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2 Il s’agit sans doute de Mme de Coislin, morte en 1817, et d’une anecdote que Chateaubriand raconte à peu près dans les mêmes termes : « Au moment où elle était prête à passer, on soutenait au bord de son lit qu’on ne succombaïit que parce qu’on se laissait aller ; que si l’on était bien attentif et qu’on ne perdît jamais de vue l’ennemi, on ne mourrait point : « Je le crois, dit-elle, mais j'ai peur d’avoir une distraction. » Elle expira. » (Mémoires d'Outre-tombe. Edit. Biré, t. II, p. 477.)

8 y effacé.

4 Sic. — Laurent-Pierre Bérenger, auteur, avec le P. E. Guibaud, de la Morale en Action ou Elite de faits mémorables et d'anecdotes instructives (1810).

5 Sur les relations entre Ballanche et Senancour, cf. le témoignage de Denis : « Senancour aurait-il incliné vers une théosophie à la manière de Ballanche ? Il avait beaucoup de goût pour ce philosophe. Il eut un grand chagrin, à ce que m'a raconté M. Ferdinand Denis, d’avoir manqué un jour la visite de l'écrivain lyonnais. » (J. Levallois : Senancour, 1897, p. 126.)

5 Pour Fauriel, v. N° XLI, note 3. La traduction de la Parthénéide de Baggesen par Fauriel avait paru en 1810.

7 La préparation d’une édition nouvelle de Senancour, en 1833, allait révolter particulièrement Sainte-Beuve contre cette tendance de Senancour à défigurer son œuvre, et il protestera dans une lettre à Ferdinand Denis (Livre d'Or de Sainte-Beuve, P. 399) : « J'ai été hier chez M. de Senancour. J'ai vu les mutilations qu'il va faire à Obermann. J'ai parlé pendant une heure aussi énergiquement et vivement que je pouvais contre. Les plus belles et naïves effusions de couleurs, si rares dans la littérature de 1804 et qui font de M. de Senancour un des pères de l'émancipation litté-

les passages copiés par notre Joseph Delorme dans la première édition sont précisément ceux qui ne se trouvent pas dans la seconde 1, En parlant d'artiste, j'allais oublier un jugement bien honorable pour l’auteur du Lépreux de la Cité d'Aoste, mais l'expression manque, ma lettre est imparfaite. — C’est une chose fort belle comme un siècle en fait une. Ceci a fait plaisir à Cisca ?, C’est un beau mot d’un tel homme et pour une chose qu'on aime. Le portrait vient bien. L'âme d’Hebal est dans la lumière du front. M. Arsenne 5 a dit à voix basse à S[ainte]-B[euve] qu’il voulait faire Hébal 4.

— Jem'’aperçois combien le souvenir laisse échapper de choses et de noms. Il a été question de Swedenborg, d'Edouard Archer, de M. de Tollenare 5,

raire sont comme grattées avec effort et font place à un dessin de plomb didactique et classique. C’est Obermann publié et corrigé par M. Jay. Qu'y faire ? Seulement comme M. Ledoux, à ce qu'il paraît, a mêlé mon nom à une des annonces, je le prie de l’ôter et ne l’autorise en rien à s’en servir. Quand j'ai écrit d'Obermann, ce n’est pas de celui-ci, du nouveau, mais de l’ancien. »

1 Il s’agit probablement non de la seconde édition (1808), mais de la troisième (1828).

? Diminutif familier de Sophie-Mavie-Francisca Denis, sœur de Ferdinand Denis. Elle mourra le 26 décembre 1835.

