,... — Lacépède était grand chancelier de la Légion d'honneur depuis 1803.
Page 120. ... Thuriot ? — Jacques-Alexis Thuriot, député de la Marne à la Convention, juge au tribunal criminel de la Seine, il fut le rapporteur du procès de Cadoudal, Moreau et Pichegru, et fut nommé avocat général à la Cour de cassation.
Page 121. ... du marquis de Langle. — Jean-Marie- Jérôme Fleuriot de Langle, aventurier de lettres, né en 1749, mort en 1807. A l'époque où écrit Stendhal, il s'occupait à recueillir des souscriptions pour des ouvrages qui ne virent jamais le jour. Il est l'auteur d'un Paris littéraire paru en 1800.
Page 121. ... il a passé une /... — La phrase est inachevée. Stendhal avait d'ailleurs l'intention de noter
ultérieurement la réflexion commencée, car il a laissé un blanc de quelques lignes avant de commencer le Journal du 1^^ thermidor.
Page 121. ... TEté des Coquettes, les Bourgeoises à la mode. — UEté des Coquettes, comédie en un acte de Dancourt (1690). — Les Bourgeoises à la mode, comédie en 5 actes du même auteur (1692).
Page 121. ... d'Un quart d'heure de sUence et de Montano et Stéphanie. — Un quart d'heure de silence, opéra-comique en un acte, paroles de Quillet, musique de Gaveaux, leprésenté au théâtre Feydeau le 1®^ juin 1804. — Montano et Stéphanie, opéra en trois actes, paroles de Dejaure, musique de Berton, donné à l'Opéra-Comique le 15 avril 1799.
Page 122. ... Ariodant... — Opéra de Mayer, tiré d'un épisode de l'Arioste, que Stendhal avait vu jouer à Brescia le 12 juillet 1801.
Page 122. M^^^ Saint- Aubin,... — Jeanne-Charlotte Schrôder, femme de l'acteur Saint-Aubin (1764- 1850), chanta successivement à la Comédie-Italienne, à Favart et à l'Opéra-Comique.
Page 122. ... M"'* Strinasacchi. — Thérèse Strinasacchi, cantatrice italienne, donna des représentations à la salle Favart de 1801 à 1805.
Page 122. ... Z'Esprit de Mirabeau... — U Esprit de Mirabeau, ou Manuel de VHomme d'Etat, des publicistes, etc., par P. J. B. Publicola Ghaussard. (Paris, 1797, in-80, 2 vol.)
Page 123. ... /'Homme à bonnes fortunes.... — Comédie en 5 actes de Baron (1686).
Page 124. Histoire de la publication du Citateur... — Le Citateur, pamphlet antichrétien de Pi gault- Lebrun, paru à Paris en 1803. Il fut interdit sous la Restauration.
Page 124. ... Clisson... — Le Connétable de Clisson,
opéra de Porta, paroles d'Aignan, représenté pour
la première fois à l'Opéra de Paris le 9 février 1804. Page 124. ... Psyché... — Ballet en 3 actes de Gardel
Page 124. M""' Vestris... — Anne-Catherine Augier,
femme de Marie-Auguste Vestris, fils du célèbre
dieu de la Danse. Elle naourut en 1809. Page 126. ... Figaro, joué il y a deux ans à l'Opéra. —
C'est probablement l'adaptation française des Nozze
di Figaro, faite en 1793 par Notaris et représentée
cette année même, d'ailleurs sans succès, à l'Opéra. Page 126. ...du Florentin. — ■ Comédie en un acte de
La Fontaine (1686).
Page 130. ... Adélaïde du Guesclin,... - — Tragédie de
Voltaire (1734).
Page 131. ... du Souper de famille. • — Les Dangers de
l'absence, ou le Souper de famille, comédie en deux
actes de J. B. Pujoulx (1788).
Page 131. A/iie Gros... — Elle avait débuté à la
Comédie-Française en 1801.
Page 132. ... des Deux Frères;... — Comédie de M.
Weiss, L.-F. Jauffret et J. Patrat (1799). Page 132. ... M''" Desroziers. — Angéline Duval, dite
Desroziers, jouait au Théâtre Français depuis le
22 août 1802. Elle mourut à 31 ans.
Page 134. ... la Filosofia nova... — Voir nos Appendices.
Page 135. ... /'Entrevue,... — Comédie en un acte de
Vigée (1788).
