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ESS

19 8bre 1840. — On ferait, dit-on, un livre curieux de toutes les distractions de l’auteur excellent d’Ahasverus !. Il y a deux ou trois jours, il se présente dans la rue Vavin, N° 9?, — accompagné d’une très estimable dame M. C., il arrête un appartement en disant que ses meubles arriveront le soir et en agissant assez sans façon, du reste, avec la maîtresse du logis qui a tout l’air d’une portière. On le laisse. Il avise deux vieux fauteuils laissés par F. de Lacroix ?. Il en prend un et s’en va rêver à loisir dans une de ces chambres, dont il compte faire plus tard son cabinet. Il s’abandonne à la rêverie. Le portier, qui le croyait parti, monte et en voyant mon poète ne doute pas que ce ne soit un individu suspect. Le lendemain, on lui rend son denier à Dieu et on lui signifie qu'on ne reçoit pas des gens de sa sorte. La scène était, dit-on, des plus comiques. Le lendemain, le vieux propriétaire était désolé et ne savait comment faire pour réparer sa sottise. Edgard 4 Quinet est un des hommes de lettres les plus honorables de cette époque.

1 Ahasvérus de Quinet avait été publié en 1833.

2 C’est rue du Montparnasse que Quinet s’installe, après avoir « campé dans un hôtel de la rue des bons enfants ». (Mme Quinet : Cinquante ans d'amitié. Michelet- Quinet, p. 11.)

3 S'agit-il de Frédéric Lacroix (cf. No XXXIV) ?

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