‹ Jubilé sacerdotal de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 3 sur 121 · PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRE

a demandé comme une grande faveur de célébrer le cinquantième anniversaire de sa fondation, en même teinps que le Jubilé Sacerdotal de $. E, le Cardinal Taschereau.” Sur la quatrième feuille se trouve le programme de la fête Saint-Jean-Baptiste ; et enfin sur la chiquième, celui des noces &’or de Son Eminence.

Ce magnifique programme-souvenir nous paraît un symbole de l’union qui existe entre le clergé et les fidèles de ce diocèse ; il est l’expression de la pensée qui a fait unir dans une même célébration et les fêtes jubilaires de Son Eminence et les noces d’or de la société Saint-Jean-Baptiste, de manière que tous les enfants de la même famille pussent s'associer dans une commune joie

avec leur Père et leur premier Pasteur.

Avant de donner les détails de ces fêtes, jetons un

instant les yeux sur la carrière de Son Jminence.

IT Aperçu biographique

Quatre dates résument cette admirable carrière, Les voici telles que gravées dans l'album que nous venons de décrire : Né À Sainte-Marie de la Beauce, le 17 février 1820 ; ordonné prêtre le 10 septembre 1842 ; consacré

évêque le 19 mars 1871 ; créé cardinal le 7 juin 1886.

Le cardinal Taschereau appartient à une ancienne famille de robe émigrée au Canada au commencement du siècle dernier, et originaire de la Touraine : famille dans laquelle le sens légal paraît inné, et qui à fourni des sujets nombreux et distingués à la magistrature de notre pays.

Il naquit à Sainte-Marie de la Beauce, village situé agréablement sur les bords de la rivière Chaudière. Les années de son enfance s’écoulèrent paisiblement à l'ombre du manoir seigneurial de son père, au milieu de charmants et gais paysages auxquels il s’attacha ct qu'i eut toute

sa vie tant de plaisir à revoir.

Après avoir fait avec la plus grande distinction ses

études au Séminaire de Québec, il passa en Europe, et se

rendit à Rome, où il prit l’habit ecclésiastique. Il fut tonsuré dans la basilique de Saint-Jean de Latran au printemps de 1837. Puis il revint au Canada faire ses

études théologiques. Il n'avait que dix-sept ans.

Cinq ans et demi plus tard, le 10 septembre 1842, avait lieu l’heureux événement dont nous venons de célébrer le cinquantième anniversaire : le jeune lévite, prosterné au pied des autels dans l’église de sa paroisse natale, recevait l’onction du sacerdoce des mains de Mgr Turgeon, dont

il devait être plus tard le deuxième successeur sur le siège

de Québec.

Puis il rentra au Séminaire pour y mener durant près de trente ans une vie toute de dévouement, d’assiduité et

d’abnégation.

“ Jusqu'à son élévation sur le siège archiépiscopal, dit

Le,

un chroniqueur, il ne s’est jamais éloigné du Séminaire que temporairement et pour des raisons graves : la première fois, pour aller soigner les émigrés irlandais malades du typhus, à la Grosse-fsle, où il prit la fièvre et faillit mourir ; la seconde fois, pour aller étudier le droit canoniqu: à

Rome, d’où il revint avec le diplôme de docteur !, ”

Il le disait lui-même en 1871 : ‘“ Ma vie sacerdotale de vingt-neuf ans, aussi heureuse qu'elle peut l’être dans cette vallée de larmes, s’est écoulée tout entière à l’abri de ces murs vénérables que Mgr de Laval a élevés il y a

deux siècles,”

1—Le Canadien du 22 août.

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