Page 135. Le Conciliateur,... — Comédie de Demoustier
Page 136. ... des Fausses confidences. — Comédie de
Marivaux (1737).
Page 136. Les Deux Figaro,... — Les Deux Figaro,
ou le Sujet de comédie, comédie en cinq actes de
Richaud-Martelly.
Paris.
Le Journal du 12 août au 22 septembre 1804 est conservé dans les manuscrits de la bibliothèque municipale de Grenoble, R 5.896, vol. XXII, fol. 15 à 26.
Des fragments ont été publiés par Stryienski. Journal de Stendhal, p. 74 à 81. Stryienski a intercalé dans le texte de courts passages des Pensées diverses (Filosofla noi^a). La partie du 27 août au 22 septembre a été publiée intégralement par Henry Débraye dans le Divan du mois de mai 1914.
Page 139. ...le cahier (/« /a ferme volonté. — Stryienski (p. 61, note 2) pense que ce cahier, qui porte en dédicace : « A la ferme volonté ou à Frédéric II, roi de Prusse, » contient en extrait certaines pensées du Jourruxl. Il s'agit en réalité d'un fragment des Pensées diverses de Stendhal, que nous publions en appendice, et qui devait faire partie de la Filosofia nova. C'est ainsi que Stryienski justifie ce principe incompréhensible qui lui fait insérer dans le Journal quelques-unes des Pensées de Stendhal.
Page 140. ... au feu d'artifice de Frascati, en Van X, je crois ;... — Voir dans la présente édition le Journal de l'an X (24 août au 16 septembre 1802).
Page 140. ... le dimanche de Claix en Van... — Peutêtre pendant le séjour que fit Henri Beyle à Grenoble et Claix du 26 juin 1803 (7 messidor XI) au 20 mars 1804 (29 ventôse XII). Nous n'avons plus le Journal de cette période, s'il a été écrit. Et ni la Correspondance ni les papiers manuscrits de Stendhal ne font allusion à ce dimanche pendant lequel, à Claix, il fut si heureux.
Page 140. ...la Griselda,... — Opéra italien, paroles de Zéno, musique de Paër.
Page 140. ... chez La Rive. — L'acteur La Rive, dont Beyle allait suivre les leçons, était alors célèbre et donnait des cours de déclamation très réputés.
Page 141. ... celles d'Adèle... — Le nom de famille a été laissé en blanc.
Page 141. ... Diday et Moulezin. — Sur Diday, voir Vie de Henri Brulard, t. II, p. 34 et note. — Moulezin, grenoblois, né le 3 décembre 1778, employé dans les contributions indirectes. Cf. Ibid, t. I, p. 251, et II, p. 28.
Page 142. ... M. et M'"^ Planta;... — Jacques Falquet- Planta, président du Conseil général de l'Isère, né à Grenoble en 1735, mort en 1815.
Page 142. Pacé... — Martial Daru, que Stendhal désigne souvent par ce pseudonyme.
Page 143. ... la Feinte par amour:... — Comédie en
3 actes de Dorât (1773).
Page 144. ... Venceslas. — Tragédie de Rotrou (1647).
Page 144. ... M"* Auguié,... — L'aînée des trois demoiselles Auguié, nièces de M™^ Campan et petitesnièces de M°i6 Cardon. (Sur la famille Auguié, voir Chuquet, of. cit., p. 41.)
Page 152. ... Prévost, Dufresne,... — L. Prévost, sousinspecteur aux revues, alors chef de la première division au ministère de la Guerre. — Pierre- François Dufresne, commissaire des guerres, puis inspecteur aux revues, baron de l'Empire en 1812.
Page 152. ... Mustapha et Zéangir,... — Le titre de la tragédie de Maisonneuve est : Roxelane et Mustapha. De 1785 à 1793 elle fut jouée 43 fois à la Comédie- Française. Il existe deux Mustapha et Zéangir, l'un de Belin (1705) ; l'autre de Chamfort (1777).
Page 153. ... chez Robert,... — Restaurateur célèbre au palais du Tribunat, 173, Palais-Royal.
Page 156. Le Locataire... Lucile ... La Fausse Magie; ... — Le Locataire, opéra-comique en un acte, paroles de Sewrin, musique de Gaveaux (1800). — Lucile, comédie en un acte, en vers, mêlée d'ariettes, paroles de Marmontel, musique de Grétry (1769). — La Fausse Magie, opéra-comique en deux actes, paroles de Marmontel, musique de Grétry, représentée en 1775, puis, réduite à un acte, en 1776.
