LES VAINQUEURS DE
La sueur du combat coule encor de leurs fronts,
Le souffle violent des haines séculaires
Ayant précipité les bandes populaires
Vers la plaine tragique où chantaient les clairons.
Tisserands et brasseurs, tanneurs et forgerons, L'orgueil étincelant dans leurs prunelles claires, Tous rapportent, ayant assouvi leurs colères, Leurs goedendags rougis par le sang des barons.
j6 SONNETS DE BRUGES
Car ces marchands, sortis de leurs villes hautaines, Ont, passant la vertu des plus fiers capitaines, Humilié les Lys sous les murs de Courtrai,
Et, dans les champs poudreux et pleins de cris étranges,
De leurs bras plébéiens sans trêve massacré
Les grands chevaliers blancs pareils à des archanges.