SCENE II
« Je sais un moyeu sur pour expérimenter « De combien ma Lucrèce a droit de l'emporter. « Nous sommes vigoureux, voici la neuvième heure; « A cheval ! et gagnons tous cinq notre demeure ! « Nous jugerons ainsi nos femmes par nos yeux; « Et leur gloire ou leur honte en apparaîtra mieux, « Puisqu'à chacun de nous cette brusque entrevue « Les montrera sans feinte, étant toute imprévue. » À cheval! à cheval! crions-nous à grand bruit, Et nous entrons à Home, à la première nuit. Nous pénétrons d'abord chez la femme de Brute, Qui, parmi des danseurs et des joueurs de flûte, Fêtant tout ce que Rome a de patriciens, Pour des amis nouveaux oubliail les anciens.
(Il appuie Mir ces derniers mots.) BRUTE.
La femme de Sextus était bien plus louable; Elle n'avait reçu qu'un convive à sa table.
SEXTUS
iîref, sur un même point toutes semblaient d'accord:
D'une ou d'autre manière elles s'amusaient fort.
L'une ornait ses cheveux, pendant que les esclaves
Lui font fumer l'encens et les parfums suaves,
Et cherchait dans l'acier un maintien gracieux,
Qui d'un époux absent n'attendait pas les yeux;
L'autre, étouffant Venus par une main avide,
La face tour a lotir enflammée ou livide,
Interrogeait les dés ou jetait l'osselet,
Et disputait au jeu l'or de son bracelet.
Vous seule enfin, vous seule, à Ce luxe étrangère,
Vous vous êtes montrée en sage ménagère,
Diligente, excitant vos femmes du regard,
A leurs humbles travaux vous-même prenant part,
io a ci i: i.
Veillant de chastes nuits an lover, dont vous faites
In lien religieux et non un lien de tètes;
Kt prouvant qu'un grand cœur sait user des loisirs
An profit du devoir et non pas des plaisirs.
Votre vertu retombe en honte sur les nôtres,
Kt votre honneur s'accroit du déshonneur des autres.
(Sextus s'est levé, sur ces derniers mots. Lucrèce et les autres personnages se lèvent également.)
LUCRKCK.
Seigneur!