Page 156. Quand on a la soixantaine.... — C'est l'air que fredonnait Stendhal en commençant à écrire la Vie de Henri Brulard.
Page 158. ... Arrigo... — En surcharge, de la main de Stendhal : « Henri ».
Page 158. ... et du Pervertisseur réussissent,... — Les « loteries » de Beyle étaient ses projets, tant commerciaux que littéraires. Le Pervertisseur est une pièce de théâtre qui, comme toutes les autres, ne fut jamais achevée.
Page 158. ... l'anno duodecimo délia Republica. — Je pourrai avoir une jolie femme de la société, cela est nécessaire pour aimer tout à fait Victorine, même au cas où je trouverais en elle cette âme grande et vraiment aimante que peut-être j'ai arrêtée. Et ainsi finit l'an XII de la République.
Page 158. Vendémiaire an XIII... — Je n'ai pas retrouvé le cahier contenant les souvenirs de vendémiaire an XIII. Cette lacune est seulement comblée par les deux fragments suivants, extraits des mss. de la Bibl. mun. de Grenoble, R 5.896, vol. XXII,, fol. 22 vo, et VIL fol. 211.
Paris,
Ce fragment se trouve en autographe à la bibliothèque municipale de Grenoble, R 5.896, vol. XXII, fol. 1 à 10. Les feuillets ont été reliés au hasard, sans souci du texte, qui doit être lu dans l'ordre suivant : fol. 1, 3, 6, 7, 7 bis, 7 bis vo, 10, 10 v», 2, 2 v», 3 v», 4, 7 v», 8, 4, 4 vO, 5.
Publié partiellement par Stryienski, Journal de Stendhal, p. 82 à 91.
— De la mfme tpoque, je lis dans le manuscrit R 5.896. vol. XVIII, fol. 124, cette note autographe
•de Stendhal :
« Voici mon projet de fortune :
Aller en juillet 1804 à Marseille, y rester six mois, travaillant avec Mante, de là six mois, de la même manière, à Bordeaux, de là quatre mois à Nantes, de là huit mois à Anvers, de là enfin à Paris Mon père me prête trente ou quarante mille francs, et nous établissons la Maison Mante. Beyle et C*^ en 1807 (an XV). J'aurai vingt-quatre ans à cette époque.
Brumaire an XIII. »
Page 159. ... de lavorare al Buon Partito,... — De travailler au Bon Parti. Il s'agit d'une pièce de théâtre que Stendhal avait sur le chantier et dont il avait eu l'idée le 6 fructidor an XII. Il y voyait une « seconde Précieuses ridicules «.
Page 160. ... M^'* Contât... ■ — Louise Contât, née à Paris en 1760, quitta le théâtre en 1808.
Page 160. Le Vieux célibataire ef les Fausses confidences.
— Le Vieux célibataire, comédie en 5 actes de Collin d'Harleville (1792). — Les Fausses confidences, comédie en 3 actes de Marivaux (1737).
Page 161. L'Epreuve nouvelle,... - — • Comédie en un acte de Marivaux (1740).
Page 161. La Mère coquette,... ■ — Comédie en 5 actes de Quinault (1664).
Page 162. La Jeune femme colère... — Comédie en
un acte d'Etienne.
Page 162. ... of the great original Shakespeare. — La
Méchante femme mise à la raison, comédie en 5 actes
de Shakespeare.
Page 162. La Maison de campagne, de Dancourt,...
— Comédie en un acte (1688).
Page 163. ... au sous-lieutenant Moutonnet. — L'un
des camarades d'Henri Beyle au 6^ dragons.
Page 164. Le prince de la Paix,... — Manuel Godoy, jeune noble sans fortune, fut remarqué par la reine Marie-Louise d'Espagne, dont il devint l'amant. A 23 ans, il était premier ministre et gouverna en fait l'Espagne durant tout le règne de Charles IV. Après la paix de Bâle (22 juillet 1795) il avait reçu le titre de prince de la Paix.
Page 165. ... Fénelon, de Chénier,... — Fénelon ou les Religieuses de Cambrai, tragédie en 5 actes de M. J. Chénier (1793).
Page 166. ... of the first act. — Je finis par faire la meilleure scène comique que j'aie jamais faite, la troisième du premier acte.