3 Louis-Charles Arsenne (1780-1855), peintre et écrivain. Il est l’auteur d’un Manuel du peintre et du sculpteur, ouvrage dans lequel on traite de la philosophie, de l’art et des moyens pratiques (Paris, à la librairie encyclopédique de Roret, 1833, 2 vol.). On trouve au t. I de cet ouvrage (p. 194-318), une notice de Ferdinand Denis, précédée de cette note : « M. Ferdinand Denis ayant publié dernièrement dans ?’Aytiste (3e vol., 20 et 21€ liv.) une notice sur les manuscrits orientaux à miniatures (bibliothèque royale), a composé depuis deux autres notices qui forment avec la première un travail plus complet. Je dois à son amitié la possibilité de donner ici cet ensemble et de joindre ainsi à l’ouvrage que j’offre au public, tout ce que ses études et son enthousiasme lui ont suggéré d’utile pour l'artiste et d’intéressant pour l’histoire et la poésie de l’art... » — Arsenne habitait la même maison que Denis, 21 rue Notre-Dame des Champs.

4 La Vision d'Hebal, chef d'un clan écossais, de Ballanche, venait de paraître chez Didot (1831).

5 L.-F, de Tollenare, né à Nantes, auteur d’études d'économie politique (Discours sur les écrits de M. J.-B. Say, lu à la séance de la société royale de Nantes, du 25 novembre 1832, Nantes, 1833 ; Essai sur les entraves que le commerce éprouve en Europe, Paris, 1820), et de Point d'effet sans causes, Nantes, 1828, sur les miracles de Mme de Saint-Amour. F. Denis avait été en relations avec lui au Brésil. En annonçant dans une lettre à sa mère (Bib. Sainte-Geneviève, mss. 3417), l’arrivée de M. de Tollenare à Bahia, il ajoutait (21 décembre 1817) : « C’est un riche négociant de Nantes qui depuis quelque temps grossit notre petite société. Il est difficile de réunir plus de qualités aimables et solides. » I1 vante les connaissances de M. de Tollenare en minéralogie (22 décembre 1817, à son père). Il annonce son départ en ces termes : « M. de Tollenare dont j'ai déjà parlé comme d’un homme vraiment aimable et instruit part aujourd’hui pour Nantes. » (Bahia, 24 septembre 1818, à ses parents.) Il annonce

de Mme de S. Amour, de S. Martin ?, de Gilbert [,]# de Genc{e]4 et de bien d’autres hommes dont le nom soulève des pensées. Ceci, du reste, a été écrit aussi vite qu’une parole brève et imparfaite et ne doit être relu que dans quelques années, si je vis.

à sa mère (Bahia, 24 juin 1819) : « J'ai écrit à M. de Tollenare. » Le dossier de mss. 3434 de la Bib. Sainte-Geneviève (legs F. Denis) contient des Nofes dominicales prises pendant un voyage en Portugal et au Brésil en 1816-1817 et 1818 par L.-F. de Tollenare. Une partie de ces notes a été reproduite par F. Denis dans son ouvrage sur le Brésil (Collection de l'Univers Pitioresque). Une traduction portugaise partielle a paru en 1906 sous le titre de : L.-F. Tollenare : Notas dominicaes.., traduzidas.. par Alfredo de Carvalho (Recife, 1906).

1 Mme de Saint-Amour (voir le livre de L.-F. de Tollenare, cité plus haut ; et Richer : Des guérisons opérées par ME de Saint-Amour, Nantes, 1828), inspirée qui prétendait guérir les malades à l’aide de prières.

2 L.-Claude de Saint-Martin (1743-1803) « le Philosophe inconnu », théosophe célèbre.

3 Sur ce « dernier disciple » et éditeur de Saint-Martin et ses relations possibles avec Ballanche, cf. À. Viatte : Les Sources Occultes du Romantisme, 1928, t. II, p. 220, note 4.

4 Jean-Baptiste-Modeste Gence (1755-1840), auteur de Considérations sur l'Imitation de Jésus-Christ, d'une Notice biographique sur Louis-Claude Saint Martin ou le Philosophe Inconnu, Paris, 1824, collaborateur de la Biographie Universelle de Michaud, etc. Voir Viatte, loc. cit., t. II, p. 24-28.

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