‹ Jubilé sacerdotale de S.E. le cardinal E.A. TaschereauChapitre 119 sur 141 · POÉSIE DE M, L'ABBÉ APOLLINAIRE GINGIAS · texte numérisé non relu

POÉSIE DE M, L'ABBÉ APOLLINAIRE GINGIAS

Et voici que ces voix, sur l'aile de la brise, Jettent à tous les cieux la note du bonheur:

A toi tout notre ainour, à prince de l'Eglise : Nous te devons lu vie, et In joie, et l'honneur!

Tu nous as reeucillis dans un berceau sublime ; Et quand Les flots du Nilallaient nous submerger, En laissant ravonner ta fête sur l'abime,

Tu viens contre la mort, ce soir, nous protéger,

Ton fidèle el rec voulait chômer ta fête, Ton Jubilé sacerdotal.

On voulait couronner ta vénérable tête D'un diadème triomphal,

Eiunble comme un enfant, mais voyant In détresse Qui nous jetait sur les chemins,

Tu leur dis 5% Fêtez moi ; mais que cette allégresse Réchauffe mes chers orphelins 1?

Le diocèse entier veut au pied de ton trône Répandre l'or à pleines mains.

# Merci, merci pour moi. Mais, si l'on veut, qu'on donne Pour sauver mes chers orphelins 1

Lite faudra subir—pour toi dur sacrifice

Le feu des encensoirs et des brûlants refrains. “Eh bien, jesubirai, s'ille faut, ce supplice : Mais je veux avant tout sauver mes orphelins 1?

Et du soin de la tombe—ou plutôt du ciel même A ce chant d'orphelins d'autres voix font écho, Pauvres pestiférés, à votre heure suprôme, N'avez-vous pas béni le nom de Taschereau,

Quand, loin du ciel natal, sans famille et sans prêtre,

Perdus sur ce grand fleuve, avec la fièvre à bord, Joveux, Comme un ami, vous l'avez vu paraître ? Pour vous, pauvres mourants, il affrontait Ia mort !

Qu'on célèbre à l'envi les héros de la guerre ; Mais qu'on n'ignore pas ceux de la charité

Cet homme, il a bravé Ia mort, et pour son frère : C'est un héros de plus pour la postérité.

tresse

légresse

qu'on donne

s protre, DUR Î re id

mort !

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