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Cependant le jour approchait, où, selon son rang, Esther devait être présentée à Assuérus. Toujours modeste et timide, elle ne demanda rien pour sa parure. Elle se contenta de ce qu'Elgée, le chambellan, voulut lui donner.
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Il o>^t vr;ù ([u'olle n'avait pas bosoin d'orneiiicnls étrangers ; car elle était si belle que ses attraits incroyables ravissaient ceux qui la voyaient. V.Uc fut donc introduite dans l'appartenient d'Assuérus, au dixième mois, appelé Tébeth, la septième année de son règne. C'est ainsi (juc la Providence conduisait comme par la main la vierge d'Israël, jusqu'aux pieds du trône où elle devait bientôt monter, pour devenir l'instrument du salut de son peuple.
Réflexion. — Par cela môme qu'ils semblent minutieux, les détails que je viens de lire donnent clairement à entendre qu'ils ont un sens caché. Autrement serait-il de la majesté des divines écritures de nous introduire dans le palais d'un monarque païen, de nous décrire les usages de sa cour, de nous parler de cette multitude de vierges amenées de toutes les parties de l'empire, des soins et des moyens employés pour les embellir avant de se présenter devant le roi, qui doit se choisir une épouse parmi elles ? Quel intérêt toutes ces choses auraient-elles pour nous, si elles ne renfermaient (luelque mystère ?