POÉSIE DE M. L'ABBÉ APOLLINAIRE GINGRAS
Ah! lui peut se passer des effets du mirage.
On l'admire de loin, on le chérit de près.
La légende eût plutôt terni sa noble image :
\ux regards de son sièele il a tous les reflets,
nous apparaît tel que le verra l'histoire.
Ce grand contemporain, son siècle l'a compris. Chose rare : Ni l'œil analyse sa gloire, L'ombre qu'on y croit voir en rehausse Le prix.
Voyezcette montagne aux allures géantes :
Emposante et sévère elle apparaît 1-bas.
Mais approchez ; marchez sous ses voûtes riantes : Des eaux vives, des chants, des fleurs à chaque pas.
La montagne, il est vrai, de neiges se couronne : Mais son flane généreux recèle un feu latent, Qu'importe si la foudre à son heure v résonne : Tous les oiseaux du ciel y vivent en chantant,
Ainsi nous apparaît ee Cardinal austère :
Pour détruire Le mal, il tient la foudre en mains :
Pour les mystiques fleurs de son divin parterre,
Pour chaque âme, il devient Le plus doux des humains,
Je sonde st eairière, et tout écho me crie :
Le travail n'eut jamais d’amants plus indomptés. Car dans un demi-siècle, il a vécu la vie
De vingt lutteurs choisis parmi les mieux trempés.
Un pays s'oriente à son intelligence
Dans la lutte, ilse fait respecter ds plus forts. Mais qu'il ouvre son cœur à la naïve enfance, Les enfanis, qu'il chérit, l'aiment avec transport.
Car cet homme rigide, à l'œil un peu sévère,
Ia de ces élans dont on demeure épris :
Fort comme un diamant, tendre comme une mère, [règne sur les cœurs éomme sur Jes osprits,
Mais silence : il est temps, grand temps que je finisse L'éloge qu'en tremblant ma muse à bégayé.
Je neveux pas cloucr mon évêque au supplice :
Je sais trop que l'encens l’a toujours fatigué,
ntes : IC pas.
NC:
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re, humains.
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© finisse