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5 Charles Didier (1805-1864), né à Genève, collaborateur du National, du Monde de Lamennais, auteur de la Rome souterraine (Paris 1833). « Il fut un de mes meilleurs amis, dit G. Sand, et nous nous sommes refroidis.. Charles Didier était un homme de génie... » (Histoire de ma vie, Ve partie, chap. 6). Sur Didier, cf. Charly Clerc dans : la Vie romantique au pays romand, Lausanne, 1931.

8 Sic. — Le Journal de mon voyage... à Giacomo Meyerbeer, avait paru dans la Revue des Deux Mondes du 15 novembre 1836.

7 G. Sand tenait en effet particulièrement à ces Lettres, ou plutôt à l’œuvre qu’elle méditait par delà ces Lettres : « Je viens. de relire les Lettres d'un Voyageur de septembre 1834 et de janvier 1835, écrira-t-elle plus tard, et j'y retrouve le plan d’un ouvrage que je m'étais promis de continuer toute ma vie. Je regrette beaucoup de ne l'avoir pas fait... C’eût été, je crois, un bon livre. » (Histoire de ma vie, Vme partie, chap. 6).

8 Sic.

[XIIT)

[Suite du même feuillet]

[p. 3] Hier 23 obre 1836 — j'ai eu une longue et curieuse conversation avec À. de G. S. 1 sur Mme Sfand]. Il a été un de ses amis d’enfance, et il rit beaucoup de toutes les choses fausses, de toutes les niaiseries même

1 A. de G.S. (et plus bas Aj) est certainement Sfephane Ajasson de Grandsaigne (ou Grandsagne), né à la Châtre, en 1802, dont George Sand parle en ces termes, dans l'Histoire de ma vie (IV®® Partie, chap. V) en le désignant sous le nom de Claudius:«Le jeune homme pour qui on m'avait supposé de l’inclination était un des ***.., Sa famille était une des plus nobles du pays et avait eu de la fortune. L'éducation de dix enfants avait achevé de ruiner les parents de Claudius. Quelques-uns avaient entaché leur blason par de grands désordres et une fin tragique. Trois fils restaient. Des deux aînés, je n’ai rien à dire qui ait rapport à cette phase de mon existence philosophique et religieuse. Le seul qui s’y soit trouvé mêlé indirectement était le plus jeune. — Il était d’une belle figure et ne manquait ni d'intelligence, ni d'esprit. Il se destinait aux sciences, où il a eu depuis une certaine notoriété. Pauvre à cette époque, encore plus par le fait de l’avarice sordide de sa mère que par sa situation, il se destinait à être médecin. De grandes privations et beaucoup d’ardeur au travail avaient ébranlé sa santé. On le croyait phtisique. Il en a rappelé : mais il est mort de maladie dans la force de l’âge. — Deschartres, qui avait été lié avec son père, et qui s’intéressait à un gentilhomme étudiant, me l’avait présenté et l’avait même engagé à me donner quelques leçons de physique. Je m’occupais aussi d’ostéologie… [Claudius]| retourna à Paris, et, chargé par moi de m'envoyer une centaine de volumes, il m'écrivit plusieurs fois pour me donner des renseignements... Je ne sais pas s’il chercha des prétextes pour m'écrire plus souvent que de besoin : il n’y parut point jusqu’à une lettre très sérieuse, un peu pédante et pourtant assez belle, qui, je m’en souviens, commençait ainsi : Ame vraiment philosophique, vous avez bien raison, mais vous êtes la vérité qui tue... — Claudius était trop pédant pour ne pas trouver une sorte de satisfaction à ne pas être amoureux en dépit de l’occasion... » Y a-t-il quelque dépit, dans cette dernière ligne ? Dans le Voyage en Auvergne et en Espagne, publié dans le Figaro, en 1888 (cf. W. Karenine : G. Sand, sa vie et ses œuvres, 1899, t. I, p. 224) elle dit de lui : « C’est un fou, un vrai pédant » ; et dans une lettre de mars 1827 (Correspondance, 1882, t. I, p. 32) : « Je prévois que St. avec les moyens de parvenir, n’arrivera jamais à rien... St. a beaucoup des défauts de ses frères. Dâût-il tomber aussi bas que l’aiîné de ses frères, je l’aimerais encore, par compassion... Mais il restera plongé dans la misère. De tristes pressentiments m'’avertissent que ses efforts pour s’en tirer l’y plongeront plus avant... » — Les relations de F. Denis avec ce bohème de sciences s'expliquent aisément : Denis avait collaboré, en 1830, par son Tableau des Sciences occultes, à l'Encyclopédie portative, à laquelle Ajasson avait donné un Résumé de l’Ichtyologie, en 1829 ; et c’est Ajasson qui publie, en 1834, dans la collection de cette Bibliothèque populaire, où Denis avait fait éditer, en 1833, son Brahme Voyageur, les Notions Générales servant d'introduction à la Collection.

