‹ JudithChapitre 21 sur 547 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Un élé-ant pavillon situé entre la tente d'Holopherne et celle de Judith. Des rideaux de pourpre, soutenus par des piliers d'or auxquels sont suspendus des trophées d'armes, ferment la scène dans le fond du théâtre. Les rideaux relevés laissent apercevoir la tente d'Holopherne. Un soldat garde cette entrée. Sur le devant du théâtre . à

relevés laissent aperce

droite, est une porte fermée; à gauche, une fenêtre

ACHIOR, DH GARDE.

(Achior, déguisé en esclave arabe , s'avance en regardant autour de lui avec inquiétude. Le garde s'oppose à son passage. )

LE GARDE, t

On ne peut pénétrer dans cet appartement,

(Reconnaissant Achior.) Ah ! seigneur, pardonnez, sous ce déguisement Je n'ai point reconnu notre ancien chef... ACHIOR.

Silence !

LE GARDE

Je suis à vous, seigneur.

ACHIOR.

Dans le camp, ma présence Est un secret.

LE GARDE

Comptez sur ma lidélité.

ACHIOR.

La lente de Judith?

LE GARDE

Elle est de ce côté.

( Achior ouvre la porte qui mène dans la tente de Judith; Zelpha vient à lui , elle s'étonne et s'effraie en reconnaissant Achior.)

ZELPHA.

C'est vous !

ACHIOR.

Judith est là ?

ZELPHA-

Devant Dieu prosternée , Elle achève en priant cette affrt use journée.

ACHIOR, mystérieusement.

Ou a reçu ce soir un message de mort... Dis-lui de tout tenter par un dernier effort. Le temps est précieux, la tâche est difficile. Dans l'un des souterrains qui mènent à la ville , Grâce au plan des remparts qu'un esclave a livré, Les soldats d'Holopherne ont déjà pénétré; C'est là qu'ils vont couver le feu de l'incendie, .ï'ai démêlé leur trame habilement ourdie. Un de mes alliés ici m*a reconnu , De ces lâches projets ses soins m'ont prévenu. Tous seront massacrés; les enfans et les femmes Tomberont sous le fer, périront dans les flammes. Tel est l'ordre du Roi qu'on adore en ce lieu,

Du Roi que l'Assyrie a proclamé son dieu.

On lui résiste en vain; sa puissance est extrême ,

Et son nom fait trembler Holopherne lui-même.

ZELPnA.

Mais, seigneur, Holopherne a promis son appui Aux Hébreux...

ACHIOR.

Leur destin ne dépend plus de lui !

Holopherne vous trompe, et leur perte s'apprête, ïï ne peut les sauver qu'en leur laissant sa tète ; Sa mort, oui, sa mort seule, éponvantantlescœurs, De ta-il de nations peut nous rendre vainqueurs. Va, que de nos projets Judith soit avertie. Ce soir... les assiégé* vont faire une sortie... Dans l'ombre, ils attendront, faisant taire leurs pas, Le moment de venir se joindre à mes soldats. Judith par un signal nous le fera connaître. Qu'elle pose... une lampe... auprès de la fenêtre, Eisa pâle lueur nous traçant le chemin , Nous fondrons sur le camp les armes à la main.

LE GARDE

L'est le prince... fuyez.

ACHIOR, revenant, bas à Zelpha.

Si Judith peut surprendre Le mot d'ordre...

ZELPHA.

Seigneur, je courrai vous l'apprendre.

(Achior s'éloigne mystérieusement. Zelpha , apercevant les officiers d'Holopherue , rentre dans la tente de Judith.)

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