‹ Jours d'autrefoisChapitre 17 sur 37 · LÉONIDAS · texte numérisé non relu

LÉONIDAS

Le grand Léonidas gît au milieu des morts :

Xerxès jette un manteau de pourpre sur son corps, Un cri s'élève : — O roi! je ne veux pas de maître, Mort ou vif ! Ton présent, garde-le pour un traître ! J'ai succombé la lance en main : pour le tombeau, Mon bouclier sera l'ornement le plus beau.

Lorsque je descendrai dans les champs d'Asphodèles, Mes compagnons, avec un bruissement d'ailes, Arriveront en foule : ils me reconnaîtront Tel que j'étais sur terre et pur de tout affront.

— Pourquoi te réveiller, cadavre ? Ame inhumaine, Dans ton dernier sommeil as-tu gardé ta haine !

— O roi barbare, tout est mortel, excepté L'amour de la patrie et de la liberté.

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