qu'on débite sur son compte. Elle est née avant le mariage vers 1803 LE Son père nommé Dupin épousa plus tard sa mère et la légitima ainsi. Il n’est pas vrai que M. Dupin soit mort sur le champ de bataille comme on l’a dit lors du fameux procès. Etant à la Châtre, où il demeurait et ayant promis à sa femme de revenir de bonne heure d’une fête où il était allé, il monta à cheval quoique un peu échauffé par le vin et ? l'animal l'ayant jeté à terre, il se brisa # l’épine dorsale et mourut sur la place. Ses amis ne voulaient point le laisser partir, mais il avait menacé son domestique de lui passer son épée à travers le corps s’il ne sellait point son cheval. C'était du reste un brave officier aide de camp ou 4 officier d'ordonnance de Murat. Le frère aîné d’Aj tenait le poëèle 5. M. Dupin est enterré à Nouan6 dans le cimetière contigu à la propriété de Mme Dudevant. La tête est dans le parc et les pieds sont? dans le cimetière 8. C’est dans la partie potagère, quelques cyprès indiquent le

1 G. Sand est née le 1°' juillet 1804 à Paris, 15, rue Meslay : « Cet accident de quitter le sein de ma mère m’arriva à Paris le 16 messidor an XÎI, un mois juste après le jour où mes parents s’engagèrent irrévocablement l’un à l’autre. Ma mère se voyant près de son terme voulut revenir à Paris, et mon père suivit le 12 prairial. Le 16, ils se marièrent en secret à la mairie du 2€ arrondissement. » (Histoire de ma vie, 2Me partie, chap. 7.)

2 se luxf[al, effacé.

3 Ja moelfle], effacé. — Sur les circonstances de la mort de son père, G. Sand offre un récit analogue par les faits, mais d’un caractère tout différent. Elle insiste sur l’humeur ombrageuse de ce cheval, « l’indomptable Leopardo d’Andalousie », donné à Maurice Dupin par Ferdinand VIT, prince des Asturies : « Le vendredi, 17 septembre, il monta son terrible cheval pour aller faire visite à nos amis de La Châtre. 11 y dîna et y passa la soirée. On remarqua qu’il se forçait un peu pour être enjoué à l'ordinaire et que, par moments, il était sombre et préoccupé. La mort récente de son enfant [Louis] lui revenait dans l’âme... Au sortir de la ville, cent pas après le pont qui en marque l'entrée, la route fait un angle. En cet endroit, au pied du treizième peuplier, on avait laissé ce jour-là un monceau de pierres et de graviers. Mon père avait pris le galop en quittant le pont. Il montait le fatal Leopardo. Weber, à cheval aussi, le suivait à dix pas en arrière. Au détour de la route, le cheval de mon père heurta le tas de pierres dans l'obscurité. Il ne s’abattit pas, mais effrayé et stimulé sans doute par l’éperon, il se releva par un mouvement d’une telle violence que le cavalier fut enlevé et alla tomber à dix pas en arrière. Weber n’entendit que ces mots : « À moi, Weber ! je suis mort ! » Il trouva son maître étendu sur le dos. I1 n'avait aucune blessure apparente ; mais il s'était rompu les vertèbres du cou, il n'existait plus. » (Histoire de ma vie, IIme Partie, chap. 14.)

4 ou, ajouté dans l'interligne. — Maurice Dupin était bien aide de camp de Murat.

5 De bonne heure, une tendre et sincère amitlié], effacé.

$ Pour : Nohant. — D'ailleurs, Denis a marqué, par un point d'interrogation, son doute sur ce mot.

7 sont, ajouté dans l’interligne.

