PRÉFACE. LXXXVII
quiformoit le titre de sa servitude. Le sacerdoce qu'une partie du peuple regarde comme un pur métier, se seroit relevé aux yeux de tous par cet acte éclatant de foi désintéressée (1). Que manque-t-il au prêtre pour qu'on l'écoute? d'être reconnu pour prêtre , et c'est à l'oubli de soi, au dévouement, au sacrifice, à cela et à cela seul qu'on le reconnoîtra toujours. D'ailleurs, et quad on seroit peu touché des considérations précédentes, il n'est pas nécessaire d'être doué d'une profonde pénétration, pour prévoir l'époque où, les embarras financiers étant parvenus à leur dernier terme, le pouvoir, quel qu'il soit alors, sera
» manderoient pas mieux que de se rallier. Or est-ce le moyen » de les rassurer si , après les économies considérables qui ont M été votées l'année dernière , nous allons encore chercher dans M tous les coins du budget des cultes quelques mille francs pour » les retrancher au culte catholique ? Je crois que ce seroit une » mesure très impolilique. » Moniteur du 16 février 1833.
(0 « Alors même que la Chambre refuseroit toute allocation à M un évêque , il seroit encore le chef spirituel de son diocèse ; il » seroit pauvre , puissant et révéré , comme l'étoient les apôtres w au temps de leur indigence et de leur gloire. C'est vous dire n qu'ils ne seroient que mieux obéis par tous les vrais catho- » liques, » Discussion du budget ecclésiastique de 1833. Discours de M. Charles Dupin. Moniteur du 1 6 février 1 833.