‹ JournauxChapitre 50 sur 123 · LXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

LXX PRÉFACE

de sa vérité lui prêtoit, dans l'application^ une force extraordinaire. On comprenoit que sans l'exclusion du principe opposé on ne pouvoit logiquement ni pratiquement échapper au despotisme y et que le despotisme impliquoit la négation de tout droit réel. On comprenoit que la liberté étoit au contraire la conséquence de la souveraineté nationale loyalement reconnue , et que la liberté renfermoit en soi tout ce que la raison peut concevoir sous la notion de droit dans l'ordre politique et civil. Avant même que l'esprit en eût clairement formulé la théorie, comment, un seul instant, auroit-on hésité entre ces deux principes?

S'il n'avoit pas existé au fond des choses une contradiction irrémédiable , nous croyons que les souvenirs de l'invasion étrangère une fois effacés, une conciliation plus ou moins durable auroit pu s'opérer de bonne foi entre la royauté et la démocratie : car personne ne vouloit la guerre pour la guerre ; on étoit las des troubles civils , et la France aspiroit au repos. Mais de part et d'autre, nous le répétons, il s'agissoit de l'existence ; et le combat

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