‹ Jubilé sacerdotale de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 117 sur 141 · L ECHO DES CŒURS · texte numérisé non relu

L ECHO DES CŒURS

J'aime les grands soleils couchants, [ls baignent le ciel et la terre D'une mélancolié auatère

Qui rond loifrs charmes plus touchants.

Et lour lumière est si sereine!

Leurs calmes ravons sont si doux!

Mille voix chantent dans la plaine:

Soloils divins, réchauflez-nous!

Longtemps méme avant qu'il s'incline Pour disparaître à l'horizon, Le vieux soleil sur la colline

Fait tressaillir chaque buisson,

Tout étre en effet se rappelle ë Qu'il tient de lui ses bonheurs.

La fleur lui dit : Si je suis belle,

Jete dois mes riches coulcurs.

Le lac reprend: Sima surface A reflété los feux du ciel, Soleil béni, je t'en rends grâces, Je suis ton miroir éternel.

Le chéne à son tour lui murmure:

Ma sève est le sang du soleil:

Sur la harpe de ma ramure

Je pleure à ton déclin vermoit,

La nature en chantant l'astre qui la féconde, La nature voudrait consoler son amant.

Elle dit au soleil: Ravonne sur le monde, Répands la vie ici, la joie au firmament,

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