8 Quelques cyprès, effacé.

lieu où repose le père de cette femme si extraordinaire. M. Dupin avait de l'esprit et de l'intelligence et il fut regretté. Sa mère avait beaucoup connu J.-J. Rousseau et il en parle fréquemment. Rien ne fut plus pur, plus admirable, que la vie de jeune fille de George Sand. De bonne heure, une tendre et sincère amitié, toute désintéressée néanmoins s'établit entre A. let elle. Elle était avide de l'instruction la plus réelle et la plus sérieuse. A. de G. lui a enseigné l’anatomie et le premier ouvrage qu’il a publlié] sur l'astronomie et sur la physique, je crois, a été composé pour elle ?, A. de G. prétend avoir brülé et vu des choses plus merveilleuses, plus abondantes, plus riches de poésies que celle ? qu’elle a produites. Dans sa 4 jeunesse, elle avait appris à tirer le pistolet avec lui et ne s’y montrait pas trop inhabile. À cette époque, un grand dédain de la mort était un des traits distinctifs de son intelligence. Plus tard, mais ici il y a un peu de confusion dans mes souvenirs, comme il la conduisait au jardin des plantes et qu'ils entraient dans le cabinet d’anatomie comparée, elle lui avoua qu'il y avait en elle terreur de la mort. Ce fut en 1821 ° qu'elle épousa M. Dudevant, sous-lieutenant, et qui fit plus tard son droit à Paris $. Elle fut mariée sous le régime dotal et c’est ce qu’ignoraient, dit-on, ceus * qui ont poussé à la séparation 8, Elle a encore ajourd’hui 800,000 fr. de fortune auxquelles elle ne peut toucher, Dudevant étant bien décidé à ne jamais accorder son consentement pour qu'on y fasse le moindre

A surcharge lui, écrit antérieurement.

Leçons élémentaires de physique et d'astronomie, Paris, 1827, in-12.

Sice

sa surcharge son.

En fait, le 10 septembre 1822 (W. Karenine, loc. cit., t. I, p. 226).

George Sand résume en termes analogues la carrière de Casimir Dudevant, (fils naturel du colonel baron Dudevant), « jeune homme mince, assez élégant, d’une

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figure gaie et d’une allure militaire » : « n'ayant quitté l’école militaire que pour faire campagne comme sous-lieutenant, et n'ayant quitté l’armée au licenciement que pour faire son droit à Paris...» (Histoire de ma vie, IVme Partie, chap. VIII). — « Nous fumes mariés en septembre. 1822 », ajoute-t-elle.

PSG.

8 Voici comment G. Sand parle de ce régime dotal : « Elle [sa mère] voulait me marier sous le régime dotal, et M. Dudevant père y faisait quelque résistance, à cause des motifs de méfiance contre son fils qu’elle lui exprimait sans ménagement. J'avais engagé Casimir [Dudevant] à résister de son mieux à cette mesure conservatrice de la propriété, qui a presque toujours pour résultat de sacrifier la liberté morale de l'individu à l’immobilité tyrannique de l’immeuble. Pour rien au monde je n’eusse vendu la maison et le jardin de Nohant, mais bien une partie des terres, afin de me faire un revenu en rapport avec la dépense qu'entraînait l'importance relative de l'habitation... Mais mon mari dut céder devant l’obstination de ma mère, qui goûtait le plaisir de faire un dernier acte d'autorité. » (Histoire de ma vie, IIme Partie, chap. 8.)

Re NON

échec 1. Selon A. J., Dudevant conserve encore à son insu une partie de cet amour ardent qu’il eut jadis pour sa femme, il fut trop wxorius, selon ? l'expression d’Horace #. S'il avait voulu produire certaines pièces, il eût rendu l'arrêt impossible. A. de G. s’est interposé dans tout cela. Selon son dire, il aurait écrit une lettre vive, chaleureuse d'amitié. Cette lettre aurait fait pleurer George Sand. « C’est beaucoup, car sur la tombe de sa grand’mère qu’elle aimait à coup sûr vivement, elle avait le regard sec et pas une larme n’est tombée de ses yeux 4. » Elle affecte un cynisme d'habitude qui est bien loin d’exister en elle5. A. nie de la manière 6 la plus sentie et la plus expressive qu’elle ait eu un enfant avant son mariage comme cela a été insinué dans les Confessions ? d’un enfant du Siècle 8. C'était un ange de génie et de bonté. Ce sont à peu près les expressions d’Aj. G. S[and] a eu trois frères ?. Le dernier ne la voit plus et voici pourquoi : dernièrement, il alla voir sa sœur, elle le reçut dans son antichambre et elle lui dit : Tu ne peux pas entrer, vois-tu, Michel 10

1 Sa mer [Probablement sa mère, cf. plus bas] supprimé. « Echec » est probablement ici, par inadvertance, pour « emprunt » ou « brèche ».

