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LE MERLE

Pourquoi, beau merle noir, perché sur les yeuses, Troubler ces bois obscurs de tes notes joyeuses ? Quitte ce lieu lugubre, ami, viens te loger Dans cette vigne, dont le feuillage léger Fait trembler sur le sol des ombres incertaines. Que ta chanson, pareille au bruit clair des fontaines, Avec l'odeur subtile et sauvage du thym, Se répande dans l'air limpide du matin.

Fuis la forêt : le gui des chênes empoisonne Les oiseaux, le raisin n'est funeste à personne ; Il se chauffe gaiement au soleil des hauteurs. Viens donc : Dionysos aime les bons chanteurs.

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