XL PRÉFACE
celui dont on a si vainement cherché à concilier l'indépendance reconnue en droit, avec celle également reconnue de la puissance spirituelle. Mais en sera-t-on plus avancé? Nullement. Toutes les questions qui se présentoient à l'égard du prince renaîtront à Fégard de la nation ainsi constituée. La distinction des droits propres et absolus des deux puissances étant établie en principe général , sans que ces droits fussent ni pussent être déterminés en particulier, il s'agissoit de comprendre la possibilité d'une règle pratique qui garantît le libre et plein exercice des siens à chacune de ces puissances, la possibilité de l'indépendance respective du prince et de l'Église. Il s'agira maintenant de comprendre la possibilité de l'indépendance respective de l'Église et de la nation que l'on suppose se gouverner ellemême : car elle a aussi ses droits propres en tant que nation ; il existe aussi pour elle un ordre purement civil , indépendant par son essence de l'autorité spirituelle. On se retrouve donc au même point , et la difficulté est encore au-delà. Essayons de poser la question dans sa plus