DIX-SEPTIEME JOUR
d'une beauté incomparable. Les officiers chargés d'exécuter l'ordonnance du roi ne l'ignoraient pas. Comme on amenait à Suse, en grand nombre, de toutes les parties de l'empire, les vierges choisies, qu'on remettait entre les mains d'Egée le chambellan, on lui amena aussi Esther, afin qu'elle fût, comme les autres, gardée dans le palais des femmes. Autant par sa modestie que par ses attraits, Esther plut extrêmement à Egée.
Sur-le-champ il ordonna de lui préparer tous ses ornements, riches vôtenients, pierreries, parfums; de lui donner, pour la servir, sept jeunes lilles, parmi les plus belles de la maison du roi, et d'avoir grand soin de tout ce qui pouvait contribuer à la parer et à l'embellir, elle et ses suivantes. Ce premier ordre d'Egée fut exécuté avec une exactitude religieuse et une magnificence vraiment royale. Le second ne le fut pas avec moins de fidélité. Il consistaità servir,sur la table d'Esther, dos mets de la table royale, ainsi que Nabu-