2 selon surcharge com[me].

3 Uxorius, au sens de faible pour sa femme est appliqué par Horace au dieu Mibre (OTES Ne, 10)

4 « De très bonne heure, dit G. Sand, il [Deschartres] m'avait habituée à retenir mes larmes et à surmonter mes défaillances. » (Histoire de ma vie, IVe Partie, chap. V.)

5 Elle à eu, biffé.

6 explressive], bifé.

Sic.

Allusion probable à la Confession d'un Enfant du siècle, IVme partie, chap. III. George Sand a eu une sœur aînée, Caroline, fille naturelle, et deux frères, l’un — Louis — né en 1806 et mort en bas âge, l’autre, Hippolyte Chatiron, dont il s’agit ici, fils naturel de son père dont elle dit (Histoire de ma vie, ITImMe partie, chap. 7) : « Nous nous sommes toujours aimés. Il y avait certains rapports de caractère et d’intelligence entre nous, malgré d'énormes différences d’ailleurs. Il était aussi positif que j'étais romanesque. » Et ibid. : Vme Partie, chap. XI : « Mon frère, qui agissait de la manière la plus étrange et la plus contradictoire du monde. »

10 Sur Michel de Bourges (1798-1881) « le célèbre avocat Michel, notre ami à tous », comme l’appelle G. Sand, et le célèbre orateur, l'Everard des Lettres d’un voyageur, G. Sand a, dans l'Histoire de ma vie, presque tout un chapitre (le huitième de la Vme Partie) qui le décrit à peu près à cette époque (« Everard n'avait que trente-sept ans et son premier aspect était celui d’un vieillard petit, grêle, chauve et voûté ») et qui confirme le souci que Denis note ici, de respecter le sommeil du grand homme : « Il était... assiégé de visions lugubres ; courageux contre son mal, faible devant les images qu’il éveillait en lui, il nous suppliait de ne pas le laisser seul avec les spectres. Cela m'effrayait un peu moi-même... Quand il [Planet] le voyait s’assoupir, il allait le mettre au lit, revenait causer avec moi dans la chambre voisine, bien bas pour ne pas l’éveiller dans son premier sommeil... Au bout de trois ou quatre heures Everard s’éveillait plus actif, plus vivant, plus fougueux chaque jour, plus imprévoyant surtout du mal qu’il creusait en lui... »

est fatigué, hier, il est couché tard. « C’est comme si un morceau de glace m'était entré dans le cœur. {»] Il n’y est plus retourné. Est-il bien vrai qu’elle ait eu envie d’avoir un duel avec A. Du [p. 4]. « Elle sait bien quoique ? elle me déteste que moi et mon frère recevant un seul mot d’elle nous serions à elle. » Il y aurait une clef des plus curieuses à donner d’Indiana, de Valentine surtout pour les événements. Lélia est plutôt la peinture moitié réelle du caractère. Du reste, n’ayant pas la compréhension de ce style merveilleux, il a moins étudié Lélia. Il s’en tient aux premiers livres, il sait ce qu’il y a de réel dans la scène de l’opium 5. — Tout cela, il y aurait eu de l’indiscrétion à le demander. G. S[and] le déteste, dit-il, et le déteste cordialement. Lui, il paraît l’aimer. Il dit qu’il y aurait une curieuse étude physiologique à faire sur elle 4 Mais toutes ses réticences sont fort obscures. Elle à encore sa mère qui demeure boulevard Poissonnière. Elle est en froid avec elle 5. G. Sand a voulu faire un emprunt d'argent aux actionnaires de la Revue des Deux Mondes, mais il fut question de prendre hypothèque sur les biens, ce à quoi ne voulut pas consentir le mari. Elle est fort généreuse et de cela, je n’avais point de doutes. Le mari, lors de l'affaire plaidée à Bourges, s'était si bien environné de toutes les pièces $ qui pouvaient lui servir, qu’il avait les certificats constatant à l'insu de sa mère que son fils s'était fait mal au genoux ?. Ce mal avait été un prétexte pour le voyage en Suisse qui avait retardé les études de l’enfant $. Ces derniers faits n’ont pas grande valeur. Je

1 Est-ce Dumas, contre qui G. Sand a laissé échapper, dans une lettre à Sainte- Beuve, en juillet 1833, un mouvement de mauvaise humeur (W. Karenine, loc. cit., t. I, p. 399)?

