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8 Sic. — Sur la brouille de Sainte-Beuve avec « toute cette société de l’abbé de Lamennais », cf. No XIII. C’est en souvenir de ces jours où ils étaient freschi, que George Sand parlera dans l'Histoire de ma vie (Vme Partie, chap. VI) de l’amitié
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de son tems, elle sait ce que vaut une telle gloire et l’apprécie : On en fera des papillottes ! de tous ces livres et peut-être quelque chose de pis. Elle est sympathique à Leroux ?. Il lui a fallu fumer. Elle m'a demandé si son cigarre % ne m'incommodait point et si je ne fesais4 point du dévouement. Et au milieu de tout cela, de bonnes et brillantes paroles, un regard de haute prévision sur les hommes et sur les choses, un grand dédain de tout hors les trois hommes déjà nommés —— puis une sollicitude de femme pour toutes ces misères d'hommes de talent dont je lui parlais. — Jamais Fabre d’Olivet ne lui avait été nommé. Coissin 5 est venu la voir, mais elle ignorait sa capacité d'intelligence. — En ce moment, elle va raccommodant le linge d’un Polonais et reprisant ses cravattes 6 qu’elle prend dans sa commode —et tout cela est fait à merveille, assure-t-elle. Misciewiz ?
était là. Elle veut acheter ses œuvres — et puis au milieu de tout cela, des choses hardies [?] sur sainte Thérèse. — Le génie chez les femmes c’est l’abstinence. — Elle veut soulever Senancour et l’imposer à Buloz. Elle
ferait un grand article sur lui qui précéderait l'impression de son œuvre à. Tout cela décoloré, mal dit, ne signifie plus rien dans cette page, mais tout cela répété après tout ? ces souvenirs harmonieux était comme une page ardente et passionnée de Lelia, dont je rêverai un jour le souvenir [?]. Mne d’Afgoult] était à cette soirée.
« un peu susceptible, un peu capricieuse » de Sainte-Beuve : « Il m'a affligée profondément par des aversions et des attaques acerbes contre des personnes que j'admirais et que je respectais. » Elle reconnaît néanmoins qu’il à toujours été « généreux et affectueux » pour elle, et ajoute entre parenthèses : « On m'a dit qu’il ne l’avait pas toujours été en paroles, maïs je ne le crois plus. »
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2 G. Sand rapporte elle-même (Histoire de ma vie, Vme partie, chap. 9) comment elle s’est liée avec Pierre Leroux (1797-1871), « le plus grand critique possible dans la philosophie de l'histoire » (cf. sur lui F. Thomas Pierre Leroux, sa vie, son œuvre et sa doctrine, 1904) : c’est Sainte-Beuve qui lui avait conseillé de « chercher .. la lumière » auprès du directeur du Globe ; et « sa figure belle et douce », son « œil pénétrant et pur », son « sourire affectueux », Sa « voix sympathique » la retinrent.
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5 Sic., pour Coëssin. Cf. No VI.
6 Sic.
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8 Ce projet ne fut pas exécuté ; mais George Sand avait déjà consacré un article à Senancour dans la Revue des Deux Mondes, 15 juin 1833.
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