Page 166. Le Père d'occasion,... — Comédie de J. Pain et Vieillard; représentée pour la première fois au théâtre Louvois le 25 janvier 1803.
Page 166. ... l'Amant soupçonneux,... — Comédie en un acte de Chazet et Lafortelle. Stendhal écrit Le Porté.
Page 166. Les Ménechmes — Comédie en 5 actes
de Regnard (1705).
Page 166. ... si loin,... ■ — Sic. Ce mot se trouve au bas
d'une page ; peut-être Stendhal, en tournant le feuillet, a-t-il oublié un ou plusieurs mots. Page 167. ... du petit profil. ■ — - Le buste de Molière, auquel Stendhal fait ici allusion, est probablement celui de Houdon. Il se trouvait en marbre à la Cornédie-Française, mais le théâtre Louvois pouvait aussi en posséder une réplique. En tout cas i'eau-forte d'Augustin de Saint-Aubin, citée par Beyle, a bien été gravée, en 1799, d'après le buste de Houdon.
Page 167. ... du Courtisan,... — Pièce dont Stendhal avait l'idée à cette époque. Les notes de la Filosofia noi^a parlent d'une pièce où seraient mis en scène deux jeunes gens, l'un ayant le caractère de La Fontaine, l'autre d'un courtisan. Stendhal pensait que le caractère du courtisan à lui seul ne pouvait donner un sujet de comédie (16 messidor XII).
Page 168. Mais la maison de ton père... — Stendhal parle dans la Vie de Henri Brulard de cette maison, dont il dit avoir fait les plans, avec la collaboration de son ami Mante. C'était un gros immeuble lourd, à deux étages, solide et sans la moindre ornementation, qui existe encore aujourd'hui. C'est cette maison qui commença, d'après Stendhal, le déclin de la fortune de Chérubin Beyle. (Cf. Vie de Henri Brulard,. t. II (notes), p. 252 et 278.)
Page 168. ... /'Avocat Patelin. — Comédie de Brueys (1706).
Page 169. Bourgoin... — M^^^ Marie Bourgoin était devenue sociétaire de la Comédie-Française, par la protection du ministre Chaptal, en mars 1802. Elle y joua jusqu'en 1829.
Page 169. ... la Leçon conjugale,... — La Leçon conjugale, ou VAfis aux Maris, — comédie en 3 actes de Chazet et Sewrin.
Page 170. ... the taming... — Ms. : the tame.
Paris.
Ce chapitre est extrait des manuscrits de la biblio- "thèque municipale de Grenoble, R 5.896, vol. XXII, fol. 65 à 82. Il fait partie du même cahier gris qui contient le Journal du 3 prairial au 18 messidor an XII (23 mai-7 juillet 1804).
De courts fragments ont été publiés par Stryienski, Journal de Stendhal, p. 92 à 102. Celui-ci a intercalé dans le texte des notes griffonnées par Stendhal sur la couverture et des fragments de la Filosofia nova.
— Les deux feuillets de la couverture du cahier (fol. 53 et 89) portent des notes de la main de Stendhal, que nous publions au bas des pages 87, 88 et 89 du présent volum'^.
Page 173. ... et je signerai. — M. Chuquet a publié {Stendhal- Beyle, p. 487) un certificat du général Michaud en faveur de Beyle, mais postérieur de près d'un an (25 thermidor an XIII). A ce moment, Stendhal venait d'arriver à Marseille.
Page 173. ...le Séducteur, de Bièvre.... — ^ Comédie en 5 actes (1783).
Page 175. ... lorsqu'on le soutient. — En marge, de la main de Stendhal : « Oreste, le Cid. >'
Page 175. ... la Gageure. — La Gageure imprévue, comédie de Sedaine.
Page 176. ... signées H. — Stendhal figure ici l'initiale un peu ornée qui constitue la signature de Henri IV.
Page 176. ... dont je plaisantais le poème. — S'agit-il du Poème sur le globe (1784, in-8°), ou d'Achille à Scyros, poème en 6 chants qui porte le millésime de 1805, mais qui avait peut-être paru dans les •derniers mois de 1804 ?
Page 177. ... (l'Auberge pleine)... — Le Sourd ou V Auberge pleine, comédie en 3 actes de Desforges (1790).
