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petits enfants, ainsi maltraitésà leur entrée dans le monde, se hâtent de le quitter en grand nombre pour une demeure plus hospitalière, Ts S'envolent avec lagilité des anges, et vont v prier sans doute pour les bienfaiteurs et les bienfaitrices auxquels ils doivent le bonheur de jouir des splendeurs de Ta céleste patrie
Quant à ceux qui survivent, le bon Dieu inspire à des personnes charitables Ta pensée de Tes adopter comme leurs enfants. En attendant le jour de cette adoption, ot suivant le désir de Votre Eminence, on conduit tous les
jours quelques-uns de ces orphelins dans la petite chapelle
de Fhôpital, au pied de Celui qui a dit : * Laissez venir à moi les petits enfants? La courte prière qu'ils balbutient en jouant, monte au ciel, n'en dontons point, comme un encens d'aussi agréable odeur à Dieu que celui qu'oftrent les innocentes vietines de Hreruauté d'Iérode, que l'Eglise appelle les fleurs des martyrs, et qu'elle nous représente jouant avec leurs palmes et leurs couronnes devant le trône de l'Eternel,
Que de choses touchantes 1 v aurait à dire sur cette œuvre des enfants trouvés nais il faut que je me hâte de terminer, et je ne veux pas qu'on nrapplique cette sentence de Boileau :
“Qui nesuüt se borner, ne sut jamais écrire,
Cependant il faut bien que je dise quelques mots d'une autre œuvre non moins hnportante de l'Hôpital du Sacré- Cœur : le soin des épileptiques,
Quelle triste maladie que lépilepsie ! d'autant plus triste que jusqu'à présent x science médicale n'a pu en saisir le secret, malgré les effets terribles et effrayants
qu'elle fait subir aux corps des malheureux qui en sont
atteints : d’autant plus triste, par conséquent, qu'on n'y
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apporte aueun remède et qu'il n'y a presque pas espoir de guérison, Mais aussi quelle belle œuvre que celle qui pourvoit an soulagement de cette classe d'infortunés !
Pauvre épileptique ! On le fuit dans le monde, on cherche à l'éloigner et à s'en débarrasser. Test comic banni de la société, où sa présence est regardée comme un danger, L'entrée même de l'église lui est souvent retusée, etilne peut y aller prier qu'en secret et comme “il n'était pas digne d'y paraître avec les autres membres de la famille chrétienne, Frappé dans son corps, hamilié dans son me, sans svmpathies dans le monde, qui le redoute, et souvent sans protection, il ni faut rester à l'écart de tout ce qu'on peut le plus aimer à voir où à entendre.
“Cher lecteur, écrivait quelqu'un, avez-vous eu la bonne fortune de visiter FTôpital du Kacré Cœur? Avez-vous traversé les deux salles d'épileptiques qu'il renferme 7 Vous êtes-vous arrêté une minute devant les victimes de li plus cruelle des infirmités 7 Les avez-vous vus se tordre dans de terribles convulsions qui brisent le corps et ébranlent le cerveau 7 Et pendant ces scènes Ingubres, vous at-il été donné de contempler une femme forte penchée sur le pauvre misérable, et Tui prodiguant les soins que suggère la tendresse maternelle 7 Ah si vous avez vu cela, vous avez compris quel héroïque dévouement il faut à ces femmes, et combien laœuvre qu'elle font est grande ct admirable 7
Oui, ajouterai-je en finissant, avec la conviction d'un témoin oculaire de chaque jour, ces œuvres de FITôpital du Sacré-Cœur sont grandes et adnnarables mais aussi, disons-le, grande est la gloire devant les homimes, et grand est le mérite devant Dieu, de toutes les personnes qui, ne se contentant pas d'admirer ces œuvres, les favorisent et les encouragent de tout leur pouvoir.