PRÉFACE. XXVI
leurs appréhensions, sur ce qui touche leur propre pouvoir , n'étoient pas en réalité dépourvues de fondement. Car si le Pape possède dans sa plénitude la souveraine puissance dont nous venons de parler et que nous ne voyons aucun moyen de lui contester catholiquement , s'il peut en user sans aucun contrôle , ils ne sont plus eux-mêmes que ses délégués révocables , les passifs exécuteurs de ses commandemens. Or , que les évéques soient uniquement , dans l'ordre hiérarchique , des délégués , des préfets du Pape j personne ne le dit , ne voudroit le dire. De part et d'autre on arrive donc à des conclusions qui s'excluent , en raisonnant également bien sur des principes différens , et ici encore , manifestement, il y a une question non résolue.
Les libertés de doctrine forment la partie la plus importante de la déclaration de 1682. Supposé qu'il soit licite ^ et il l'est puisqu'en soutenant le contraire on se mettroit en contradiction avec la pratique aujourd'hui certaine de Rome ; supposé , dis-je , qu'il soit licite de soutenir les maximes contenues dans cette décla-