‹ Jubilé sacerdotal de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 67 sur 121 · pour · texte numérisé non relu

pour

‘réunie el Unilaquelle comme ffection faisions | pensée \ patrie, res en $C

iplir les

trouvent n où j'ai ffection, docilité, is espéré ui furent ‘ondition égitimes n grand enseigné

de m'y

t estimer ris trop S rendus

de son

e bureau tion des la quête

DISCOURS DE M, L'ABBÉ F. H, BÉLANGER 163 annuelle qu'il a commandée dans tout son diocèse pour soutenir les écoles catholiques d’une province sœur, et enfin cette protestation énergique qu'il a signée avec NN. SS. les évêques, et qu'on nous mettait sous les yeux ces jours derniers, protestation qui rend si bien les sentiments de tous les cœurs eanaliens et catholiques à Fégard de nos frères du Manitoba.

Son Eminence le Cardinal a rendu aussi, bien des fois, des services éminents au point de vue politique, c'est-àdire, qu'il a enseigné en maître à eeux qui s'occupent de politique leurs devoirs en cette matière si importante. Je n'en veux pour preuve que son magnifique mandement promulguant Feneyclique de Léon XIIT sur la Constitution des Etats, ot ses nombreuses cireulaires au sujet des Elections, circulaires remplies de conseils prudents et patriotiques.

A l'exemple de Léon XIII, Son Eminence à indiqué aux différentes sociétés de travailleurs le but qu'elles doivent se proposer, et les moyens pour atteindre ce but. Elle a défini les droits des Patrons et les devoirs des Ouvriers ; et fasse le Ciel que Patrons et Ouvriers Iui obéissent !

Son Eminence a encore favorisé par tous les moyens 2n son pouvoir la belle cause de la Colonisation, Cest Son Eminence qui a fondé “La Société de Colonisation,” dont les heureux effets se font sentir par tout le diocèse, C'est Elle qui, chaque année encore, appelle toutes ses ouailles à contribuer à cette œuvre, C’est Elle qui a fondé soixante et onze paroisses et missions où ies Canadiens viennent se grouper autour du clocher de Péglise. C’est Elle qui tant de fois s'est émue à la vue du torrent de l'émigration

aux Etats-Unis, et qui tant de fois aussi a indiqué comme

remède à ee mal la colonisation du Manitoba, cette vros vince sœur,

Le Cardinal a encore un titre spécial à la reconnaissance de ses concitoyens, à raison des services rendus à sa patrie par l’encouragement qu’il a donné aux chemins de fer,

Voyez le Chemin de fer du Nord, aujourd’hui le Paci- Jique Canadien, voyez le Québec Central, ces deux chemins de fer qui, aujourd’hui surtout, nous donnent les plus belles espérances. Longtemps ces vastes constructions n’ont été que projets. Toute espèce de préjugés venaient à l'encontre de ces deux grandes entreprises. Son Eminence comprit la situation, Elle éleva la voix, les préjugés tombèrent ; et maintenant nous devons en justice proclamer qu'à Elle revient une part du mérite d’avoir mené cette entreprise à bonne fin.

Eufin, permettez que je remercie, au nom de tous, Son Eminence du dernier bienfait qu’Elle nous a accordé : la nomination de Sa Grandeur Mgr Bégin comme son successeur. Vos applaudissements en disent plus que mes faibles paroles,

