ACTE 111, SCENE V
HOLOPHERNE
Eh ! renoncez, madame, à cet effort sublime. Ne lui ravissez pas son heureuse victime ; Livrez-moi sans pitié, je bénirai mon sort Si son amour me donne une si belle mort.
PHEDYME.
Oh ! de ce tendre espoir ne berce point ton àme, Tu ne soumettras pas celle orgueilleuse femme; Non, jamais... Son mépris me vengera du tien ; Sa perfide douceur ne t'accordera rien, Et tu seras mourant sur la sanglante couche Avant qu'un mot d'amour ne tombe de sa bouche!
HOLOPHERNE, la menaçant.
Va-l-en !
PHÉDYME.
Tu crois mourir heureux entre ses bras? Frappe... va, je triomphe... elle ne t'aime pas!
HOLOPHERXE, aux gardes.
Venez, et qu'on l'enchaîne au milieu des esclaves.
(Phédyme est emmenée par les gardes.)
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