SCENE I
PHÉDYMK, PHARES.
PHARES
Le prince va venir, et vous pourrez le voir. Aujourd'hui triomphant d'un nombre désespoir, Madame, il daigne enfin se montrer à l'armée, Et reprendre au Conseil sa place accoutumée. Mais, déjà fatigué de ces rudes travaux, Il semble s'opposer à nos succès nouveaux, Et le mot de combat l'inquiète et l'irrite. Est-ce bien Holopherne?
PHEDTME.
Il me craint, il m'évite.
Je n'ose lui parler. Phares, quel changement ! Cet amour a détruit mou régne en un moment, Mais la connaissez-vous, cette femme si belle?
PHARES
Je sais que les Hébreux s'inclinent devant elle, Que dans tout Israël son nom est révéré, Que, sévère, elle parle un langage inspiré; El, ranimant l'ardeur des croyances antiques, Fascine les esprits par ses dons prophétiques. Mais un avis secret ni'alarme avec raison : Achior est, dit-on, caché dans s;> maison. PHÉDTME.
Qu'en tends-je:» Malheureuse I Achior est un traître I
lia parlé.. Judith sait qu'on l'aime., et peut-être..
PHARES
On dit plus... cet avis par Mindus m'est donné : On prétend qu'elle vient...
PHÉbYME.
Je l'avais deviné !
PHARES
Gardez-vous de montrer quel intérêt vous guide. Laissez-nous démasquer celte femme perlide, Laissez-nous la combattre, et cachez vos douleurs. Le prince !...
PHEDTME.
Ah ! je pressens d'effroyables malheurs !