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que le 24 les ennemis s'étoient rendus maîtres des deux demi-lunes et que, la brèche au corps de la place étant fort grande, Albergotti avoit faitljattre la chamade le 25, le 26 la capitulation avoit été signée ; qu'elle étoit fort honorable et que nos troupes en dévoient sortir le 29 Voilà tout ce qu'on sait de la capitulation, et on croit que M. d' Albergotti envoie M. de Mortemart pour l'apporter au roi. M. de Dreux fut lilessé d'un éclat de boralje à l'attaque d'une demi-lune le 24; il n'y a que lui d'officier considérable et deux lieutenants-colonels blessés durant lesiége. — Le roi d'Espagne, ayantétéjoint par les troupes qu'il a fait revenir de Flandre, avoit marché aux ennemis qui s'étoient retirés à Agramont, mais il les atrouvés dans un poste inattaquable ; ainsi apparemment la campagne se passera sans combattre, quelque envie qu'en ait S. M. C. Dimanche 29, à Versailles. — Le roi tint le conseil d'État. Monseigneur y vint de Meudon et en sortit un peu après midi et emmena madame la duchesse de Bourgogne avec lui diner à Meudon. — M. de Mortemart arriva un peu après que Monseigneur fut au conseil. Le roi le fit entrer et demeura plus d'une demi-heure avec lui. 11 a apporté la capitulation de Douai. 11 loue fort M. Albergotti et M. de Dreux et ne parle point du tout de lui. Le roi est fort content du compte qu'il lui a rendu. Les ennemis ont accordé tout ce qu'ils avoient demandé pour la capitulation . Il y avoit une brèche au corps de la place à passer deux bataillons de front, et on avoit déjà commencé à combler le fossé. On envoie la garnison à Cambray. La blessure de M. de Dreux est fort peu considé- *rable , et la garnison est réduite à la moitié de ce qu'elle étoit au commencement du siège. — Le marquis de Sablé "^ mourut à Paris. Il étoit fils de feu M. Servien, surintendant des finances. Il étoit fort ruiné; c'est lui qui avoit vendu Meudon à M. de Louvois et qui venoit de vendre Sablé à M. de Torçy. Le roi lui avoit donné par cliarité unp pension do 1,000 écus.