2? moi et mon, effacé.

3 Cette scène est le chapitre XXIII de Valentine. Benedict ayant pénétré dans la chambre de Valentine mariée à M. de Lansac, la voit endormie par une dose trop forte d’opium, et profite d’un « de ces rêves heureux que crée l’opium ».

4 Cette étude a été faite par le D' Benassis dans la Revue thérapeutique des Alcaloïdes : George Sand ou la recherche de la volupté, et par L. Vincent : George Sand et l'Amour.

5 « Elle demeurait depuis plusieurs années, boulevard Poissonnière, N° 6, dans une maison qui a disparu pour faire place à la maison du pot de fer. Elle y vivait presque toujours seule, ne pouvant garder huit jours une servante... Quelquefois, je passais sous sa fenêtre et je grillais de monter chez elle ; puis, je m'arrêtais, effrayée de l’algarade qui m’y attendait peut-être... En de certains jours, il était impossible de s'entendre. » (G. Sand. Histoire de ma vie, Vme Partie, chap. XI.)

6 qu'il, effacé.

7 Sic. — et que le prétexte, effacé.

8 George Sand présente de ces faits une version sensiblement différente (Histoire de ma vie, Vme Partie, chap. XI) : « Le régime du collège » avait été « mortel » pour « Maurice, et, après de petites indispositions qui paraissaient sans gravité, les médecins

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ne les écrit 1 ici que comme un annexe ? confus à quelques précieux renseignements. — Quel prestige que cette éloquence. Avant hier, je suis &ilé chez Mmes de P. mes voisines, personnes à coup sûr austères dans leur habitudes et dans leurs propos. G. Sand les a séduites à un tel point que je voudrais me rappeler les expressions de femme dont elles se sont servies pour peindre une admiration sentie et sincère. Elle Ÿ n’avait jamais rien entendu, rien lu des livres publiés. — Voici S[ainte]- Bleuve] qui est en furieuse haine dans toute cette 4 société de l’abbé de L{amennais], à cause d’un article dont, à coup sûr, il pouvait s’abstenir 5. À ce propos, on ira même, je crois, jusqu'à le juger injustement. C’est tout simple. — Un mot d’Aj, à propos de G. S[and] m'a frappé : « Ou je serais bien trompé ou elle doit faire bien peu de cas de ce qu’elle fait, n’y attacher aucune valeur et surtout aucun orgueil [. »] On peut retourner la page et voir ses propres paroles 6, dont Liszt d’ailleurs m'a confirmé la sincérité.

s’aperçurent d’un commencement d’hypertrophie du cœur » ; néanmoins, M. Dudevant s’opposa à ce que l'enfant s’éloignât de Paris. « Une consultation signée Levrault, médecin du Collège Henri IV, Gaubert, Marjolin et Guersant... ne convainquit pas M. Dudevant. » Il fallut cependant emmener l’enfant à Nohant (les faits relatifs au voyage en Suisse ont été rapportés antérieurement) : « Maurice recouvra vite un peu de sommeil et d’appétit ; mais un rhumatisme aigu dans tous les membres et de violentes douleurs de tête revinrent souvent l’accabler. Il passa le reste de l’hiver dans ma chambre... Son éducation classique dut être interrompue... »

Se

? Emploi masculin, qui est un de ces archaïsmes qui ne sont pas rares sous la plume de Denis.

RSC:

# ma [Peut-être maison], effacé.

5 I1 s’agit de l’article intitulé : Du dernier ouvrage de M. de Lamennais, Revue des Deux Mondes, 1836, IV, p. 463 sqq. cf. au tome XI des Lundis, « Notes et pensées » No XXII : « Je marquai ma limite et mon ho/à lors de la publication des Affaires de Rome. C'en fut assez pour nous brouiller, au moins pour un temps. »

GICH ENOEXT,

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