En sont exemptés
1. Ceux qui " ayant effectivement entrepris le voyage de Rome, se sont vus légitimement empêchés de s'y rendre."
'' Il peut arriver que beaucoup de fidèles, malgré leur grunde '' bonne volonté, ne puissent pas du tout accomplir ou ne jouissent " remplir qu'en partie les prescriptions susdites, parce qu'ils " seront empêchés à Rome, ou durant le voyage même, par la " maladie ou par une autre raison légitime. Nous donc, vu leur " bonne volonté, autant que Nous le pouvons dans le Seigneur, " Nous leur accordons que, vraiment repentants, purifiés par une
♦' bonne confession et fortifiés par la communion, ils participent à " Tindulgence et à la rémission susdites, comme s'ils avaient " réellen-.ent visité les basiliques que Nous avons indiquées, aux •' jours fixés par Nous."
Ces personnes, disent les auteurs, peuvent non seulement gagner l'indulgence, mais aussi profiter des privilèges du jubilé parce que, dit Benoit XIY, ils ne sont accordés qu'en vue de l'indulgence.
2. Ceux qui sont mentionnés dans la Const. " J^terni Pastoris " de Léon XIII, cfr. n. 25.
Plusieurs auteurs requièrent de ces privilégiés, le sincère désir d'aller à Eome parce que, disent-ils, le Pape reproduit les paroles de Benoît XIV (C. Célébration em) '■' qui i^ro juhilœo àssequendo^libenter ad urbem venturi essent, nisi status ratio prohiberet. .. ne inoruin votorwni fraudarentur effectu."
Avaut Benoit XIV, cette condition était réellement re- . quise pour les prisonniers et les malades (non pour les autres), car elle était expressément mentionnée dans le dispositif de la bulle, à côté des œuvres prescrites. Mais, depuis, il n'en est plus question que dans le irromiiuni de la bulle, comme d'un considérant qui la motive accessoirement. Le Pape a en vue aussi, en donnant ce privilège, d'obtenir plus efficacement les faveurs célestes par les prières des privilégiés.— -A^ R. T., t. XXXII, p. 159. 11 n'est donc pas nécessaire que les Confesseurs excitent ce désir dans leurs pénitents, avant de les absoudre.
45. 3° Les religieux et les curés ne sont invités par le Pape au voyage de Eome que pour autant qu'ils ont la permission de leurs supérieurs respectifs.
Ben. XIV, Const. Convocatis, n. 43, l'a ainsi déclaré, mais il a ajouté '•'■quos hac in re béni gnior es fore confidinius !" Si, malgré la défense de leurs supérieurs respectifs, ils se rendaient à Eome, ils pourraient, après repentir de leur désobéissance, gagner le Jubilé.
POUK GAGNLin LE JUHILfc 47
H. (KL'VUKS l'KOl'HKS AUX .lUBlLÉS D'EXTENSION.
40. A part ce que nous avons mentionné plus haut, ch. V., a. 2, 4*^ ad 2 — en parlant des visites, il n'y a rien de bien spécial.