je dirai qu elle est belle
ras toujours veiller sur toi...
îs te frapper devant moi.
PHI.RNE , avec bonté.
Laisse-moi le défendre et te garder moi-même :
J'oublierai ce lien qui consolait mes jours ,
Je verrai... sans pleurer... les nouvelles amours.
Judith commandera, j'obéirai prés d'elle,
Je lui pardonnerai... je dirai qu'elle est belle.
Mais lu me laisser;
Et l'on n'osera pas
HOLOPHI
Phédyme-; il faut partir, Judith a ma promesse; Eloigne de ton cœur un soupçon qui me blesse. Va, ne crains rien pour moi; dans ce camp, dans
[ma cour, De fidèles amis me gardent nuit et jour.
PHÉDYME.
Mais la mort en secret peut vous ëlre donnée. | On peut vous présenter la coupe empoisonnée. A Judith vous offrez un spïendide festin, Ce soir... vous recevrez la coupe de sa main... | Oh! de grâce exigez... c'est ma seule prière, Exigez qu'elle boive... avant vous, la première... Il si, dans ce moment, vous la voyez trembler...
HOLOPHERNE
La haine vous égare, et c'est trop l'accabler !
PHÉDYME.
Eli ! tu ne vois donc pas que Judith me renvoie, Comme un garde importun qui veille sur sa proie ! Elle hait ma présence et veut nous séparer, Et cette crainte seule aurait du t'éclairer !
HOLOPHERNE
Mais par d'autres motifs elle pourrait vouscraindre.
PHÉDYME.
Ohîjecomprends! Judith excelle en l'art de feindre, Elle ose te flatter par de jaloux combats... Elle!... jalouse !...
HOLOPHERNE
Eh bien...
PHÉDYME.
Elle ne l'aime pas ! (Voyant la fureur d'Holopherne.) Tu frémis à ce mot... Ah ! c'est là ma vengeance !
HOLOPHERNE, avec v iolence.
Sans doute, elle n'a pas voire noble indulgence ; Mais ne peut-on prouver un tendre sentiment Sans avoir immolé son père à son amant ? Croyez-vous que le prix d'un dévouaient se compte Par ce qu'il a coule de remords et de houle? PHÉDYME.
Oh! de l'amour éteint inévitable loi!... Si généreux pour elle... et si lâche pour moi 1 Elle trompe, on L'écoute, et sa parole enivre... Elle apporte la mort... et pour elle on veut vivre- On la traite en idole, on lui parle en trembla ut; El l'on m'accable, moi ! d'un mépris insolent. ) Elle hait, on le voit, sa vengeance menace,.. El c'est moi que l'on craint, et c'est moi que l'on
[chasse !
M'arrachanl le seul bien qui me reste aujourd'hui, le droit de le défendre el de mourir pour lui '.