XX.VI PRÉFACE
provoquèrent la déclaration , c'étoit lui qui défendoit contre les évêques unis au roi les franchises de leurs propres Églises.
Ceux-ci cependant ne laissoient pas d'avoir^ dans les nombreux abus des temps antérieurs ^ un prétexte plausible et même un motif fondé de chercher à en prévenir le retour. Ils établirent en droit que le Pape est tenu de gouverner rÉglise selon les canons. On ne conçoit point en effet d'ordre possible sans lois , ni de lois véritables si elles ne sont la règle obligatoire du chef même de la société. D'un autre côté , si le Pape ne peut dispenser des canons ^ les modifier, les abroger, en faire de nouveaux, suivant les besoins variables de la société ellemême , on ne conçoit pas davantage comment il la pourroit diriger utilement pour elle , on ne conçoit pas son autorité qui implique nécessairement une puissance de législation, à moins qu'il ne soit un pur et simple administrateur délégué de la communauté qu'il gouverne. Nous croyons être ici dans les limites d'une sévère logique. Toutefois il eût peut-être convenu de faire observer aussi , en faveur des évêques, que