JU
prit sa place dans le carrosse du roi pour revenir au château. L'après-dlnée le roi alla de bonne heure chez madame de Maintenon, où madame la duchesse de Bourgogne alla le trouver. A six heures ils allèrent au salut, et après le salut le roi alla se promener à Trianon. Monseigneur le duc de Bourgogne, madame la duchesse de Bourgogne et monseigneur le duc de Berry allèrent faire collation à la Ménagerie et revinrent ici au souper du roi.
— M. Voisin vint après la promenade du roi lui rendre compte d'un courrier que le duc de Noailles avoit envoyé et qui n'apporte que la disposition où il a mis le peu de troupes qu'il a. — On a des nouvelles de Flandre du 24 par l'ordinaire qui n'apprennent rien de nouveau.
Vendredi 21, à Versailles. — Le roi travailla le matin avec son confesseur, dina de bonne heure et alla se promener à Marly. — On n'a point eu de nouvelles d'Albergotti depuis le 20, et comme le roi a dit à la promenade qu'il lui avoit envoyé ordre de ne point commettre sa gartiison à être prisonnière de guerre, on croit que les premières nouvelles qu'on en aura seront que la place aura capitulé. — Le maréchal d'Harcourt arriva à Strasbourg le 18, et il esten chemin pour revenir; mais comme il est incommodé, il revient en carrosse et à petites journées. — L'archevêque de Toulouse a pensé mourir ces jours-ci. Il est un peu mieux, et on croit qu'il traînera encore quelque mois. Il a résigné ce matin à l'abbé de Villacorf, son neveu, deux prieurés dont il y en a un qui vaut 10,000 livres de rente , et comme ces prieurés dépendent de Cluny, dont le cardinal de Bouillon est abbé, il faut qu'il vive vingt et un jours pour que la résignation soit lionne.
— Madame la duchesse de Bourgogne alla faire collation à la Ménagerie et y monta à cheval; elle s'y veut raccoutumer pour être à cheval aux chasses du roi à Marly.
Samedi 28, à Versailles. — Le roi tint le conseil de finances et travailla l'après-dlnée avec M. Voisin. — Il arriva un courrier du maréchal de Villars par lequel on ap|>rit T. xni. 1 :>