ADMINISTRATION DU SIECLE
Ce qu'il y a d'essentiel dans un journal, c'est l'administration. Dans toute entreprise, une bonne administration est nécessaire sans doute, mais elle est indispensable pour un journal. Le succès est à cette condition. Une publication mal ou imparfaitement administrée, si supérieurs que soient ses écrivains, doit périr infailliblement. L'expérience le démontre tous les jours.
Au Siècle, l'administration ne laisse rien à désirer,
elle est complète; tous les travaux y sont divisés selon la nature des choses ; chaque fonction à son employé intelligent.
La hiérarchie, qui pourrait être aristocratique, suivant une faiblesse naturelle à l'homme, est ici conforme à l'esprit démocratique qui n'a jamais été pour le Siècle une vaine théurie, sans application possible, mais une chose sérieuse dont il a un profond sentiment.
C'est pour obéir à cet esprit, qu'il a été créé en faveur de tous les employés, au nombre de cent cinquante, sans exception, une société de secours mutuels.
Un médeein, particulièrement attaché à cette so* ciété, donne ses soins précieux à tous les sociétaires indistinctement.
Dans les rapports entre les divers employés de tous les grades, il règne une extrême bienveillance qui est très-profitable au service.
Les clients, les abonnés sont reçus au Siècle avec une courtoisie qu'on ne rencontre pas toujours dans d'autres journaux.
L'administration du Siècle peut être offerte en exemple aux journaux, petits et grands; car après les améliorations apportées par les gérants qui se sont succédé jusqu'à aujourd'hui, on peut croire
que si l'administration n'est pas parfaite, du moins elle est dans les meilleures conditions, puisqu'elles maintiennent le succès du journal, succès justifie d'ailleurs sous tant de rapports et très -légitime.