Page 177. ... la Pupille... les Etourdis... — ■ La Pupille, comédie en un acte de Fagan (1734). — - Les Etourdis, ou le Mort supposé, comédie en 3 actes d'Andrieux
Page 178. La Vauguyon,... — C'était, d'après Saint- Simon, un pauvre gentilhomme nommé Bethoulet et qui se fit appeler Fromentau. Il avait épousé Marie de Stuert de Caussade, dame de La Vauguyon, veuve de Barthélémy de Quélen, vicomte du Brontay, et prenait le titre de comte de La Vauguyon. Vers la fin de sa vie, sa pauvreté était extrême, et Saint- Simon rapporte diverses anecdotes qui montrent sa susceptibilité à cet égard. Il se tua de deux coups de pistolet dans la gorge le 20 novembre 1693. L'édition de Saint-Simon citée par Beyle est celle de Londres, 1788-1789, in-12, suppl., t. IV, p. 179.
Page 178. ... nous allons chez Sicard. ■ — L'abbé Roch- Ambroise Cucurron, dit Sicard (1742-1822), avait succédé en 1789 à l'abbé de l'Epée dans la direction de l'Institut des sourds-muets. C'était un éducateur de grand mérite. Il professait la grammaire générale à l'Ecole normale et était membre de l'Institut.
Page 178. ... Massieu... — Jean Massieu, sourd -muet de naissance, élève de l'abbé Sicard, avait fait parler de lui dans les journaux du temps en plaidant luimême sa cause contre un voleur qui lui avait dérobé son portefeuille. (Voir : Cours d'instruction d'un sourd-muet de naissance, par l'abbé Sicard. Paris, 1803, in-80, p. 481.) En 1805, VAlmanach National le qualifie de premier répétiteur de l'Institut des sourds-muets.
Page 178. ... Au Philosophe marié,... — Comédie en 5 actes de Destouches (1727).
Page 179. ... we go at Hardy Cofl'ee,...^ — Nous allons.
au café Hardy. — Le café Hardy était situé boulevard des Italiens.
Page 179. ... le poète Fulchiron. — Voir ci-dessus, p. 407. la note de la page 70.
Page 179. Tyran domestique,... — Comédie en 5 actes d'Alexandre Duval (1804).
Page 179. Iphigénie en Tauride... — Tragédie en 5 actes de Guimond de La Touche (1757).
Page 179. ... yP' Saint-Val... — M^e Saint- Val cadette, avait joué au théâtre Olympique, situé rue de la Victoire, en 1802.
Page 179. ... M""^ Thénard... — Madeleine Perrin, dite la grande Thénard, née à Voiron en 1757. joua à la Comédie-Française jusqu'en 1819.
Page 182. ... Chapelle. — Personnage des Deux Hommes.
Page 1S3. Le Préjugé à la mode — Comédie en
5 actes, de La Chaussée (1735).
Page 183. ... les Deux Pages. — Auguste et Théodore, ou les Deux Pages, comédie en 2 actes de E. de Manteufel, représentée pour la première fois à la Comédie- Française le 6 mars 1789.
Page 183. ... le jour où l'on fit périr les deux prêtres,... ■ — ■ Stendhal fait allusion ici à l'exécution des abbés Revenas et Guillabert, guillotinés à Grenoble le 26 juin 1794. A cette époque, le jeune Henri Beyle, « près de la seconde fenêtre du grand salon à l'italienne », traduisait « avec plaisir Virgile ou les Métamorphoses d'Ovide », sous la direction de M. Durand. (Cf. Vie de Henri Brulard, tome I, p. 185-186.)
Page 190. Tai revu Héloïse,... — D s'agit d'une visite chez les Mounier, ainsi que l'indique le contexte. Edouard Mounier habitait à cette époque Rennes, où son père était préfet. Héloïse, « mon Héloïse », comme Stendhal la désigne plus loin, est Victorine
Mounier. Henri Beyle compare ailleurs son amour pour Vietorine à celui d'Abélard pour Héloïse.
Page 192. Voici le plan du champ de bataille,... — Suit im plan représentant la partie de l'appartement Mounier où Stendhal rencontra Vietorine et s'entretint avec Edouard.
Page 193. ... ail' allogiamento del S. Degernd. - — Mon oncle me dit hier soir : J'ai vu pendant deux heures M[ounier], son fils et ses filles sont ici. Cette nouvelle me troubla agréablement. En rentrant de chez lyjme R[ebufîet], j'ai trouvé un billet d'Edouard pour M. B[eyle]. Je l'ai vue vers quatre heures moins le quart, rue du Bac, dans l'appartement de M. de Gérando (?).
