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HO ETE

11 Octobre 1831. Je viens de voir S[ainte]-Bfeuve] !, dont la conversation est toujours si réellement amusante. Il disait et avec des mots que je ne puis complètement me rappeler : On perd toujours quelque chose avec Planche et son frottement vous soutire la tranquillité que l'on à.

Lu avec intérêt ? ou plutôt parcouru la Balance ? Naturelle de ce pauvre Ant. de la Salle4. Ce pauvre Stocard 5 me paraît bien malade.

1 Sur les relations de F. Denis avec Sainte-Beuve, cf. la correspondance de Sainte-Beuve publiée dans notre avant-propos. Sans compter le portrait de Trepidans, Sainte-Beuve a consacré à Denis un article sur les Scènes de la nature (Globe, 18 décembre 1824) et diverses mentions (Préface de Paul et Virginie, édit. Curmer, 1834 ; Nouveaux Lundis, t. XI, p. 290). Le compte rendu d'André le Voyageur dans le Globe du 25 décembre 1827, et peut-être celui des Chroniques chevaleresques dans la Revue des Deux Mondes du 1° février 1840 (cf. G. Michaut : Sainte-Beuve avant les Lundis, p. 657) sont de Sainte-Beuve.

? La surchargé par ou.

3 Le commencement du mot Machine se lit sous Balance.

4 Antoine de la Salle (1754-1829), fils naturel du comte de Montmorency-Pologne ; théosophe, auteur du Désordre régulier ou avis au public sur les prestiges de ses précepteurs et sur ses propres illusions, Berne, 1786, — de la Balance Naturelle, Londres, 1788. Cf.: Gence : Notice biographique et littéraire du philosophe français Antoine Lassalle. Paris, 1837. Auguste Viatte : Les sources occultes du romantisme, t. IT, 1928, p. 26-28. — Ferdinand Denis lui a consacré une Notice dans la Nouvelle Biographie Didot (1852). Il rend hommage à celui qu’il semble bien avoir regardé comme un de ses maîtres, dans son Essai sur la philosophie de Sancho (t. I du Livre des Proverbes français de Leroux de Lincy, p. xx111) : «Il n’y a cependant point longues années qu'il vivait ce spirituel traducteur de l’ingénieux Bacon, dont la conversation animée n'était qu’une suite de proverbes, qu’il avait recueillis à Rome, à Canton, à Sumatra, chez les Esquimaux, que sais-je ? dans tout l'univers, et qu’il répétait dans son grenier,

pour tromper la faim, …. Vous trouveriez bien d’autres de ses proverbes dans Ze Désordre régulier ; et dans /a Balance Naturelle qu'on ne lit plus, des questions à faire la fortune d’un livre ont été depuis longtemps discutées. » — Cf. une pensée

d'Antoine de la Salle citée par Denis dans son Essai sur la philosophie de Sancho (dans le Livre des Proverbes français de Leroux de Lincy, t. I, p. xxIn).

5 Parent de Denis par la mère de celui-ci, née Stocard. Souvent nommé dans sa correspondance du Brésil.

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