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SERMON DU R, P, HAGE 131 et vous, représentants de l'autorité et de la justice, vous défenseurs du droit et de la vérité, vous peuple tout entier, vous Canadiens-Français, pourquoi êtes-vous ici ? sinon pour redire d’une commune voix et d'une seule âme l'honneur de la société de Kaint-Jean-Baptiste, Oui, réjouissez-vous, membres de cette Société, car ce triomphe vous est bien dû, Allez, rouvrez les pages de votre histoire, et à toutes les dates glorieuses que vous y trouverez, ajoutez celle du 22 août 1892,
Et maintenant, mes Frères, laissez-moi jeter les regards plus haut et plus loin, et embrasser d'un rapide coup d'œil lhistoire religieuse du Canada depuis un demisiècle, Ce sujet, je l'espère, nous édifiera, nous consolera, nous fortifiera, Enfants de l'Eglise, nous devons célébrer ses triomphes, comme nous devons pleurer ses tristesses :
ses joies sont nos joies ; ses douleurs, nos douleurs. Chantant ses gloires, nous nous réjouirons du passé,
Analysant ses craintes, nous nous préparerons pour l'avenir,
Nous sommes en 1842,
La paix regne sur tout le pays, et succède aux troubles et aux désastres qu'ont suscités de malheureuses rivalités de races. Vainqueurs et vaincus entrent dans une voie de conciliation, confondent désormais leurs intérêts et leurs efforts pour faire pluslarge et plus longue la route du progrès. Aïnsi Dieu, quitient en ses mains les destinées des peuples, préparait pour la gloire et l'extension de son eulte au Canada une ère de calme et de tranquillité, Tout est prêt. L'heure a sonné, où l'Eglise du Christ va s'étendre au loin, se développer sur le territoire canadien ;
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et unissant dans une même pensée ses gloires et vos travaux, je voudrais vous montrer combien vous l'avez aidée, combien vous l'avez défendue, combien vous l'avez aimée,
Aider l'Eglise, c'est, mes Frères, le devoir primordial de toute nation qui a souci de sa gloire et ne veut pas descendre vers la ruine et la mort, Quand une nation oublie ce devoir, elle va rejoindre bientôt dans le pêlemêle de leur antique tombe les empires détruits, Pourquoi, à l'heure où je vous parle, des pays autrefois glorieux ressentent-ils ces commotions violentes qui font craindre pour leur avenir, sinon pour leur existence même ? Pourquoi? parce qu'ils simaginent que depuis assez longtemps ils s'inelinent devant l'Eglise, pour que l'Eglise maintenant courbe la tête devant eux. Alors, loin de l'aider dans son œuvre de paix et de régénération universelle, ils essayent par tous les moyens d'affaiblir et d'arrêter son action,
Grâce à Dieu, telle n'a pas été votre conduite, L'œuvre que l'Eglise poursuit depuis sa fondation à travers tous les pays et tous les siècles, cette œuvre, vous l'avez voulue avec elle ; ses désirs ont été vos désirs ; ses principes, vos principes : et ensemble, elle mère et souveraine, vous enfants et sujets, vous avez bâti l'édifice sacré de la foi,
Cet édifice a pour base linstruction chrétienne des enfants, Vosenfants ! à exemple de Jésus-Christ, l Eglise les attire à elle, les bénit, les presse tendrement dans ses bras, les couvre de sa protection, leur fait un rempart de ses anathèmes, Et si, dans ce siècle surtout, elle à élevé la voix, c'est pour nous recommander, à nous prêtres, et à vous pères et maîtres, cette partie bien-aimée de son troupeau, et nous rappeler que le salut se trouve là. Or, je suis heureux de le dire, que n’avez-vous pas fait depuis