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V. Hfugo] me disait hier, 24 avril 1820, qu'il était né à Besançon, mais qu'il en avait été amené à l’âge de 6 mois. Ses compatriotes l’aiment beaucoup. Il compte publier quelque jour un ouvrage intitulé : Les Souvenirs d'un enfant de neuf ans, dans lequel il rappelera ! ce qu’il éprouvait à cet âge, en traversant l'Espagne. Sa présentation au roi Joseph, qu'il avait vu beaucoup plus jeune encore, qui le prit sur ses genoux et qu'il appela tout le long de la séance Monsieur, en dépit des recommandations de son père. Hier, nous plaisantions tous deux sur les réceptions académiques et il me disait que ? l’année 1840, il ferait Algenor ou les malheurs de l'innocence, ouvrage qui le ferait entrer à l’Académie française.
Il improvise en vers d’une manière extraordinaire.
I1 doit aller aujourd’hui visiter les tours de Notre-Dame, chose qu'il fait souvent depuis quelque tems pour le roman qu'il doit publier cet automne ÿ. À
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2 Ici, le mot quelque se lit, à demi écrit, puis effacé.
3 En fait, Notre-Dame de Paris ne paraîtra qu’en 1831. Mais Victor Hugo sOngeait à ce roman dès 1828 ; il s'était engagé à le donner à Gosselin au mois d'avril 1820 (cf. Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, édit. Hetzel, t. FD F38; Biré : V. Hugo après 1830, 1801, t. I, p. 8). — Un témoignage de Sainte-Beuve, rapporté dans le Journal des Goncourt, confirme celui de Denis : « Quand il faisait ses Feuilles d'Automne, nous montions tous les soirs sur les tours de Notre-Dame pour voir les couchers de soleil. »