— Cet alinéa est suivi d'un blanc d'un tiers de page, destiné sans doute à recueillir le lendemain les détails complémentaires, comme Stendhal l'écrit un peu plus haut.
Page 193. ... des Femmes,... — Comédie en 3 actes,
de Demoustier (1793).
Page 194. ... au Muet, suii^i de l'Amant bourru. —
Le Muet, comédie en 5 actes, de Brueys et Pala-
prat (1691). — h' Amant bourru, comédie en 3 actes,
de Monvel (1777).
Page 195. ...du papier de M. Muron ... — Il s'agit probablement du papier qui couvrait les murs d'un restaurant fréquenté par Stendhal. (Cf. plus haut,, page 62.)
Page 196. ... Ariane,... — Tragédie de Thomas Corneille (1680).
Page 196. ... Z'Avis aux Maris. — UAi'is aux Maris ou la Leçon conjugale, par Sewrin et Chazet, comédie en 3 actes et en vers.
Page 197. ... plus ainsi : A,... — Cet A renvoie à un croquis de Stendhal reproduisant schématiquement le profil de Napoléon, et montrant le parallélisme
de la ligne un peu fuyante du front et de l'arête du nez.
Page 197. ... Misanthropie et repentir,... — Drame en 5 actes, de Kotzebue, trad. de l'allemand par Bursay et arrangé pour la scène française par mad. Mole.
Page 197. ... des Héritiers, de Dupai,... — Le Naufrage, ou les Héritiers, comédie en un acte, d'Alexandre Duval.
Page 197. ... par l'arrii'ée de... — Le nom est en blanc dans le manuscrit.
Page 197. ... M''^ Rolandeau,... — Il s'agit certainement (le contexte l'indique) de cette demoiselle Rolandeau que Stendhal avait rencontrée à Genève à la fin du mois de mars de la même année. (Cf. ci-dessus, Journal du 30 mars au 2 avril 1804.)
Page 198. N,... — Le reste du nom est en blanc.
Page 198. ... la Jeune Prude. — La Jeune Prude, ou les Femmes entre elles, comédie en un acte d'Emm. Dupaty (1804).
Page 199. ... cette longue ligne A,... — Stendhal accompagne sa description d'un croquis représentant le nez de M^^^ Contât, dont A est l'arête.
Page 200, ... et i>eut faire le... — Stendhal a oublié d'écrire le dernier mot de cet alinéa, en tournant la page.
Paris.
Extrait des manuscrits de la bibliothèque municipale de Grenoble, R 5.896, vol. XXII, fol. 90 à 122.
Publié incomplètement par Stryienski, Journal de Stendhal, p. 103 à 126, avec deux additions (p. 103 et 110-111) prises dans les pensées réunies en vue de composer la Filosofia nova.
Stryienski a découpé ce fragment en deux chapitres (onzième et douzième cahiers). Sa division est arbitraire. II existe en effet, entre les réflexions du 17 nivôse et celles du 21, quatre feuillets blancs (fol. 99 à 101). Stendhal se proposait certainement d'y consigner son journal des 18, 19 et 20 nivôse, et de compléter après coup ses souvenirs, comme il l'a fait plusieurs fois. Il a même commencé le travail, en écrivant au fol. 99 :
« Journal contenant ce que j'ai fait pendant les 12 ou 15 derniers jours de séjour de mon oncle à Paris.
Mon oncle arrive le 12 frimaire, lendemain du couronnement, à 2 heures dvi matin. Il habite ma chambre et mon lit, et part le dimanche [10] nivôse, à 9 heures du matin ^, après avoir dépensé, à ce qu'il dit, 1.800 livres, moins 210 que j'ai prises à sa caisse et que j'ai mangées en l'accompagnant.
Nous mangeons chez Naret, rue de la Loi, à environ 3 livres 10 sous par tête. »
Stendhal, qui en somme n'avait guère parlé de son oncle dans le cours du séjour qu'il avait fait à Paris, songeait à combler cette lacune. D'autres soins, qu'il dut considérer comme plus urgents, l'empêchèrent de réaliser son projet. Et les quatre feuillets réservés restèrent blancs, sauf les quelques lignes que l'on vient de lire.
Page 201. ... la quatrième leçon de Bernadille... — Berna dille est Dugazon, dont l'un des meilleurs rôles était le Bernadille de la Femme juge et partie, comédie de Montfleury.