Messieurs, je n'ai fait que lever un coin du voile qui cache la vie toute religieuse et toute patriotique de Son Eminence le cardinal Taschereau, et à la vue du spectacle grandiose que vous venez de contempler, vous dites tous comme moi : AD MULTOS ANNOS, longue vie à

ce grand Canadien

[A DISCOURS DE M, WILFRID LAURIER 165 nais- SR us à DISCOURS DE M. WILFRID LAURIER mins M. le Président, M. l'Amiral, Paci- Mesdames el Messieurs, mins plus Je ne sais si je fais erreur, mais il me semble que vous tions avez bu cette santé l'avec plus d'enthousiasme encore que aient les précédentes. A voir l’entrain avec lequel vous avez Emi- levé vos verres à la proposition de M, Vallée, il m'a jugés paru manifeste que de toutes les poitrines s'élevaient ‘ocla- de sincères aspirations pour la santé du parlement mené ‘anadien. Certes, ee n’est pas sans besoin, et je souhaite que vos vœux soient entendus et surtout qu'ils soient ER OXAUCÉS, CAT, de VOUS le dis avec regret, la santé du me parlement canadien est déplorable, M. V allée ne vous en à ne rien dit, et pour cause : il ne fait pas partie du Parlement. étios Mais j'en suis, moi, et j'en puis parler avec lautorité qu'il n'a pas et qu'il n'a aucun droit de m'envier. Du reste, messieurs, vous-mêmes voyant les choses, encore voile que ce ne soit qu'à distance, vous avez sans doute remarie de qué, et remarqué avec chagrin, que la complexion du ie du parlement du Canada n'offre pas ces belles couleurs, ces VOA vives couleurs, cesrouges couleurs qui sont l'indice certain vie à de la santé dans l'ordre naturel, et j'ajouterais dans Fordre

politique, si je ne voyais ici mon ami M. Chapais, qui serait bien capable de prendre exception à ce que j'afirme. Quant à moi, cependant, je parle avec conviction, et je suis obligé d'ajouter que le mal est encore plus réel que n'indiquent Îles apparences, Malheureusement aussi le mal ne date pas d'hier ; il remonte déjà à plusieurs années, Les patriotes, au moinsles patriotes de mon école,

1— 1 a santé du Parlement du Canada, quiavait été proposée pa M. IKoch-Pamphite Vallée,

ont longtemps espéré qu’en étant périodiquement retrempé dans le peuple, la santé Au parlement serait améliorée et qu'un beau sang rouge finirait par couler dans ses veines, ! Illusion !

Erreur ! Comme vous le savez—et je le sais encore mieux—cet espoir devait toujours être déçu.

Hercule, dans sa lutte avec Antée, quand il touchait la terre, retrouvait ses forces, Quel que puisse être le parlement canadien, sous ce rapport il ne ressemble nullement à Hercule : chaque fois qu'il vient en contact avec le peuple, au lieu d'y gagner une complexion plus vigoureuse, il en revient avee un teint bleuâtre, de plus en plus bleuâtre, qui n'annonce rien de bon. Enfin, si je ne craignais de compzrer le profane au sacré, je vous dirais que le parlement canadien me rappelle toujours le jugement dernier ; il y trouve plus de boues que de brebis, beaucoup plus lappelés que d'élus. Cependant il faut être juste, et la vérité n'oblige à dire que le parlement est pavé de bonnes intentions. Le malheur est que jamais ou presque jamais ces bonnes intentions ne deviennent de bonnes actions. Et pourtant ni les avertissements charitables, ni les remontrances, ni les saines propositions ne lui font défaut ; des remontrances, des avertissements, des propositions saines, il en pleut chaque session, et le parlement reste toujours le même. Ah !je me hâte de vous le dire pour dégager ma responsabilité, je suis de la minorité, j'en bénis mon étoile, je suis du petit nombre des élus, Ah !si tout Ie reste du pays était comme Saint- Roch, comme Saint-Sauveur, la complexion du parlement serait bien différente ! Mais il n'y a qu'un Saint-Roch fi n'y a qu'un Saint-Sauveur !

Cependant, puisque je fais partie de la minorité, à un point de vue mon témoignage ne saurait être suspect. Malgré des défaillances que rien ne saurait excuser, des erreurs qu'il est facile d'oublier, tenant compte de ce

tic tio no du

( Qu dé] tio ulls dis Cor

«Les

‘mp6 ‘ie et ines,.

Page 1